Prévenir la violence à l’animal, c’est prévenir la violence humaine!

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L’image d’un chien dans une machine à laver ne m’a pas laissée indifférente et j’ai cliqué sur l’article de l’Express, avant d’aller signer la pétition en ligne.

La violence « gratuite » faite à un animal ne doit pas être prise a la légère. Elle témoigne d’un manque de bienveillance à l’autre, que certains chercheurs à l’heure actuelle nomment « morale ».

L’adage  « ce n’est qu’un animal » est inacceptable et dangereux. En effet, la cruauté envers l’animal est un indicateur de cruauté aux « êtres faibles », notamment aux enfants et aux femmes. Ne pas respecter un animal, le frapper et/ou faire preuve de sadisme, comme dans ce cas, témoigne donc d’un fonctionnement déviant et antisociale de l’individu. En d’autre terme, le bourreau d’un animal s’en prend plus facilement aux plus faibles.

Il est donc crucial d’apprendre aux enfants à respecter les animaux au sein de la famille mais aussi à l’école. Apprendre à l’enfant que l’animal ressent la souffrance comme le plaisir.

Quand un enfant s’en prend à un animal, il est important de regarder s’il connait lui-même cette violence au sein de son foyer. quel est le climat où il vit? quelles sont les valeurs qui lui sont inculquées? Exprime-t-il ses émotions? Prend-il le bien être de l’autre en compte? etc…

De même quand un animal présente des fractures, des contusions, il est primordial de savoir comment vit les membres de la famille. Les vétérinaires ont un rôle primordial en décelant la maltraitance animale. Il arrive à la SPA de travailler avec les services sociaux. Mais pour l’instant, cette démarche est balbutiante en France.

Pour aller plus loin:

Europe 1 : la journaliste Yolaine de La Bigne parle du facteur prédictif de la cruauté envers les animaux sur le danger de violence humaine, dont les enfants.
http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/La-bonne-nouvelle/Sons/Le-Lien-entre-violence-sur-les-animaux-et-les-humains-1719593/

Un colloque a eu lieu à Aix en Provence le 15/03/2013 piloté par l’association « Stop Violence France » sur « L’animal, sentinelle de la violence faite aux enfants » autour de l’affaire Enzo :
http://www.stopviolence.fr/page117.php

Des articles:
http://www.huffingtonpost.fr/laurent-begue/violence-extreme-animale_b_3154511.html
http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/article-de-la-cruaute-envers-les-animaux-a-la-violence-32329.php
http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/La-maltraitance-animale-liee-aux-delits-violents-17258451

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2012/01/04/2673501_l-animal-peut-il-etre-une-sentinelle-des-maltraitances-humaines.html

http://www.fondation-droit-animal.org/rubriques/archives/archives_conf.htm

Plusieurs livres parlent de ce sujet mais pas assez! « Le lien » d’Andrew Linzey (vendu par l’association One Voice cliquer ici

Plusieurs associations se battent: One Voice mais aussi l’ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) …

http://www.fondation-droit-animal.org/rubriques/publi_conf/publiconf_colloq.htm#p4

Je remercie Hélène Brissaud de m’avoir fourni une partie des liens. l’autre revient aux internautes qui ont commenté et je remercie également!

17 réflexions au sujet de « Prévenir la violence à l’animal, c’est prévenir la violence humaine! »

  1. Brissaud

    Merci d’avoir évoqué ce sujet d’intérêt général, novateur et méconnu en France.
    Une nouvelle fois, c’est hélas d’actualité :
    L’inquiétant profil du jeune qui a tué une adolescente par «curiosité» : « […]il s’amusait à torturer les chats et les rongeurs avant de passer à la vitesse supérieure, planifiant pendant près d’un an un véritable assassinat, selon ses dires […] »
    Sources : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/09/29/01016-20140929ARTFIG00142-l-inquietant-profil-du-jeune-qui-a-tue-une-adolescente-par-curiosite.php
    Combien faudra t’il de drames pour qu’enfin les professionnels prennent en compte la maltraitance animale comme signal d’alerte d’individus à risques ?

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    1. linnea Auteur de l’article

      Merci Hélène! C’est un véritable challenge qu’il faut relever absolument. Une nécessité de changer les mentalités… à commencer aussi dès l’école.
      ce fait divers est terrible… :((

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  2. Nelly

    Guadeloupe, terre de violence ! De toutes les violences. Qu’elle soit contre les animaux, les femmes, les enfants, entre humains en général. La délinquance et la violence « gratuite » y est malheureusement quotidienne. Crimes et blessures par armes à feu, par armes blanches sont relatés quasiment quotidiennement dans les journaux. Morts sur la route, idem. Les violences conjugales commencent à se savoir officiellement. Quant aux animaux, les médias ne relaient guère et les plaintes déposées partent directement à la poubelle. Mais nous retrouvons les mêmes violences contre les animaux: blessure par balle, au sabre, coups, etc.
    Quand pourra-t-on convaincre qu’une coordination entre services de police, services sociaux, vétérinaires et associations de protection animale pourrait apporter un début de solution?
    Association Guadeloupe Animaux

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    1. linnea Auteur de l’article

      Nelly, je partage votre indignation! Pourquoi donc les médias ne relayent pas ?!! Je suis allée sur votre site et j’ai signé votre pétition en ligne. Je vais la partager sur facebook.

