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Comment rendre heureux son enfant ? Ou c’est quoi le bonheur?



Notre objectif de parent, comme d’individu, est que notre enfant soit heureux. Que nous nous en défendions ou pas, c’est pourtant bien le cas. Nombreux veulent que leur enfant réussisse dans leurs études pour qu’il ait une belle situation professionnelle, gage de bonheur.Pour d’autre c’est en leur offrant pendant leur enfance tout ce qu’il désire, en ne leur refusant rien « car la vie est si injuste a l’âge adulte ».
D’autre au contraire prennent le parti pris opposé et préfèrent les élever a la dure « car la vie est dure après. »
Et certainement si vous vous interrogez, vous aurez une autre réponse à donner.
En tant que psy, je décline à longueur de journée pendant les consultations ce sujet fondamental pour petits et grands, et qui explique le succès des méthodes, des livres, des blogs focalisés sur le développement personnel et le bien être qui déferlent sur le marché. Les agences publicitaires l’ont compris depuis belle lurette et nous promettent avec une marque de dentifrice, un jeu vidéo, un soutien gorge supersonique:
le bonheur !
Et c’est bien normal, après tout, dans notre vie de mortel de rechercher le bonheur.
Or soyons clair, ce n’est ni l’argent ( sauf si on est dans une situation précaire, il va s’en dire), ni la situation sociale ( être une star ou pdg ne fait pas le bonheur du tout), ni les biens matériels ( les smartphones ne rendent heureux que cinq à trente min quand notre ado le reçoit) qui nous rendent heureux. Ils ne contribuent que pour dix petit pour cent de notre capital bonheur!
La question du bonheur est traitée depuis la nuit des temps par les hommes. Les recherches en neurosciences cognitives depuis une dizaine d’années apportent des réponses qui s’apparenntent bien aux valeurs ancestrales pronées… D’apres les neurosciences: A l’heure actuelle notre capacité à être heureux serait dûe à 40% « à nous même », 50% serait la conséquence de notre héritage génétique. Les 10% restants sont dûs aux biens matériels et à la situation sociale.( Ce qui n’est pas dutout ce qui est véhiculé dans les médias et notamment les réseaux sociaux).
Savoir que nous avons 40% revient à dire que nous avons entre nos mains les outils pour être heureux. D’autant qu’actuellement dans le champ de la recherche en génétique on sait que des événements externes modifient l’expression de nos gènes. En d’autres termes: faire nous même notre bonheur entraîne une expression génétique positive sur nous et probablement diminue l’expression négative. Une aubaine, non?

Alors, comment rendre heureux nos enfants ( comme nous) ?
Les aimer, bien sûr ! Car pour apprendre à un enfant il faut aussi avoir de l’affection pour lui. ( meme si on est pas leur parent. Ce qui est Compliqué dans une classe comme en psychothérapie ou en rééducation ou même dans l’aba mais cela ne peut être différent. Les neurones frétillent avec l’amour, ils croissent avec le plaisir et l’amour. Mais c’est un autre débat.) On ne parle pas assez de l’amour et pourtant c’est inestimable. Mais attention pas n’importe quel amour, pas celui interessé où l’enfant nous valorise. Aimer son enfant tel qui l’est c’est aussi lui apprendre a s’aimer. Combien d’enfants et adultes ne s’aiment pas car ils n’ont pas eu la chance d’être aimés pour ce qu’il sont , d’être aimés sans concession?!
S’accepter tels qu’ils sont avec leurs défauts et leurs qualités, leur talent! Ce qui entraîne de la tolérance envers soi et les autre. Se connaitre apporte aussi un savoir inestimable qui est que l’on sait ce qui est bon pour nous et non pas parce qu’on le lui dit. Révolutionnaire, non?
Il est important de leur apprendre aussi profiter de ce qu’ils ont et de ce qui est vraiment important: partager des moments avec les autres ( à son niveau bien sûr, ne pas forcer!), se sentir faire partie d’une communauté. Les neurosciences montrent que l’amitié, les rencontres sont bénéfiques. Elles contribuent à notre bonheur, à notre équilibre émotionnel, et aussi peut etre meme à la longévité ( rėgime d’Okinawa ne s´arrête pas à l´alimentaire)
Il faut donc aussi leur donner la capacité de positiver, « de voir le verre à moitié plein et non à moitié vide ». Ce qui aide aussi à être flexible et de s’adapter aux changements
Il faut aussi leur donner ( mais ils l’ont , c’est plutot ne pas leur enlever, les inhiber) le goût d’être curieux, d’aimer découvrir, d’accepter qu’on apprennent toute sa vie, et donc aussi de se remettre en question.
Faire ce qu’on aime est aussi un gage de bonheur, quand on ressent le Flow. Ce qui veut dire que l´on maîtrise une connaissance/capacité et du coup on profite, on fait littéralement « corps avec elle » quand on l´a fait ( on pense pas à autre chose) et du coup on peut « se mettre un peu en danger » pour apprendre… et encore plus profiter. Mais par contre dans ce cas il est indispensable de faire attention quand le flow n’est donné à l´enfant que par un jeu vidéo…
Les activités physiques sont aussi importantes pour ce bonheur et pourtant ce n’est pas ce qui est enseigné. L’activité physique n’est pas vue comme un plaisir dans nos contrées mais comme une obligation de rendement. Tiens ça me donne une idée de la prochaine vidéo.
La Méditation est aussi un gage de bonheur. Maintenant faire et être totalement dans une activitê, ça s’apparente à mon sens à la méditation.
Je passe sur l’alimentation… Mais bon la junk food n’aide pas au bonheur. L’excès de sucre pourrait même « déprimé » ( je ne parle pas de depression mais d’une humeur maussade)
Et j’en oublie!
Maintenant soyons clair cela nous amène à nous interroger sur notre propre vie, nos propres objectifs de vie. Les enfants nous regardent et prennent exemple sur nous sur notre façon de gérer la vie ( copying). Envoyez des signaux tout a fait différent est non seulement confusionnant mais n’aura aucun bienfait.. Les signaux qui sont les plus forts sont les implicites, c’est donc comment vous vous comprter. Faire ce qu’on dit, ce qui demande un vrai changement en profondeur.
Tiens ça mêriterait un bouquin. Eheheh!

