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Tablettes au collège: Fantasme ou coup de pub pour l’education nationale?

Affligeant! En 2014 le gouvernement promeut les tablettes au lieu de réfléchir à de vrais changements dans l’instruction des enfants, ados et surtout « futur citoyens du monde ». Non les nouvelles technologies ne résoudront pas les problèmes des enseignants à enseigner et des jeunes à apprendre! C’est un fantasme ou pire un coup de pub, de la poudre aux yeux pour les parents.

A l’heure actuelle, aucune étude démontre le bénéfice des écrans à l’école. D’après Ron Canuel « selon les chercheurs crédibles, isoler l’incidence de la technologie sur le facteur humain d’une classe constitue un défi de taille » (article ici). En gros : l’apprentissage en classe dépend de l’enthousiasme et des qualités humaines de l’enseignant et aussi du niveau socio-culturel des élèves comme de l’implication de leurs parents. En France, la corrélation entre le milieu socio-économique et la performance scolaire est marquée (rapport PISA)

Je rajouterai que l’apprentissage dépend aussi :

1 Des objectifs raisonnables définis (on va leur apprendre à coder en primaire?! cliquer ici),

2 Du nombre d’enfants en classe,

3 Du temps passé à apprendre (moins de journée scolaire à rallonge et moins de vacance seraient profitables)

4 De la formation et de l’accompagnement des enseignants.

Ce n’est donc pas l’écran qui, par magie, va régler les problèmes! Quelques questions me viennent en vrac : Ces problèmes, grâce aux tablettes, vont-il empirer? On va les utiliser dans des classes de combien d’élèves? Qu’en pensent les enseignants? etc…

Un fait à méditer: aux Etats-Unis, les travailleurs de l’industrie internet-tablettes et tutti quanti, parqués à Silicon Valley, inscrivent leurs rejetons dans des écoles privées « sans écran ». Tenez un article du Monde de 2012 (un bail non?) : cliquer ici . Pourquoi à votre avis?

Je ne suis aucunement contre les apports des nouvelles technologies. J’écris à l’heure actuel un livre sur ce sujet car les parents doivent absolument se faire leur propre opinion. J’admire le travail d’une amie maîtresse en petite section de maternelle qui utilise une tablette dans sa classe. Mais cet écran s’inscrit dans sa démarche créative d’instruire et elle ne se limite aucunement à cet outil: les livres, les graines, les assiettes, les cailloux, les ficelles et plus encore font partie du quotidien de ses élèves !

Je répète: l’apprentissage en classe dépend de l’enthousiasme et des qualités humaines de l’enseignant en tenant compte de sa formation, de son accompagnement, du temps imparti, des objectifs, du nombre d’enfants en classe.  Mais aussi du niveau socio-culturel des élèves comme de l’implication de leurs parents. Silicon Valley en témoigne…

J’en profite, si vous souhaitez être averti de la sortie de mon e-book merci de laisser vos coordonnées:cliquer ici

Voici l’Interview canal + qui nous apprend la nouvelle : cliquer ici

Prévenir la violence à l’animal, c’est prévenir la violence humaine!

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L’image d’un chien dans une machine à laver ne m’a pas laissée indifférente et j’ai cliqué sur l’article de l’Express, avant d’aller signer la pétition en ligne.

La violence « gratuite » faite à un animal ne doit pas être prise a la légère. Elle témoigne d’un manque de bienveillance à l’autre, que certains chercheurs à l’heure actuelle nomment « morale ».

L’adage  « ce n’est qu’un animal » est inacceptable et dangereux. En effet, la cruauté envers l’animal est un indicateur de cruauté aux « êtres faibles », notamment aux enfants et aux femmes. Ne pas respecter un animal, le frapper et/ou faire preuve de sadisme, comme dans ce cas, témoigne donc d’un fonctionnement déviant et antisociale de l’individu. En d’autre terme, le bourreau d’un animal s’en prend plus facilement aux plus faibles.

