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Comment gérer les écrans et internet: pour les parents d’enfants et/ou d’adolescents

Deux ans et demi, tout un tas de versions et une photo avec des figurines que j’adore ( comme mes petits patients: j’ai la maison et l’école des Sylvanian. Je sais c’est hors propos…). Et voici mon bouquin « Comment gérer les écrans et internet: pour les parents d’enfants et/ou d’adolescents » ! N’attendez plus il est disponible ! Le titre est long. Je sais. Mais je n’arrivais pas à faire plus court. Je n’avais pas non plus envie de faire du sensationnel ou de plagier le titre d’un livre que j’ai beaucoup apprécié : Internet nous rend-il bête ? (N. Carr : lien) Ce qui aurai pu donner « Internet et les écrans rendent-ils bêtes nos enfants et nos adolescents? « . Pas mal, non ? Bien provocateur et donc racoleur… Pour la photo de la couverture, ça a été la même chose, je ne voulais pas utiliser un enfant, un ado, un bébé devant un écran. J’avais fait un dessin rigolo mais j’ai trouvé les ordinateurs playmobiles et ça a fait « tilt ».

Ceci dit je vous dois deux explications sur :

1. Pourquoi je l’appelle « bouquin » et non pas livre ou manuel ? Ce qui ne fait pas sérieux et peut choquer des personnes « bien pensantes » qui croient que la vérité est sérieuse (comme le comptable dans le Petit Prince de St Exupéry)

2. Pourquoi ai-je choisi Amazon ?

Commençons par répondre à la première question : pourquoi  j’appelle « bouquin » « Comment gérer les écrans et internet pour les parents d’enfants et/ou d’adolescents »?

. Le fait est que je n’aime pas me prendre au sérieux et là je me suis dit « sois toi-même ». Du coup j’ai écrit en utilisant un ton léger. D’autant que ce sujet « les écrans, internet et les jeunes » est bien trop important pour qu’on en parle sérieusement.(ça vous rappelle une citation de quelqu’un?)

. « Bouquin » c’est donc pour ne pas me prendre au sérieux mais aussi pour ne pas prendre au pied de la lettre ce que je dis. J’ai fini début 2018 « Comment gérer les écrans et internet : pour les parents d’enfants et/ou d’adolescents » . Il sera bientôt remis en question. Car c’est une réflexion, la mienne. Or rien n’est acquis. Je me méfie des spécialistes qui tiennent un discours  « en connaissance de cause » . Pourquoi? Car tout spécialiste (et surtout en neurosciences et psychiatrie) sait qu’il ne sait pas grand chose… Ce que j’écris est donc porté à caution, et en plus est le produit d’une époque donnée, un Présent qui sera Passé.

. « Bouquin » enfin car je ne sais comment le nommer. En effet, « Comment gérer les écrans et internet : pour les parents d’enfants et/ou d’adolescents » est hybride. Manuel car Je donne des conseils en fonction du média et de l’âge (attention, j’utilise le mot « interdire » qui fait frémir plus d’un spécialiste psy ou autre. Âme sensible s’abstenir). C’est aussi un « que sais-je? » car Je fais un état des lieux sur nos connaissances actuelles mais aussi un essai sur ce que c’est d’être parent, sur l’avenir… Vue que je me « mouille » et je livre mes réflexions avec l’objectif d’engager la lectrice ou lecteur à faire de même.

. Bref appelez-le comme vous voulez!

La réponse à la seconde question « Pourquoi l’ai-je publier sur Amazon?  » est terriblement simple.

