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SAVOIR DISTINGUER BESOIN DE DÉSIR … Et savoir répondre aux demandes de son enfant/adolescent.


En tant que parent, nous devons subvenir aux besoins de notre enfant, que l’on pourrait résumer par l’amour, le respect, l’écoute et la guidance éducative ( développer son esprit critique en fait partie).

L’enfant ou l’adolescent, a-t-il besoin (pour « souffler » après l’école) du dessin animé du midi en semaine ? De la console de jeux ? De chamallows crocos chocopouettes et autres friandises ?… La liste est longue de ces désirs déguisés en besoin.
Car la myriade de sollicitations et d’offres dans notre monde de surabondance entraîne une confusion entre la notion de besoins et de désirs. Le besoin est indispensable au développement de l’enfant alors que le désir ne l’est pas. Le désir n’est donc pas un dû mais le plaisir que l’on en tire adoucit notre vie. Les paroles de la petite chanson de Mozart en témoigne : « Je préfère les bonbons à la raison ».
L’enfant ou l’adolescent a le droit de désirer et de chercher à satisfaire son désir à condition que celui-ci soit adaptéEn cherchant à se satisfaire, il apprend seul et acquiert des nouvelles compétences. Il s’autonomise.
Quand ses désirs sont inadaptés, notre rôle de parent est encore moins une partie de plaisir pour lui ou pour nous mais est indispensable. Nous devons l’aider à y réfléchir voire nous devons nous y opposer. Un bon parent ne satisfait pas tout.

Et c’est la question qui taraude bon nombre de parents: dois-je refuser la dernière console? Le sac-le-plus-cher-du-collège? Car SERAIS-JE UN BON PARENT?
Reprenons le début : les parents se doivent d’apporter amour, respect, écoute. Pour savoir si vous êtes un bon parent, « un parent qui fait au mieux », posez-vous les bonnes questions :
Votre enfant a-t-il une chambre? Mange-t-il à sa faim ? Est-il en bonne santé? Va-t-il à l’école? a-t-il des amis? A-t-il des jeux? A-t-il droit de jouer? Exprimez-vous verbalement et par des gestes tendres votre amour pour lui? Respectez-vous son intégrité physique et psychique? Jouez-vous avec lui de temps en temps? Prenez-vous du temps pour parler avec lui? L’écoutez-vous quand il se plaint et vous demande de l’aide? Lui offrez-vous des cadeaux dans les occasions importantes?…

Comment alors répondre à la demande de l’enfant/ado? Déjà en prenant notre temps ! Il faut s’interroger et l’interroger dans un second temps sur l’activité ou l’objet qu’il désire :

est-ce bon pour lui ? À savoir : Est-ce de son âge?

La télévision avant trois ans n’est pas indiquée. Les films violents provoquent des peurs, des angoisses en fonction de l’âge et du type d’enfant (très imaginatif, l’enfant aura plus de peurs, de troubles du sommeil).
Des temps de jeux vidéo trop longs favorisent la survenue de crises d’épilepsie. Après un temps de jeu vidéo chez l’enfant hyperactif, les parents remarquent en consultation l’exacerbation d’une agressivité.
Le contenu de ces jeux peut être violent, voir extrêmement violent, et malgré les interdictions en fonction de l’âge, les magasins de jeux n’hésitent pas à vendre à des enfants de dix ans des jeux interdits au moins de dix huit ans !!!!

Est-ce compatible avec sa santé?

Savez-vous que la luminosité des écrans diminue la sécrétion de mélatonine, un neuromédiateur qui informe le cerveau qu’il est l’heure de dormir. Une sorte de marchand de sable intégré! Le problème est que chez certains enfants le pic en mélatonine de base est déficient. Ce qui entraîne plus de difficultés à s’endormir…
Le temps passé devant un écran est corrélé au poids et au manque d’exercice physique: la sédentarité est favorisée par la pratique de jeux vidéo, internet… On peut donc se demander si cette pratique est adaptée aux enfants diabétiques, en sur poids ?….