Il est donc crucial d’apprendre aux enfants à respecter les animaux au sein de la famille mais aussi à l’école. Apprendre à l’enfant que l’animal ressent la souffrance comme le plaisir.

Quand un enfant s’en prend à un animal, il est important de regarder s’il connait lui-même cette violence au sein de son foyer. quel est le climat où il vit? quelles sont les valeurs qui lui sont inculquées? Exprime-t-il ses émotions? Prend-il le bien être de l’autre en compte? etc…

De même quand un animal présente des fractures, des contusions, il est primordial de savoir comment vit les membres de la famille. Les vétérinaires ont un rôle primordial en décelant la maltraitance animale. Il arrive à la SPA de travailler avec les services sociaux. Mais pour l’instant, cette démarche est balbutiante en France.

Pour aller plus loin:

Europe 1 : la journaliste Yolaine de La Bigne parle du facteur prédictif de la cruauté envers les animaux sur le danger de violence humaine, dont les enfants.
http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/La-bonne-nouvelle/Sons/Le-Lien-entre-violence-sur-les-animaux-et-les-humains-1719593/

Un colloque a eu lieu à Aix en Provence le 15/03/2013 piloté par l’association « Stop Violence France » sur « L’animal, sentinelle de la violence faite aux enfants » autour de l’affaire Enzo :
http://www.stopviolence.fr/page117.php

Des articles:
http://www.huffingtonpost.fr/laurent-begue/violence-extreme-animale_b_3154511.html
http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/article-de-la-cruaute-envers-les-animaux-a-la-violence-32329.php
http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/La-maltraitance-animale-liee-aux-delits-violents-17258451

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2012/01/04/2673501_l-animal-peut-il-etre-une-sentinelle-des-maltraitances-humaines.html

http://www.fondation-droit-animal.org/rubriques/archives/archives_conf.htm

Plusieurs livres parlent de ce sujet mais pas assez! « Le lien » d’Andrew Linzey (vendu par l’association One Voice cliquer ici

Plusieurs associations se battent: One Voice mais aussi l’ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) …

http://www.fondation-droit-animal.org/rubriques/publi_conf/publiconf_colloq.htm#p4

Je remercie Hélène Brissaud de m’avoir fourni une partie des liens. l’autre revient aux internautes qui ont commenté et je remercie également!

