COMMENT JOUER AVEC UN ENFANT ? ET AVEC L’ADOLESCENT?


Le jeu permet de se distraire, d’apprendre, de développer des nouvelles compétences. Il est aussi un formidable médiateur de communication, entre les participants, notamment parent et enfant. Le jeu est un temps de rencontre, de partage, de plaisir commun qui oeuvre pour une meilleure relation entre le parent et l’enfant. Il participe au sentiment de l’enfant de compter pour son parent.
La fin du film de Mary Poppins en témoigne : les parents très pris par leur quotidien abandonnent leur tâches respectives pour passer un temps avec leurs deux enfants en les aidant à faire voler le cerf volant avec lequel ils fuyaient les nounous en début du film. Maintenant qu’ils comptent pour leur parent, nous nous doutons qu’ils ne feront plus la « peau » à la nanny… Alors jouer avec vos enfants, et surtout s’ils s’opposent ! Par ses bêtises, ses crises, ses refus intempestifs, l’enfant demande plus d’intérêt de votre part. Intérêt qu’il obtient par un comportement inadapté et qui risque donc de perdurer…
Mais comment jouer avec son enfant? Ce n’est pas toujours si simple! Je vous propose quelques règles éprouver en thérapie ( règles qui sont aussi des limites claires) :

Il faut plannifier des temps de jeux hebdomadaires dont la fréquence dépend de l’âge de l’enfant, de votre emploi du temps…En effet, il est important de ne pas être dérangé pendant ce temps qui est dévolu à l’enfant. Exit téléphone portable/fixe, petite soeur espionne, rosbif au four, etc…

La durée du jeu est limitée dès le début. Quinze à vingts minutes. Pour cela, on peut utiliser une horloge. 

Les autres enfants de la maison devront respecter ce temps (dont ils bénéficieront à un autre moment). La durée permet ainsi d’être réaliste avec les nécessités de la vie quotidienne et les autres membres de la famille. Le parent peut plus facilement se concentrer sur l’instant. L’enfant saura que son temps à une fin et donc l’acceptera plus facilement (pas toujours au début s’il est très intolérant à la frustration) puisque ce temps de jeu sera répété un autre jour.

L’horloge permet de matérialiser le temps pour l’enfant et qu’il ne reste pas sur une impression de « on vient juste de s’y mettre ».
L’activité de jeu est choisie par l’enfant : voitures, playmobiles, jeux de société, dessin, coloriage, pâte à modeler etc…. Si l’enfant ne choisit pas, certains thérapeutes proposent de choisir une activité ennuyeuse pour que la fois d’après il choisisse. Pour ma part, je serait d’avis de lui demander de choisir dans une liste. Ce qui est une bonne option si vous n’aimez pas certains jeux: il vaut mieux que vous lui proposiez dans une liste de jeux que vous appréciez. En effet, l’enfant saura si vous éprouver du plaisir ou pas à jouer et l’associera « à jouer avec lui ».
Dans le cas d’un jeux d’imagination, il est intéressant de suivre l’enfant, de l’imiter, de lui demander conseil. Dans certains cas vous les regarderez jouer ou dessiner. Vous pouvez alors commenter ce qu’ils font, valoriser, remarquer les progrès, l’intérêt pour un sujet, leur poser des questions… Vous pouvez aussi faire des dessins communs.
Les jeux de société à deux sont plus rares (il y a les cartes!). Petit aparté: En famille, il convient, en plus des jeux classiques, de faire des jeux coopératifs qui favorisent l’entraide. Il y a aussi des nouveaux jeux qui développent la communication inter-générationnelle comme un brin de jasette.
Et pour l’adolescent?

Il joue aussi ! L’adolescent a besoin de partager du temps avec vous. L’intérêt que vous lui porter est aussi important que pour l’enfant. S’intéresser à ses engouements du moment. Il peut vous initier à un jeux vidéo, vous faire découvrir des musiques, des clips, des séries, des films…Ce qui peut amener à une discussion sur les contenus, développer son esprit critique. L’horloge est alors remplacée par la montre….

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