Est-ce compatible avec la vie de famille, la vie amicale, la vie sociale (voire les apprentissages)?


Certaines activités isolent grandement de la vie familiale et sociale : l’enfant refuse les sorties pour passer du temps sur sa console le week-end…Ne pas avoir certaines affaires, signes de reconnaissance du groupe, peut être mal vécu dans des établissements scolaires très sélectifs….Cette pratique habituelle au collège est malheureusement entrain d’envahir la cours de récréation des primaires!





Est-ce compatible avec la vie d’écolier/collégiens/lycéens ? Avec le temps consacré aux devoirs, à la lectures, à la rêverie, à la musique, au sommeil…? 





Est-ce compatible avec le budget économique familial? Pouvez-vous vous permettre un tel achat? Ne doit-il pas participer à celui-ci? Est-ce tout simplement irréalisable pour vous?





Est-ce respectueux de lui? De vous? Des autres?

Si la réponse est favorable, l’enfant ou l’ado doit se plier à des règles dépendantes de son âge et qui l’aident à apprendre à réguler l’activité comme le temps passé sur un jeu d’écran, sur msn, sur le téléphone portable… Savez-vous que le soir (et oui les textos illimités!) les ados peuvent recevoir 500 sms voire plus ? Savez-vous que bon nombre regardent la TV dans leur lit grâce à leurs bidules performants miniaturisés que vous lui avez offert pour téléphoner ?

Enfin, il doit fournir des efforts pour obtenir ce qu’il veut ! L’obtention d’un objet/activité est bien plus gratifiant quand on l’achète avec l’argent gagné ! Ces efforts peuvent être :

De devoir contribuer financièrement en faisant « des travaux d’intérêts familiaux », en faisant un petit job (baby sitting, …).





De fournir un nombre spécifique de bons points ou tickets ou jetons. Ces bons points sont gagnés en fournissant des efforts pour lui et pour la famille : devoirs, des tâches ménagères ou familiales; comme aller chercher son petit frère les soirs où vous avez besoin qu’il le fasse, ranger ses vêtements, sa chambre, mettre une machine, le couvert, faire le repas, sortir le chien, faire la litière du chat, nettoyer la baignoire, les WC, passer l’aspirateur, etc…

Et s’il vous dit que vous êtes ringard? Souriez tous les parents passent par là! 

La prochaine semaine, je donnerai quelques conseils en fonction de l’âge… sur la télévision, les jeux vidéos, le téléphone portable…

Il S’ENNUIE…


Et puis? Ce n’est pas grave de s’ennuyer! Il se repose, ou développe des nouvelles compétences, découvre des nouveaux jeux ou des histoires ou il apprend à contempler ou encore il s’ennuie. Et Alors ? Laissons le s’ennuyer. La vie ne peut pas nous rassasier chaque seconde. La boulimie de faire ne permet pas de développer nos capacités de réflexion, de contemplation… Et surtout ne cherchons pas toujours à le satisfaire! attention aussi à céder à la facilité: en acceptant l’utilisation des écrans « à tout va »!

Et s’il s’ennuie souvent???? Et bien je vous propose, surtout en période de « non ennui », de lui faire lister toutes les activités qu’il aime. Les jours de Grand Ennui, il pourra ainsi consulter cette liste qui lui donnera sûrement des idées !

(Illustration: L’ennui. feutre. de Salomé)

FOURNITURES SCOLAIRES

La recherche des fournitures scolaires est un moment de pur plaisir pour les enfants et les ados quand cela consiste à l’achat du nouveau materiel. J’avoue que je suis moi-même une passionnée des carnets, des cahiers en papier 100% coton… Vous pouvez me laisser une demi journée dans une papeterie ( bien fournie!) et bien plus si elle est collée à une bonne librairie….