Mon enfant/ adolescent refuse de faire ses devoirs…

Primo, si votre enfant ne veut pas faire ses devoirs, cela ne sert à rien de se fâcher, de crier, de menacer car bien sûr « on n’est pas indifférent » à son refus (et parfois il est nécessaire de lui montrer que ça nous embête pour lui).
Si votre enfant n’a pas envie de faire des efforts « c’est normal » après une journée d’école (et encore plus si il a un TDAH ou autre trouble de l’apprentissage!). Ne le punissez donc pas pour « son manque de volonté » ou « de responsabilité » comme j’entends en consultation des parents soucieux d’inculquer l’effort à leur enfant.
Par contre récompensez le !L‘effort s’apprend par le plaisir, la fierté et la « liberté » qu’il nous apporte mais pas par la punition. L’enfant doit en prendre conscience; et cela passe par votre adaptation à lui. La récompense l’aide à matérialiser ce dont il n’a pas conscience, qui est le bénéfice d’apprendre : il gagne et il est fier de lui. Certainsenfants préfèrent jouer quitte à se faire punir.
Pourquoi l’enfant qui a appris à mettre son manteau tout seul, à compter jusqu’à cinq et à faire du vélo, était fier de lui et maintenant rechigne à apprendre ses tables de multiplication, à faire deux divisions? Cette fierté s’effiloche en fonction des enfants, de leurs expériences scolaires, comme parentale; autrement dit de vos attentes et de votre communication. Apprendre, demande non seulement des efforts qui ne sont pas toujours reconnus: Le « c’est normal » , « c’est facile » est à proscrire. Encore plus si on a un trouble de l’apprentissage !
Apprendre demande aussi du courage car on peut ne pas comprendre, ne pas réussir « à tout apprendre », se tromper dans les calculs, etc…. Or l’école ne prône pas le droit à l’erreur, et à la maison qu’en est-il?
Il est inestimable de ne pas être ambitieux dans un délai court!L’objectif dans les devoirs est de les faire honnêtement « sans apprendre le dictionnaire par coeur pour le lendemain dans chaque matière » comme je dis en boutade aux ados. Les devoirs servent à réviser un cours, à s’essayer à des exercices, à reprendre une notion avec ses propres mots ou dans un autre contexte… Réviser, répéter est important « pour imprimer » mais il faut aussi se reposer et « jouer ». Même nous adultes, avons besoin de nous amuser dans nos temps de repos… et si ce n’est pas le cas, nous ne tenons pas longtemps. Souvent, le parent qui s’occupe de la scolarité (mais aussi du quotidien), d’enfants ayant un trouble d’apprentissage (TDAH…), ou/et un TED ( c’est pire!!!!), arrivent en burn out au cabinet. Si, le conjoint est hyperactif ou/et a aussi un TDAH avec un problème d’organisation, cela se complique…
Donc autant pour votre jeune que pour vous parent, il faut penser à se « ménager » et penser à soi. Souvent le déséquilibre est là: le parent est si responsable qu’il s’oublie et endosse les responsabilités de son enfant, lequel n’a qu’une envie « oublier que l’école a été inventée pour travailler » jusqu’à demain.Alors oui, c’est certain, l’école devrait donner le goût de découvrir et d’apprendre. Pour l’instant, cela dépend beaucoup de l’enseignant et non de sa formation et de son accompagnement, ni des programmes ou des structures… Pour l’instant? En attendant, il faut s’adapter…
C’est là où intervient la fameuse « organisation » de son temps, laquelle s’apprend. (oui!l’autonomisation s’apprend!) Et pour cela, le papier et le crayon (ou la tablette numérique, l’ordinateur) me semblent des aides précieuses pour préparer un emploi du temps extra-scolaire avecl’enfant dont l’intérêt est de jouer à une conditionmise en balance : Les devoirs doivent être faits. La routine « de vie du soir » est un bon moyen d’organiser son temps.
Ces devoirs doivent être faits entre le retour de l’école et le repas du soir, en rajoutant le petit repos après l’école, le goûter, la douche ou le bain, la table à mettre (ou à débarrasser) et parfois une activité extra scolaire… Les devoirs après le dîner sont réservés aux lycéens. Pour cela il faut déjà avoir en tête la durée maximaleà consacrer aux devoirs et la stratégieà adopter.
Concernant la durée des devoirs, en général, il ne faut pas consacrer plus de :
En primaire
Au collège
Au lycée
15 minutes au CP, CE1;
20 minutes CE2
30 minutes CM1
30-45 minutes CM2
45min 6è, 5è
1H 4è
1H-1H15 3è
1H15 à 1H30 en 2nde, 1ère, T