J’ai longtemps proposé des livres en consultation en demandant « à ce qu’on les achète chez un libraire » mais le plus souvent les parents utilisaient cette plateforme d’achat. Et ceux ne sont pas les euls! Or je ne voulais pas passer par un éditeur qui me ferait couper tel ou tel phrase… Et publier dessus est facile (même pour moi qui ne suis pas dégourdie !) et je peux toucher (j’espère) beaucoup de monde. Je souhaite que ce livre « manuel/que sais-je?essai et témoignages » donne le courage de changer notre monde pour un monde meilleur. Commencez par les écrans, jeux vidéo et internet me semblait important. Je me suis donc dit : « utilise Amazon , ce sera une sorte de cheval de Troie. »

Voilà. Maintenant j’attends vos commentaires sur cette susdite plateforme ! C’est l’adage de toute personne qui écrit : on veut des retours après avoir passé des centaines (ou plus je n’ai pas compté !) d’heures assis en solitaire à rédiger en se mordant les lèvres, plissant le front…

 

Violence et écran, une histoire de neurones miroirs ?

neurones miroirs

« La violence a toujours existé. » C’est vrai. Mais la violence chez les jeunes est un véritable problème de santé publique, dixit l’OMS.Ref

Quand les « spécialistes » médiatiques affirment que les écrans et les jeux vidéo ne jouent aucun rôle sur la violence des adolescents, je me demande sérieusement s’ils vivent dans notre société?

Ont-ils des enfants de « maintenant »? Ont-ils travaillé ces vingt dernières années à l’hôpital ? Ont-ils traîné dans les commissariats et les tribunaux, autour des lycées et des collèges (pour ne pas dire les écoles primaires) ?

Regardent-ils les publicités, les clips, les séries, les films ? Rentrent-ils dans les magasins où les jeux en devanture sont les plus violents ? Et quand ils jouent, se mettent-ils à la place d’un jeune qui mitraille, qui vole des voitures, etc … pendant des heures et des heures ?

La réponse de ces experts médiatiques aux craintes d’autres experts est :

« Vous n’aimez pas les jeunes, vous en avez peur. »

Aucun danger donc ! En France, nous sommes des exceptions. Les jeunes ne sont pas touchés. Aucune influence possible. Nous sommes parfaits. Amen!

Et qu’en est-il des neurones miroirs ? Les jeunes en France n’ont-ils pas de neurones miroirs ?

Les fameux spécialistes médiatiques ne peuvent pas dire qu’ils ne connaissent pas cette haute technologie intracérébrale (ben non ils sont scientifiques). Mais qu’est-ce donc que les neurones-miroirs ?

Les neurones miroirs nous permettent de « vivre » ce que nous voyons. Je vous explique:  » je regarde Jacques planter un clou » et cette vision entraîne une stimulation dans ma caboche comme si JE plantais un clou.

Si Jacques se fait mal je le ressens mais plus ou moins, selon mon propre niveau cérébral « d’empathie-bienveillance » mais aussi selon le nombre de fois que je l’aurai vu se donner un coup. En effet, si Jacques se donne un coup mille fois devant moi, cela devient banal (voire même « chiant »). « Je n’ai plus mal pour lui »… En d’autres termes plus je vois de la violence sur les écrans, plus elle devient banale et je me « désensibilise ». 

Alors dites-moi, fort de cette connaissance des neurones miroirs, pensez-vous qu’un jeune qui passe quatre heures par jour à jouer au militaire ou au voleur de voitures et qui tabasse des gens ne se désensibilise pas à la violence ? Le jeu anti-social n’apprend-il pas à être anti-social ? Les fameux spécialistes médiatiques admettent que les jeux vidéos sont didactiques. Comment font-ils pour refuser l’impact négatif de ces jeux et accepter leur impact positif ? Paradoxal, non? J’appelle cela de la mauvaise foi. Oups! Il faut rester politiquement correct dans notre contrée. Au lieu de dire « tout va bien » « ne soyons pas réac » « nous aussi on a été jeune ! T’as oublié mémé ? », critique facile et non constructive de type « peau de banane », les spécialistes médiatiques devraient se remettre en question.