Mais bon revenons à nos fournitures. C’est l’occasion de responsabiliser un peu notre enfant et lui insuffler un peu de créativité. L’argent ne coule pas à flot. L’enfant doit donc apprendre à gérer une situation qui lui pose problème. A savoir « ne pas avoir tout ce qu’on veut ». Cette situation est pourvoyeuse de frustration… Il doit alors trouver un aménagement à la situation frustrante « on ne m’achète pas tout ce que je veux ». Ce qui l’amène à apprendre à gérer un problème-insoluble. Comment tirer partie de cette situation problématique? Comment s’en accommoder?
Quelles sont les anciennes fournitures réutilisables?
Quelle somme allouée pour les fournitures « fantaisies » en plus de la somme « obligée » ?
S’il a eu la trousse-que-tout le-monde-a, et si en plus il veut un super-agenda? Il faudra qu’il choisisse… Et pourquoi pas décorer l’agenda ? Pourquoi pas bricoler/ « customiser »? Coller des photos etc… Au fond, trouver des nouvelles stratégies, découvrir des nouvelles compétences… Ce qui est plus valorisant que la satisfaction immédiate d’un désir.

LE PERMIS POUR LA VOITURE ET POUR LE TELEPHONE, LES CONSOLES, L’ORDI, LES FEUILLETONS TV… ?


A une époque, nous pouvions conduire une voiture sans permis… C’était une autre époque!

Mais après bien des accidents (et oui même avec une vitesse digne de celle d’un escargot ça arrive !), une idée a jailli : il faut apprendre à conduire. A savoir: Apprendre à s’en servir. Alors quand les enfants, les adolescents me disent qu’il « faut vivre avec son temps », je leur réponds « Oui bien sûr mais il faut avant « apprendre à vivre avec son temps ».

Adultes, apprenons déjà à nous servir de ces engins puis enseignons le à nos descendants…
Mais attention la voiture s’apprend à partir de 16 ans (accompagnée), et sinon à 18 ans. Il faut donc bien un âge pour le téléphone portable, le portable ordi, les consoles à disposition, les jeux pour consoles ou ordi interdits au moins de 18 ans achetés à huit ans, et d’autres bidules ….

LES LIMITES SONT DANGEREUSES !….???

Quand je parle des limites avec les parents, Nombreux se montrent inquiets. En effet les limites leur font peur. Selon eux :
– Elles s’opposent aux besoins de l’enfant,
– Elles soumettent l’enfant, les écrasent, leur enlèvent toute volonté.
– Elles sont trop sérieuses, autoritaires et ne permettent pas à l’enfant d’être libre et de s’épanouir… ( En se roulant par terre pour un autre tour de manège ?…)

Je suis d’accord avec les parents qui craignent « les limites psychorigides » car ces dernières ne sont pas mesurées et réfléchies. Mais les limites sont indispensables au développement de notre enfant… Elles doivent donc être mesurées et réfléchies, en fonction de l’âge de l’enfant et des contraintes familiales.
Pensez-y : Le foetus nage dans un petit enclos, le nouveau né est rassuré par son couffin qui l’entoure… Les limites rassurent aussi…

(Illustration: Sheng Qi: Mao’s Army)

CE MONDE D’ECRANS : EST CE BIEN RAISONNABLE ? et petit bémol…


Les écrans nous captivent. En entretien, bon nombre de parents (souvent les pères) jouent avec leur clavier, voire envoient des textos. Au spectacle (je vous assure !), un petit gars de cinq/ six ans a sorti sa console sous les regards de ses grands parents qui n’ont pas moufté !

Sous prétexte de vivre avec notre temps, nous offrons des jeux didactiques sur ordinateurs, des jeux pour consoles (nomades ou pas), des jeux pour le téléphone portable qui est parfois un petit ordinateur à lui seul… L’écran nomade mini ordinateur vient aussi proposer son lot de jeux téléchargeables. Et n’oublions pas les dessins animés pour rendre intelligents sans parler des chaînes dédiées jour et nuit à ce noble objectif d’instruire….