Comment gérer les écrans et internet: pour les parents d’enfants et/ou d’adolescents

Deux ans et demi, tout un tas de versions et une photo avec des figurines que j’adore ( comme mes petits patients: j’ai la maison et l’école des Sylvanian. Je sais c’est hors propos…). Et voici mon bouquin « Comment gérer les écrans et internet: pour les parents d’enfants et/ou d’adolescents » ! N’attendez plus il est disponible ! Le titre est long. Je sais. Mais je n’arrivais pas à faire plus court. Je n’avais pas non plus envie de faire du sensationnel ou de plagier le titre d’un livre que j’ai beaucoup apprécié : Internet nous rend-il bête ? (N. Carr : lien) Ce qui aurai pu donner « Internet et les écrans rendent-ils bêtes nos enfants et nos adolescents? « . Pas mal, non ? Bien provocateur et donc racoleur… Pour la photo de la couverture, ça a été la même chose, je ne voulais pas utiliser un enfant, un ado, un bébé devant un écran. J’avais fait un dessin rigolo mais j’ai trouvé les ordinateurs playmobiles et ça a fait « tilt ».

Ceci dit je vous dois deux explications sur :

1. Pourquoi je l’appelle « bouquin » et non pas livre ou manuel ? Ce qui ne fait pas sérieux et peut choquer des personnes « bien pensantes » qui croient que la vérité est sérieuse (comme le comptable dans le Petit Prince de St Exupéry)

2. Pourquoi ai-je choisi Amazon ?

Commençons par répondre à la première question : pourquoi  j’appelle « bouquin » « Comment gérer les écrans et internet pour les parents d’enfants et/ou d’adolescents »?

. Le fait est que je n’aime pas me prendre au sérieux et là je me suis dit « sois toi-même ». Du coup j’ai écrit en utilisant un ton léger. D’autant que ce sujet « les écrans, internet et les jeunes » est bien trop important pour qu’on en parle sérieusement.(ça vous rappelle une citation de quelqu’un?)

. « Bouquin » c’est donc pour ne pas me prendre au sérieux mais aussi pour ne pas prendre au pied de la lettre ce que je dis. J’ai fini début 2018 « Comment gérer les écrans et internet : pour les parents d’enfants et/ou d’adolescents » . Il sera bientôt remis en question. Car c’est une réflexion, la mienne. Or rien n’est acquis. Je me méfie des spécialistes qui tiennent un discours  « en connaissance de cause » . Pourquoi? Car tout spécialiste (et surtout en neurosciences et psychiatrie) sait qu’il ne sait pas grand chose… Ce que j’écris est donc porté à caution, et en plus est le produit d’une époque donnée, un Présent qui sera Passé.