Un enfant ayant un trouble de l’apprentissage ne pourra pas toujours faire autant. La durée de devoirs doit se découper en sessions avec des temps de repos. Souvent, ces sessions durent quinze minutes en primaire avec un repos de dix à quinze minutes entre. Au collège, comme au lycée, cela peut monter à vingt minutes voire trente en fonction des enfants. L’utilisation d’un Timerou d’un chronomètre est utile autant pour la session de travail que pour le temps de repos. C’est le bruit du Timerqui dit on s’arrête, on reprend. L’enfant n’a pas « besoin » du parent pour suivre cette routine. Il s’autonomise… Et pour cela il gagne un bon point, un jeton à chaque étape.
Les temps de repos permettent d’empêcher la fatigabilité attentionnelle et l’impression du jeune de travailler toute la fin d’après midi. De courtes sessions ont le mérite de prouver au jeune que le travail n’est pas « énorme » puisqu’il se fait par petits bouts. C’est une façon de lutter contre la procrastination : on remet à plus tard car ça semble long mais si c’est long c’est parce qu’on a remis à plus tard puisque on a cumulé , en plus de s’être encombré l’esprit à se répéter « je vais m’y mettre »!
Je fais souvent le parallèle entre débarrasser la table et procrastiner pour les devoirs : Admettons qu’on ne la débarrasse pas pendant plusieurs repas jusqu’à ne plus avoir de vaisselle. Que se passe-t-il?
D’un: ce n’est pas très agréable de manger à table avec les vieilles assiettes qui s’entassent, d’autant plus la nourriture se colle rendant dans un second temps plus difficile la lessive. Et si on est en été, la table peut être envahie par des fourmis ou autres petites bêtes !
De deux: au moment de débarrasser, deux options s’offrent à nous :
Soit tout débarrasser : Ce qui va prendre du temps (plusieurs machines ou lavage à la main avec la nourriture collée…).
Soit mettre tout à la poubelle et on rachète de la vaisselle; mais à la longue, le porte-monnaie est en faillite….
Ne vaut-il donc pas mieux débarrasser après chaque repas?
Une patiente, Alice, âgée de treize ans, va ainsi travailler chaque soir par tranche de vingt minutes entrecoupées de dix minutes de repos (20′ /10′ repos/ 20′ /10′ repos/ 20′) soit une heure de devoirs et vingt minutes de repos.
Et si les devoirs sont trop ambitieux, que fait-on?
Vous voyez avec le jeune ce qui est important de faire et vous en informez l’enseignant que « la modestie sied à votre enfant pour ne pas le décourager ou le dégoûter »… Trêve de plaisanterie : vous informez l’enseignant de la situation où se trouve son élève et au besoin vous demandez, en accord avec le pédopsychiatre, un PAI.
Si l’activité qui lui est « vitale » comme le basket par exemple, pour un petit gars que je connais, le fait sortir un soir ou deux trop tard, et qu’il ne peut donc pas faire ce jour là tous ses devoirs, il est indiqué de communiquer également.
Et par quoi commencer?
Par ordre de priorité (encore plus au collège/lycée), et de « goût ». Dans ce dernier cas, on commence par ce qui nous plaît le moins et on finit par ce qui nous plaît le plus. Si on a quatre activités par exemple, rien nous empêche d’alterner activité « plaisante » et activité « déplaisante ». Cette récompense implicite est intéressante car elle renforce la prise de conscience du plaisir qu’il y a à apprendre, en plus de soulager son attention en luttant contre la fatigabilité (on a moins de problème d’attention quand ça nous plaît).
Par ordre prioritaire (selon l’école) Par ordre de préférences
1 Contrôle demain à réviser
2 exercices de mathématique
3 arts plastiques (pour moi plus important!)
4 dissertation dans une semaine: commencer à noter les idées

+

+
Au cours des devoirs, il est nécessaire de soulager le jeune en privilégiant l’oral à l’écrit, le tactile à l’écrit (les tablettes numériques permettent ainsi de répondre avec un minimum d’effort praxique).
En fonction des enfants, il faut l’aider à développer sa mémorisation par :
son mode privilégié (visuel, auditif…),
Lemid maping,
La reformulation de ce qu’il apprend,
Différents supports (documentaires, articles, dessins…),
Les moyens mnémotechniques,
Les « mots clés »…
Il faut accepter que le jeune (et surtout l’enfant) bouge: on lui pose des questions en lançant un ballon, il répond en le relançant… Qu’il écoute de la musique pour se concentrer.
Enfin, soyez indulgent avec vous même si vous n’y arrivez pas… Demandez des conseils, faites vous aider…