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QUAND L’ANXIÉTÉ DE SÉPARATION APPARAÎT: COMMENT LA GÉRER ?

Lorsque l’enfant souffre d’anxiété de séparation. Il est bon d’utiliser le rituel et le doudou :


. Quand vous partez il vaut mieux mettre en place un petit rituel court. La répétition est rassurante pour l’enfant. Elle lui signifie que ça recommence/ ça revient. 
. Le doudou ou parfois les tétines-doudou (certains enfants en ont plusieus attachées entre elles) est un objet « familier » qui fait donc partie du groupe « familier » qui accompagne l’enfant et qui reste avec lui. Il l’accompagne à la crèche, chez la nounou mais aussi chez papa ou chez maman s’ils sont séparés.
Surtout, faites attention à ne pas trop le rassurer quand vous partez. Il pourrait lui-même s’inquiéter si vous le rassurez trop! Le message que vous lui envoyez serait « tu as raison d’avoir peur ». il faut donc l’informer et lui dire que vous allez revenir. Vous pouvez aussi parler de toutes les bonnes choses qu’il fait à la crèche ce qui permet de positiver l’absence. En effet, il « profite  » aussi sans vous. Il est donc important de ne pas utiliser la crèche comme une punition! 


Attention aussi à une erreur souvent faite: quand l’enfant exprime sa peur, si vous lui dites « mais non » ou lui donner une réponse « va jouer avec Mimi la souris », il ne se sentira pas écouté et ne pourra pas apprendre à puiser dans ses propres ressources.  Il pourra aussi penser qu’il n’a pas le droit d’exprimer sa peur qui sera tue ou exprimée uniquement par la colère… Il vaut mieux confirmer que vous avez entendu sa peur mais que vous lui faites confiance; vous pouvez lui demander de penser à ce qu’il va faire de bien (sans vous). Ce n’est que dans un second temps, que vous lui proposerez des exemples s’il n’a pas d’idées. Ne soyez pas un trop bon parent!  
Enfin, le jeu est intéressant. Il se fait en dehors de la séparation. On joue à la permanence de l’objet en cachant un petit cube dans un autre grand cube devant lui et en s’extasiant qu’on le retrouve tout de suite! On joue à éteindre puis allumer la lumière,  à sortir d’une pièce puis à rentrer etc…

L’IMITATION: MOTEUR D’APPRENTISSAGE ET D’INTEGRATION SOCIALE

L’imitation permet de rentrer en contact avec l’autre et d’être intégré au groupe. Il n’y a qu’à voir les sorties d’écoles, collèges et lycées pour voir que les enfants portent le même sac, cartable, le même sweet-shirt. Les enseignes coûteuses sont bien placées sur ce marché!

Dans le monde animal, l’orque, selon le groupe où il naît, sera carnivore ou piscivore!

L’imitation permet de rentrer en contact avec l’autre. Imiter l’autre donne un langage commun. Alors que le contact à l’autre est un problème pour l’enfant autiste, Jacqueline Nadèle, psychologue française, a utilisé l’imitation pour rentrer en contact avec des enfants souffrant de ce trouble.

L’imitation permet donc de rentrer en contact, de nous intégrer au groupe. Elle nous apprend aussi à « être » avec l’autre mais aussi à faire. Une partie de la formation en dessin ou en peinture est d’apprendre à imiter des oeuvres des maîtres.

Dans son développement, l’enfant apprend en imitant. Et qui imite-t-il? Celui qui sait: ses parents, sa maîtresse, et aussi son héros préféré…. Alors si nous nous plaignons de son agressivité, observons-nous d’abord : savons-nous gérer notre agacement? Laissons-le nous devant des films ou des émissions où la violence est banalisée ?
Si nous nous plaignons qu’il ne lise pas des livres : lisons nous? etc…
Une astuce : Quand nous jouons avec un enfant , il est intéressant de suivre ses gestes et de l’imiter. Nous rentrons ainsi plus facilement en contact. Un exemple: Quand je joue à la dinette avec une petite fille de deux ans, je « bois » en même temps qu’elle, je fais les petits bruits qui accompagnent les gestes comme elle…. Si j’introduis un bruit, elle se l’approprie et fait de même. Si elle a du mal à parler ou si elle ne parle pas, elle peut apprendre de notre jeu. Pour cela, je vais commenter ce qu’elle fait et nommer les objets qu’elle utilise. Elle va entendre et mieux associer les mots/ les phrases à ses gestes.


(Illustration Sarah KAY)