Et comme les adolescents sont « frustrés », on nous invente le téléphone-ordinateur qui fait tout même internet sauf téléphone ! Ce génial engin est adressé aux plus de treize ans. Il est interdit avant. Merci monsieur le constructeur de l’avoir noté mais si on vous l’achète pour un plus petit, vous nous en empêchez ?
Mon fils de neuf ans m’en a demandé un. Il faut dire qu’un de ses camarades en possède un (oui ?!) et que les enfants sont très bien informés. Les informations publicitaires de RADIO-ECOLE se propagent du collège à la primaire voire la grande section de maternelle avec une rapidité surprenante !

Du reste, grâce à RADIO ECOLE, j’apprends une foule de choses !! Ex : les feuilletons où exercent médecins légistes et criminels en série sont vus par des huit neuf ans… Au cours d’un quizz organisé en classe verte, ma fille s’est plainte de ne pas connaître les musiques proposées. Elle a compris que c’était  » à cause de sa mère »! En effet, les génériques passés étaient en partie inspirés de ces feuilletons. pour en citer un : N.C.I.S. Ma fille avait dix ans. Elle a râlé en rappelant cette humiliation mais en même temps j’ai senti qu’elle savait bien que c’était « pour son bien » si maman « qui est pédopsy vous comprenez » ne veut pas… Et quel est un de nos rôles si ce n’est de les protéger? Raisonnablement mais quand même de les protéger. Et les écrans font des ravages!
Et si vous pensez « mais on n’y peut rien », vous vous trompez. Vous êtes l’adulte.

Connaître l’univers parallèle où vit notre enfant nous aide à rester vigilant….

Je vous invite à NE PAS VIVRE AVEC VOTRE TEMPS… un peu mais pas trop. Et pour les enfants?

Cependant je tiens à temporiser mes propos car ces mini ordinateurs peuvent aussi être des collaborateurs pour l’éducation , l’apprentissage et ce serait bête de s’en priver!!!!

PLAISIR D’APPRENDRE INNE ?


Il est communément établi qu’un enfant « doit prendre conscience par lui-même de l’intérêt qu’il a d’apprendre », voire du plaisir qu’il peut y prendre. En science pédagogique, certains « penseurs » ne démordent pas de cette idée fondatrice de ce système d’apprentissage. D’après eux, les enfants puis les adolescents doivent prendre conscience de l’intérêt qu’ils ont à apprendre « car c’est de cette façon qu’ils apprennent mieux ».

Or en fonction des personnalités, mais aussi du  » bain familial  » (La vie est un long fleuve tranquille est un exemple caricatural certes mais révélateur), certains enfants sont conscients très tôt de l’intérêt et du plaisir qu’ils peuvent éprouver à étudier, mais d’autres pas du tout ! Ils préfèrent jouer. Activité bien didactique du reste…

Alors que faisons-nous en tant qu’éducateur? Attendons-nous qu’il ait une étincelle, une « mâturité » qui lui tombe sur la tête? Attendons-nous qu’il en prenne conscience seul?
Lui rabâchons-nous « la chance qu’il a d’aller à l’école » « l’intérêt d’apprendre pour avoir un bon métier »? Faisons-nous planer le danger du chômage?
Le congratulons-nous quand il a une bonne note ? Ou lui montrons nous que cela nous fait plaisir?

Le punissons-nous s’il ne travaille pas ou s’il n’obtient pas des résultats qui nous satisfont?

Il y a fort à parier que cela ne marchera qu’un temps.

