Violence sexuelle chez les jeunes: rôle des médias

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Encore des agressions sexuelles de « mineurs à mineurs » !

Cette fois-ci : cinq jeunes de 10 à 11 ans sont soupçonnés d’attouchements sexuels sur leurs camarades filles dans un collège parisien (L’Express 14/05/2015 cliquer ici) . Or, d’après un parent d’élèves, certains des agresseurs visionnaient sur leur Iphone des films pornographiques.

Pour celles et ceux qui penseraient qu’il n’y a aucun lien entre pornographie et violence sexuelle, je leur propose de retourner « au pays des bisounours » ou d’affronter la réalité actuelle. Nous sommes abreuvés de sexualité et surtout de pornographie laquelle est de plus en plus violente pour s’opposer à la pornographie soft, devenue banal dans notre quotidien (et qui n’est du coup plus considérée en tant que telle).

Or comment les jeunes, petits et grands, perçoivent la sexualité de nos jours? Croyez-vous que les images ne les influencent pas voire les traumatisent ? (vous savez, les fameux neurones miroirs cliquer ici)

  • Avez-vous déjà été confrontés à des images intrusives et racoleuses ? Oui bien sûr. Même ceux qui n’ont aucun écrans y sont confrontés : dans les lieux publiques par les panneaux publicitaires et le « must have », les énormes tablettes vidéo qui investissent le métro parisien et les gares. Il y a quelques mois, les publicités de MTV hyper salaces y tournaient en boucle avec Asterix. « Super » pour le gamin de cinq ans qui regarde Obélix et reçoit la figure la danse lascive d’une star... Et quand je dis lascive, je mâche mes mots.
  • Comme autre exemple d’images intrusives et choquantes, on trouve les pop up pornographiques. Pour les parents qui ne connaitraient pas, le pop up est une fenêtre qui s’ouvre de façon intempestive quand on clique sur certain site. « On ne peut pas ne pas les voir ». Or les pop up à caractère sexuel sont très fréquents sur les sites de streaming tant appréciés des jeunes. Tous y sont , un jour ou l’autre, confrontés. Mettez-vous un quart de seconde à la place du jeune de dix-onze ans qui veut voir un film et reçoit en pleine poire la sodomie d’une jeune femme à la poitrine extra-plantureuse… Et quand le gamin n’a que sept ans… No comment.

Ces exemples valent pour les images subies. Il y a aussi les images recherchées… Comme le font ces jeunes agresseurs qui visionnent des films porno à la récré. A partir de 11-12 ans, les jeunes (et les filles un peu après, pour l’instant) s’interrogent sur leur sexualité. C’est bien normal. Le problème est qu’ils trouvent l’information via les médias. Plus petits, ils ont pu visionner en famille, ou sur youtube, l’île de la tentation par ex. : tout à fait inadapté… Plus grands, ils peuvent chercher des films, toujours sur youtube, porno d’un simple clic…

Les jeunes « s’informent» et apprennent un comportement sexuel dénué de respect envers la femme et dénué d’émotion et d’affection. La femme subie et prendrait elle-même du plaisir ! Alors comment peuvent-ils (garçons et filles) comprendre que violenter sexuellement ou être violenté n’apporte pas du plaisir à l’autre ?

Même les séries, les films grand public (sans compter les clips musicaux) distillent des informations erronées sur la relation amoureuse : on couche avant de tomber amoureux, la femme se déshabille en une micro seconde et se fait culbuter sans ménagement.

La violence sexuelle chez les adolescents n’est pas un fantasme mais une dure réalité du quotidien. De nombreuses jeunes filles subissent des relations sexuelles violentes sans avoir conscience que ce n’est pas normal! Voire elles se font violer par leur partenaire sans comprendre que c’est un crime. Je vous assure j’ai rencontré des jeunes filles extrêmement intelligentes qui se retrouvaient dans cette situation. Je vous passe les tournantes qui ne se déroulent pas seulement dans les quartiers « à risque ». Loin de là !

En octobre 2014, un article répercutait l’inquiétude des juges face à l’âge toujours de plus en plus précoce d’auteurs ou victimes de violences sexuelles (La croix 21/10/2014, cliquer ici)

Que vont devenir les agresseurs et les agressés ? Comprennent-ils la portée de leur acte ? Comprennent-ils que le respect de l’autre et de soi est la chose la plus importante, que ce soit d’un être humain (ou d’un animal, cliquer ici )?

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