. « Bouquin » enfin car je ne sais comment le nommer. En effet, « Comment gérer les écrans et internet : pour les parents d’enfants et/ou d’adolescents » est hybride. Manuel car Je donne des conseils en fonction du média et de l’âge (attention, j’utilise le mot « interdire » qui fait frémir plus d’un spécialiste psy ou autre. Âme sensible s’abstenir). C’est aussi un « que sais-je? » car Je fais un état des lieux sur nos connaissances actuelles mais aussi un essai sur ce que c’est d’être parent, sur l’avenir… Vue que je me « mouille » et je livre mes réflexions avec l’objectif d’engager la lectrice ou lecteur à faire de même.

. Bref appelez-le comme vous voulez!

La réponse à la seconde question « Pourquoi l’ai-je publier sur Amazon?  » est terriblement simple.

J’ai longtemps proposé des livres en consultation en demandant « à ce qu’on les achète chez un libraire » mais le plus souvent les parents utilisaient cette plateforme d’achat. Et ceux ne sont pas les euls! Or je ne voulais pas passer par un éditeur qui me ferait couper tel ou tel phrase… Et publier dessus est facile (même pour moi qui ne suis pas dégourdie !) et je peux toucher (j’espère) beaucoup de monde. Je souhaite que ce livre « manuel/que sais-je?essai et témoignages » donne le courage de changer notre monde pour un monde meilleur. Commencez par les écrans, jeux vidéo et internet me semblait important. Je me suis donc dit : « utilise Amazon , ce sera une sorte de cheval de Troie. »

Voilà. Maintenant j’attends vos commentaires sur cette susdite plateforme ! C’est l’adage de toute personne qui écrit : on veut des retours après avoir passé des centaines (ou plus je n’ai pas compté !) d’heures assis en solitaire à rédiger en se mordant les lèvres, plissant le front…

 

Violence et écran, une histoire de neurones miroirs ?

neurones miroirs

« La violence a toujours existé. » C’est vrai. Mais la violence chez les jeunes est un véritable problème de santé publique, dixit l’OMS.Ref

Quand les « spécialistes » médiatiques affirment que les écrans et les jeux vidéo ne jouent aucun rôle sur la violence des adolescents, je me demande sérieusement s’ils vivent dans notre société?

Ont-ils des enfants de « maintenant »? Ont-ils travaillé ces vingt dernières années à l’hôpital ? Ont-ils traîné dans les commissariats et les tribunaux, autour des lycées et des collèges (pour ne pas dire les écoles primaires) ?

Regardent-ils les publicités, les clips, les séries, les films ? Rentrent-ils dans les magasins où les jeux en devanture sont les plus violents ? Et quand ils jouent, se mettent-ils à la place d’un jeune qui mitraille, qui vole des voitures, etc … pendant des heures et des heures ?

La réponse de ces experts médiatiques aux craintes d’autres experts est :

« Vous n’aimez pas les jeunes, vous en avez peur. »

Aucun danger donc ! En France, nous sommes des exceptions. Les jeunes ne sont pas touchés. Aucune influence possible. Nous sommes parfaits. Amen!

Et qu’en est-il des neurones miroirs ? Les jeunes en France n’ont-ils pas de neurones miroirs ?

Les fameux spécialistes médiatiques ne peuvent pas dire qu’ils ne connaissent pas cette haute technologie intracérébrale (ben non ils sont scientifiques). Mais qu’est-ce donc que les neurones-miroirs ?

Les neurones miroirs nous permettent de « vivre » ce que nous voyons. Je vous explique:  » je regarde Jacques planter un clou » et cette vision entraîne une stimulation dans ma caboche comme si JE plantais un clou.

Si Jacques se fait mal je le ressens mais plus ou moins, selon mon propre niveau cérébral « d’empathie-bienveillance » mais aussi selon le nombre de fois que je l’aurai vu se donner un coup. En effet, si Jacques se donne un coup mille fois devant moi, cela devient banal (voire même « chiant »). « Je n’ai plus mal pour lui »… En d’autres termes plus je vois de la violence sur les écrans, plus elle devient banale et je me « désensibilise ». 

Alors dites-moi, fort de cette connaissance des neurones miroirs, pensez-vous qu’un jeune qui passe quatre heures par jour à jouer au militaire ou au voleur de voitures et qui tabasse des gens ne se désensibilise pas à la violence ? Le jeu anti-social n’apprend-il pas à être anti-social ? Les fameux spécialistes médiatiques admettent que les jeux vidéos sont didactiques. Comment font-ils pour refuser l’impact négatif de ces jeux et accepter leur impact positif ? Paradoxal, non? J’appelle cela de la mauvaise foi. Oups! Il faut rester politiquement correct dans notre contrée. Au lieu de dire « tout va bien » « ne soyons pas réac » « nous aussi on a été jeune ! T’as oublié mémé ? », critique facile et non constructive de type « peau de banane », les spécialistes médiatiques devraient se remettre en question.