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  3. Pâquerette Preborski

    Des études ont été publiées concernant la maltraitance animale et ses liens avec les violences envers les humains par des sociologues, des criminologues, des psychologues et des juristes. Cette maltraitance est reconnue comme un indicateur potentiel d’agressivité et de violence envers les humains. Et il est très important de prendre conscience de ce problème !
    Nous sommes tous responsables: la société qui accepte cette violence, les médias qui la retransmette sans en chercher les causes, et les familles qui ne voient pas, ou refusent de voir les signes avant coureur de cette violence.

    Nous pouvons constater ( hélas ! ) les dérives montrées sur certains sites comme Facebook, où souvent des ados se montrent en vidéos en train de torturer des animaux … et sont rarement condamnés : violence ordinaire qui hélas risque de déboucher un jour ou l’autre sur d’autres violences envers les humains.

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    1. linnea Auteur de l’article

      Merci Pâquerette. Vous avez tout à fait raison la violence montrée sur facebook doit être condamnée! Elle apporte une exposition à des images violentes, une banalisation et normalisation de tels actes pour nous tous et en particuliers pour les jeunes.

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  4. Pierre JOUVENTIN

    Certains disent qu’il vaut mieux s’occuper des hommes que des animaux mais est-ce antagoniste ou tout simplement un élargissement de notre compassion aux espèces proches ?
    Ils disent qu’il faut commencer par protéger les hommes, mais n’est-ce pas le contraire ? Car la psychologie sociale a montré que ceux qui dans leur enfance ont martyrisé des animaux sans être réprimandés passent souvent ensuite aux humains…
    L’homme et l’animal sont si liés que l’on ne peut ignorer après Darwin que l’homme est une espèce animale.

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    1. linnea Auteur de l’article

      Oui Je suis d’accord avec vous Pierre. Nous sommes cousins 🙂 Le respect de nous passe par le respect de l’animal.

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  5. Giraud

    Un livre existe, « Le lien » d’Andrew Linzey, traduit et mis en vente par l’association One Voice. Formidable et révélateur. N’oublions aucun être soumis à la violence, y compris les animaux sauvages, qui sont juridiquement si peu protégés en France. La vénerie sous terre, au cours de laquelle des chasseurs acculent des blaireaux ou d’autres animaux dans leur terrier avec des chiens, creusent pendant des heures, les extirpent avec des pinces métalliques géantes et les achèvent à coup de manches ou de dagues pour les jeter aux chiens, ne devrait plus exister. Une autre organisation citoyenne, l’ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) se bat contre ça. Ce n’est qu’un exemple. Informons, informons, c’est la première étape pour que les choses bougent. Bravo et bon courage ! Marc Giraud.

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  6. Darlot François

    Bonjour,
    au 21ième siècle sachant ce que l’on sait sur la condition animale, le monde de la chasse milite encore pour attirer les enfants et les adolescents vers ce qui est reconnu comme un loisir voire un sport…
    Apprendre aux enfants à tuer « pour de vrai » peut paraître aujourd’hui contraire aux principes éducatifs comme à la façon d’imaginer l’avenir de nos enfants.
    Ouvertement, les chasseurs espèrent utiliser les temps libérés par la nouvelle organisation scolaire pour -de façon souvent masquée, faire du prosélytisme auprès des enfants en faveur de leur activité.
    merci pour votre travail d’information.
    François Darlot

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  7. Isabelle Nail

    Bonjour,

    La psychanalyste et philosophe Alice Miller évoque des cas de criminels ayant débuté leur carrière par des sévices sur les animaux.
    Les enfants amenés par leurs parents à la corrida peuvent s’habituer à la barbarie ou être choqués par les sévices et la mort du taureau transformés en fête, accompagnés de musique et de « olé! »
    Je cite le cas d’un garçon de 10 ans en psychothérapie qui trouvait ce spectacle « drôle », il avait déjà l’habitude de voir sa mère gaver et tuer les canards… Une petite fille de 6 ans a l’habitude d’accompagner son père à la corrida et m’a raconté le déroulement sans aucune trace d’émotion. Ensuite nous avons discuté mais il est clair qu’elle y va pour faire plaisir à son père.
    Amitiés,
    Isabelle nail

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