Apprendre, demande de l’effort. Si l’enfant ne tire pas du plaisir au bout de cet effort, il n’a aucun intérêt à répéter. Souvent les enfant le répètent pourtant, non pour leur propre plaisir mais pour celui de leurs parents « pour qu’ils soient contents ». Souvent ils font l’effort désagréable pour ne pas recevoir une punition désagréable. A terme, les enfants se rendent compte que la punition est moins embêtante que l’effort de travailler (il s’amuse en attendant la punition), ou que de contenter ses parents n’a qu’un temps. Enfin, d’autres en manque de leurs parents, découvrent que ceux -ci sont plus attentifs à eux quand il a un mauvais comportement: ils tirent alors paradoxalement un bénéfice à se faire punir.

Décidemment, les enfants pour une partie, ne veulent pas comprendre que travailler à l’école « c’est pour leur bien » ! Alors pourquoi ne pas les aider en « matérialisant » ce concept de « prendre du plaisir à apprendre »? Pourquoi ne pas passer par des étapes « matérielles » avant d’atteindre conceptuellement cette pensée?

Imaginez que cette idée « apprendre=effort=plaisir » est cachée dans une boite. Pour que l’enfant puisse l’ouvrir, il doit connaître une formule magique « c’est pour moi ». Mais cet enfant préfère jouer et ne connait donc pas cette phrase. Que fait-on? Lui laisse -t-on la boite et advienne que pourra ? Ou lui donnons-nous à rechercher des indices qui vont l’aider à trouver la formule? Cela me rappelle le dessin animé d’Azur et Azmar , et de façon plus générale les histoires de quêtes. Ainsi, Azur pourra délivrer la fée des djinn, grâce à l’aide d’indices…
Alors comment aider l’enfant qui tient cette boite noire en louchant sans trouver la solution ? Et bien, il y a l’apprentissage ludique et aussi le renforcement positif qui apprend à faire des efforts.
Mais attention ce n’est pas « le bâton ou la carotte » ! Quand l’enfant fournit un effort, il reçoit un renforcement positif (exemple: une carte). Quand il ne fournit pas d’effort, il ne reçoit rien. Ce qui permet de dédramatiser les conséquences du non comportement et de diminuer les interactions négatives qui surviennent quand « il n’a pas fait ». Les cris et les punitions n’aident pas à l’arrêt du mauvais comportement car pouvant eux-même représenter un petit plus (pour certains enfants le bâton c’est mieux que rien).
Le renforcement positif permet de matérialiser le plaisir final après un effort et même de valoriser celui qui a fourni cet effort.
Une carte ou un bon point aide l’enfant à concevoir matériellement cette vue d’esprit qui est « effort=plaisir ». Certains thérapeutes proposent aussi la gommette ou de dessiner un soleil.
La carte, pour ma part, me semble encore plus « matérielle » et consiste déjà à un petit plus (quand L’enfant de 3 à 9/10 ans gagne par exemple une carte représentant son héros préféré…. Youpi!)
Il peut même ensuite les utiliser comme un moyen de paiement. Grâce à une, deux ou trois cartes rendues à un parent, il peut faire un jeu de société, visionner un épisode de son dessin animé, se coucher quinze min plus tard, lire une histoire en plus le soir etc…
« Nos efforts sont payants »: Ne le disons-nous pas? Et bien, dans le cas de l’enfant bénéficiant de ce système, ce sont ses efforts et non le bon plaisir de ses parents qui lui offrent « des petits plus » dans sa vie d’enfant .
Il apprend ainsi qu’il a plus d’intérêt à avoir un bon comportement et qu’il est capable de fournir des efforts pour celui-ci.
Souvent, les enfants et les adolescents (je parle alors de crédits avec eux) accrochent vite à cette méthode. Et même s’ils peuvent devenir avides de récompenses, cela ne les rend pas « cupides »! Ils ont envie de bien faire et sont fièrs d’y arriver. N’est ce pas mieux un enfant qui ne frappe pas sa soeur sans arrêt car respecter sa soeur est un bon comportement ? Qui aide à mettre la table, à ranger ses affaires ? Etc…
Du reste, l’enfant qui gagne des bons points, intègre dans un second temps le bénéfice de faire cet effort. Le bon comportement devient une habitude. L’enfant n’a plus besoin d’être motivé. Il a intégré le bon comportement. L’effort devient naturel.
Certains parents ne se retrouveront pas dans ce mode éducatif. Surtout quand leur enfant ne pose pas de problème… Mais pour ceux qui ont des enfants ou des ados qui supportent difficilement la frustration, les efforts, les contraintes: le renforcement positif est la formule magique provisoire, à condition
– elle soit bien comprise : ce n’est pas une carotte.
– elle ne soit pas d’un flou spectral : un petit garçon a gagné cinq bon-points, il est fier car il a gagné la possibilité de faire cinq parties de cache-cache avec ses parents. Mais voilà, il faut trouver le temps et cela fait déjà quatre jours…Pourquoi en gagner plus????.
– elle ne demande pas une patience de moine zen : La gratification doit être rapide : un bon point par bon comportement par ex. L’enfant peut en gagner cinq ou plus dans la journée. Mais seuls deux suffisent pour avoir un « petit plus ». Et non pas les « 50 POINTS BLEUS qui permettent l’obtention d’un stylo- plume » comme parfois les maîtresses bien intentionnées proposent à leurs élèves de primaire… seuls les « bons élèves » les obtiennent en fin ou milieu d’année. Démotivant n’est ce pas? A quoi bon fournir des efforts !
(Illustration: Azur et Asmar. scénario-réal M Ocelot)

