Devons-nous TOUT satisfaire ?

Voici deux exemples:
. Le jeune buddha était un enfant choyé. Ses parents étaient si soucieux de son confort, qu’ils avaient même exclus l’existence de la laideur, de la souffrance et de la vieillesse aux yeux de leur bien aimé. Buddha vivait enfermé dans un monde fantasmé, un monde parfait. Etait il heureux? Il s’en est enfui!
. Dernier exemple (pour les fans de Harry Potter) : Le cousin de Harry Potter est malheureux malgré le nombre effarant de cadeaux. Il lui faut toujours plus car il ne sait pas se contenter et se satisfaire de ce qu’il a. « Pauvre garçon! »
Les enfants « gâtés » sont rarement heureux. Ils sont même plus souvent insatisfaits et plus frustrés! Si habitués à recevoir, Il éprouvent moins de plaisir et deviennent plus exigents. Ils râlent souvent. Ce n’est jamais assez bien. Ils en veulent toujours plus!
L’enfant gâté devient dépendant. Et cette dépendance est un puit sans fond. Etrangement à vouloir que l’enfant ne manque de rien, on crée un manque plus profond…pernicieux pour sa vie sociale, son développement psychomoteur et sa vie future. En effet, l’enfant gâté croit qu’il ne peut être heureux par lui même. Son bonheur dépend de l’autre et surtout des soins apportés par ses parents (cadeaux, mets exquis cuisinés des heures et des heures etc…). « Il n’est donc pas capable ». Ce qui rogne sur sa confiance en lui.
Par ailleurs, le message donné à l’enfant est que « seul son bien être est important et que les autres sont là pour le lui apporter ». Ce qui ne contribue pas à l’empathie envers les autres et au partage…
Je me rappelle ainsi d’un petit garçon, si malheureux le jour de son anniversaire car ses grands parents ne lui avaient pas offert autant de cadeaux que l’année dernière, qu’il en jeta une petite vache (mais costaud) sur la tête de son grand père…
(Illustration LE VOYAGE DE CHIHIRO. Scénar et Réal H. Miyazaki)

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