Pour aller plus loin,

  1. je vous propose de lire un article publié dans le Monde, écrit pour le coup par de « vrais spécialistes ». Ils s’indignent des recommandations publiées par l’Académie des Sciences qui , elle aussi (comme les spécialistes médiatiques) plaide pour une utilisation permissive des écrans chez le petit ! incroyable mais vrai 🙁 cliquer ici
  2. Je publierai bientôt un livre pour aider les parents à manager les écrans avec leurs enfants et adolescents…. quand j’aurai fini les corrections!!!! 🙂

 

 

 

 

TOUS LES ENFANTS HYPERACTIFS NE BOUGENT PAS!

Le terme « hyperactif » est en fait impropre. Couramment, quand on parle d’enfant hyperactif, les gens voient un enfant « pois sauteur », frénétique, s’accrochant au lustre, turbulent à l’extrême. S’il est vrai que la motricité peut être débordante chez l’enfant « hyperactif », ce n’est pas toujours le cas !!!!!

En pédopsychiatrie, les termes désignant « L’hyperactivité » incluent l’existence d’un trouble de l’attention :

En français: TDAH = Trouble du Déficit de l’Attention / Hyperactivité.
En anglais: ADHD = Attention Deficit Hyperactivity Disorder

Pour être plus précis, l’enfant ADHD présente 3 SYMPTOMES D’INTENSITE DIFFERENTE :

– MOTEUR : qui est le plus visible! L’enfant se trémousse sur sa chaise, touche ses affaires et les laisse tomber; il est « touche à tout », voire casse cou, coutumiers des urgences (fractures , blessures…).
– IMPULSIF : c’est un enfant « qui ne peut pas s’empêcher de « ; « c’est plus fort que moi » (et c’est « vraiment vrai »). Il ne peut pas s’empêcher de faire une bêtise, ou de dire à voix haute ce qu’il vient juste de penser, il est impatient, coupe la parole… ou encore se comporter avec brutalité ou avec agressivité…
– ATTENTIONNEL : Il est inattentif, à savoir « dans la lune », « ailleurs », « il zappe », il n’écoute pas plus de quelques minutes, il se concentre peu de temps sur son travail à la maison puis se lève ou rêvasse ou joue avec ses stylos….MAIS IL PEUT AUSSI ETRE TRES (TROP) CONCENTRE quand il adore une activité (légo, petshop etc…). et surtout la tv, les jeux vidéo…On a du mal parfois à les déloger!

Il y a donc des enfants qui bougent beaucoup, d’autres qui ne bougent pas mais ne sont pas là….d’autres qui se trémoussent un peu et sont lents….Beaucoup de « tableaux » cliniques !

ET EN PLUS LES ENFANTS SONT DIFFERENTS! Il y a des téméraires de base, des peureux, des timides….Ce qui corse le « tableau » car les différents types de temperaments interfèrent aussi avec les symptômes….Mais c’est une autre histoire…

Voilà pourquoi l’enfant « hyperactif » ne bouge pas toujours. Loin de là!


J’ajouterai autre chose. Quand la compréhension des troubles des enfants décrits ci-dessus se faisait exclusivement par une lecture psychanalytique en pédopsychiatrie : l’hyperactivité motrice de l’enfant était considérée comme une tentative de celui-ci de soigner sa mère dépressive. L’hyperactivité était analysée comme une réaction émotionnelle excessive
de l’enfant. L’enfant présentait une « réaction maniaque ». Il était pris exclusivement en psychanalyse, sa mère envoyée vers un confrère. Parfois le thérapeute prescrivait un sédatif ou un neuroleptique à l’enfant « pois sauteur ». Ce qui aggravait les troubles de l’attention au lieu de les atténuer, et n’était en aucun cas adapté au trouble présenté par l’enfant…
A présent, une partie des pédopsychiatres se sont ouverts au neurosciences. Certains sont même devenus des biologistes forcenés en miroir des psychanalystes d’antan qui pensaient avoir la bonne parole. Ils me font pourtant moins peur que ceux qui restent bloqués à une époque…En effet, quand les biologistes n’y arrivent pas, j’ai l’impression qu’il font plus appel à leur confrères, à différentes techniques comme la psychothérapie…