Pour aller plus loin,

  1. je vous propose de lire un article publié dans le Monde, écrit pour le coup par de « vrais spécialistes ». Ils s’indignent des recommandations publiées par l’Académie des Sciences qui , elle aussi (comme les spécialistes médiatiques) plaide pour une utilisation permissive des écrans chez le petit ! incroyable mais vrai 🙁 cliquer ici
  2. Je publierai bientôt un livre pour aider les parents à manager les écrans avec leurs enfants et adolescents…. quand j’aurai fini les corrections!!!! 🙂

 

 

 

 

TOUS LES ENFANTS HYPERACTIFS NE BOUGENT PAS!

Le terme « hyperactif » est en fait impropre. Couramment, quand on parle d’enfant hyperactif, les gens voient un enfant « pois sauteur », frénétique, s’accrochant au lustre, turbulent à l’extrême. S’il est vrai que la motricité peut être débordante chez l’enfant « hyperactif », ce n’est pas toujours le cas !!!!!

En pédopsychiatrie, les termes désignant « L’hyperactivité » incluent l’existence d’un trouble de l’attention :

En français: TDAH = Trouble du Déficit de l’Attention / Hyperactivité.
En anglais: ADHD = Attention Deficit Hyperactivity Disorder

Pour être plus précis, l’enfant ADHD présente 3 SYMPTOMES D’INTENSITE DIFFERENTE :

– MOTEUR : qui est le plus visible! L’enfant se trémousse sur sa chaise, touche ses affaires et les laisse tomber; il est « touche à tout », voire casse cou, coutumiers des urgences (fractures , blessures…).
– IMPULSIF : c’est un enfant « qui ne peut pas s’empêcher de « ; « c’est plus fort que moi » (et c’est « vraiment vrai »). Il ne peut pas s’empêcher de faire une bêtise, ou de dire à voix haute ce qu’il vient juste de penser, il est impatient, coupe la parole… ou encore se comporter avec brutalité ou avec agressivité…
– ATTENTIONNEL : Il est inattentif, à savoir « dans la lune », « ailleurs », « il zappe », il n’écoute pas plus de quelques minutes, il se concentre peu de temps sur son travail à la maison puis se lève ou rêvasse ou joue avec ses stylos….MAIS IL PEUT AUSSI ETRE TRES (TROP) CONCENTRE quand il adore une activité (légo, petshop etc…). et surtout la tv, les jeux vidéo…On a du mal parfois à les déloger!

Il y a donc des enfants qui bougent beaucoup, d’autres qui ne bougent pas mais ne sont pas là….d’autres qui se trémoussent un peu et sont lents….Beaucoup de « tableaux » cliniques !

ET EN PLUS LES ENFANTS SONT DIFFERENTS! Il y a des téméraires de base, des peureux, des timides….Ce qui corse le « tableau » car les différents types de temperaments interfèrent aussi avec les symptômes….Mais c’est une autre histoire…

Voilà pourquoi l’enfant « hyperactif » ne bouge pas toujours. Loin de là!


J’ajouterai autre chose. Quand la compréhension des troubles des enfants décrits ci-dessus se faisait exclusivement par une lecture psychanalytique en pédopsychiatrie : l’hyperactivité motrice de l’enfant était considérée comme une tentative de celui-ci de soigner sa mère dépressive. L’hyperactivité était analysée comme une réaction émotionnelle excessive
de l’enfant. L’enfant présentait une « réaction maniaque ». Il était pris exclusivement en psychanalyse, sa mère envoyée vers un confrère. Parfois le thérapeute prescrivait un sédatif ou un neuroleptique à l’enfant « pois sauteur ». Ce qui aggravait les troubles de l’attention au lieu de les atténuer, et n’était en aucun cas adapté au trouble présenté par l’enfant…
A présent, une partie des pédopsychiatres se sont ouverts au neurosciences. Certains sont même devenus des biologistes forcenés en miroir des psychanalystes d’antan qui pensaient avoir la bonne parole. Ils me font pourtant moins peur que ceux qui restent bloqués à une époque…En effet, quand les biologistes n’y arrivent pas, j’ai l’impression qu’il font plus appel à leur confrères, à différentes techniques comme la psychothérapie…