LE TROP BON PARENT N’EST PAS SI BON… EXEMPLE DANS CORALINE

Et oui les bons parents ont des défauts ! Nous devons acceptés nos limites. Nos enfants apprendront aussi que leur parents nee sont pas tous puissants.

(Illustration. CORALINE. Scénar Henry Selick , Neil Gaiman. Réal. Henry Selick.)

Devons-nous TOUT satisfaire ?

Voici deux exemples:
. Le jeune buddha était un enfant choyé. Ses parents étaient si soucieux de son confort, qu’ils avaient même exclus l’existence de la laideur, de la souffrance et de la vieillesse aux yeux de leur bien aimé. Buddha vivait enfermé dans un monde fantasmé, un monde parfait. Etait il heureux? Il s’en est enfui!
. Dernier exemple (pour les fans de Harry Potter) : Le cousin de Harry Potter est malheureux malgré le nombre effarant de cadeaux. Il lui faut toujours plus car il ne sait pas se contenter et se satisfaire de ce qu’il a. « Pauvre garçon! »
Les enfants « gâtés » sont rarement heureux. Ils sont même plus souvent insatisfaits et plus frustrés! Si habitués à recevoir, Il éprouvent moins de plaisir et deviennent plus exigents. Ils râlent souvent. Ce n’est jamais assez bien. Ils en veulent toujours plus!
L’enfant gâté devient dépendant. Et cette dépendance est un puit sans fond. Etrangement à vouloir que l’enfant ne manque de rien, on crée un manque plus profond…pernicieux pour sa vie sociale, son développement psychomoteur et sa vie future. En effet, l’enfant gâté croit qu’il ne peut être heureux par lui même. Son bonheur dépend de l’autre et surtout des soins apportés par ses parents (cadeaux, mets exquis cuisinés des heures et des heures etc…). « Il n’est donc pas capable ». Ce qui rogne sur sa confiance en lui.
Par ailleurs, le message donné à l’enfant est que « seul son bien être est important et que les autres sont là pour le lui apporter ». Ce qui ne contribue pas à l’empathie envers les autres et au partage…
Je me rappelle ainsi d’un petit garçon, si malheureux le jour de son anniversaire car ses grands parents ne lui avaient pas offert autant de cadeaux que l’année dernière, qu’il en jeta une petite vache (mais costaud) sur la tête de son grand père…
(Illustration LE VOYAGE DE CHIHIRO. Scénar et Réal H. Miyazaki)