Archives pour la catégorie ECRAN

Les Ecrans avant 3 ans

 

Les écrans entrent en compétition avec les activités de la vie courante et gagnent le plus souvent, empêchant les enfants de moins de trois ans (et plus à mon avis) de développer leurs capacités : motrices, attentionnelles, d’abstraction, langagières (vocabulaire), affectives et sociales. Les enfants sont du coup en retard.

L’utilisation excessive chez le petit enfant pourrait même entraîner des troubles notamment dans la sphère sociale pouvant évoquer, par erreur un autisme; tableau clinique « autisme like » qui serait rapidement résolutif à l’arrêt complet des écrans.

Il ne faut donc pas mettre un écran entre les mains d’un enfant de trois ans révolu (voire jusqu’à cinq ans !) quoique en disent les publicitaires. Laissons donc les enfants apprendre et se développer dans le monde réel avant d’évoluer dans le monde virtuel…

Le syndrome des pâtes au micro-onde et le syndrome NCIS et mon bouquin

sd ncis et patesCes deux syndromes ne sont pas inventoriés dans les livres de médecine et de psy. Par contre, ils sont symptomatiques de notre époque et mettent en garde sur la place données aux écrans dans le quotidien des enfants. Cette place est bien trop importante pour moi au delà des bénéfices des nouvelles technologies que je ne nie pas et même prône! Du coup, en tant que mère, individu et psy, j’ai passé un peu plus d’un an à me documenter et écrire, puis ré-écrire un manuel à l’usage des parents. Il sortira à la rentrée. Cela pourrait se faire même avant les vacances mais bon, je verrai. Je dois faire la couverture ! M’assurer qu’il n’y a pas trop de fautes :p… Bon, j’arrête la promo mais qui va la faire si ce n’est moi?

Alors c’est quoi ces syndromes? Je vous les illustre, vous allez comprendre:

  1. Voici un ado, âgé de douze ans, qui pense que les pâtes se font au micro-onde. Oui pas à la casserole. Il ouvre de grands yeux quand je lui explique comment on fait et demande tout de go à maman si « ils pourront essayer ce soir ». En tout cas, s’il ne sait pas encore utiliserla plaque de la cuisine mais par contre il est très fort sur son jeu de clash of clan. C’est ça « le syndrome des pâtes au micro-onde ».
  2. 2. Voici une gamine, âgée de neuf ans, qui refuse de dormir chez les copines le vendredi (c’était il y a quelques années je ne sais pas quand ça passe maintenant…). Et pourquoi? Car son feuilleton préféré passe à la TV. Le feuilleton en question c’est NCIS, une série qui n’est pas du tout de son âge… Non mademoiselle, les autopsies c’est « cracra ». Mais elle, elle peut quand-même voir NCIS car son grand frère de quinze ans la garde les vendredis. Certains vont me dirent « Ohlala, il faut vivre avec son temps! En plus, ça développe  la relation frère-soeur! » Mouais, je ne suis pas convaincue. Pour moi c’est le syndrome NCIS et j’en ai la preuve. Si si. Quand ma gamine (la mienne) âgée aussi de dix ans est revenue de sa super classe verte en râlant. Eh pourquoi râlait-elle? Au cours d’un quizz musical , mademoiselle a séché sur les musiques car c’étaient des génériques pour la plupart… Voilà ce que j’ai entendu ce jour là: «  A cause de toi (je sens que je vais être un sujet de discussion chez son futur psy 🙂 ) je n’en connaissais aucunes (des chansons) et notamment il y avait celle de… (Je vous le donne en mille) .. de NCIS.  » Bingo: C’est ça le « syndrome NCIS. »

 

Violence et écran, une histoire de neurones miroirs ?

neurones miroirs

« La violence a toujours existé. » C’est vrai. Mais la violence chez les jeunes est un véritable problème de santé publique, dixit l’OMS.Ref

Quand les « spécialistes » médiatiques affirment que les écrans et les jeux vidéo ne jouent aucun rôle sur la violence des adolescents, je me demande sérieusement s’ils vivent dans notre société?

Ont-ils des enfants de « maintenant »? Ont-ils travaillé ces vingt dernières années à l’hôpital ? Ont-ils traîné dans les commissariats et les tribunaux, autour des lycées et des collèges (pour ne pas dire les écoles primaires) ?

Regardent-ils les publicités, les clips, les séries, les films ? Rentrent-ils dans les magasins où les jeux en devanture sont les plus violents ? Et quand ils jouent, se mettent-ils à la place d’un jeune qui mitraille, qui vole des voitures, etc … pendant des heures et des heures ?

La réponse de ces experts médiatiques aux craintes d’autres experts est :

« Vous n’aimez pas les jeunes, vous en avez peur. »

Aucun danger donc ! En France, nous sommes des exceptions. Les jeunes ne sont pas touchés. Aucune influence possible. Nous sommes parfaits. Amen!

Et qu’en est-il des neurones miroirs ? Les jeunes en France n’ont-ils pas de neurones miroirs ?

Les fameux spécialistes médiatiques ne peuvent pas dire qu’ils ne connaissent pas cette haute technologie intracérébrale (ben non ils sont scientifiques). Mais qu’est-ce donc que les neurones-miroirs ?

Les neurones miroirs nous permettent de « vivre » ce que nous voyons. Je vous explique:  » je regarde Jacques planter un clou » et cette vision entraîne une stimulation dans ma caboche comme si JE plantais un clou.

Si Jacques se fait mal je le ressens mais plus ou moins, selon mon propre niveau cérébral « d’empathie-bienveillance » mais aussi selon le nombre de fois que je l’aurai vu se donner un coup. En effet, si Jacques se donne un coup mille fois devant moi, cela devient banal (voire même « chiant »). « Je n’ai plus mal pour lui »… En d’autres termes plus je vois de la violence sur les écrans, plus elle devient banale et je me « désensibilise ». 

Alors dites-moi, fort de cette connaissance des neurones miroirs, pensez-vous qu’un jeune qui passe quatre heures par jour à jouer au militaire ou au voleur de voitures et qui tabasse des gens ne se désensibilise pas à la violence ? Le jeu anti-social n’apprend-il pas à être anti-social ? Les fameux spécialistes médiatiques admettent que les jeux vidéos sont didactiques. Comment font-ils pour refuser l’impact négatif de ces jeux et accepter leur impact positif ? Paradoxal, non? J’appelle cela de la mauvaise foi. Oups! Il faut rester politiquement correct dans notre contrée. Au lieu de dire « tout va bien » « ne soyons pas réac » « nous aussi on a été jeune ! T’as oublié mémé ? », critique facile et non constructive de type « peau de banane », les spécialistes médiatiques devraient se remettre en question.

Pour aller plus loin,

  1. je vous propose de lire un article publié dans le Monde, écrit pour le coup par de « vrais spécialistes ». Ils s’indignent des recommandations publiées par l’Académie des Sciences qui , elle aussi (comme les spécialistes médiatiques) plaide pour une utilisation permissive des écrans chez le petit ! incroyable mais vrai 🙁 cliquer ici
  2. Je publierai bientôt un livre pour aider les parents à manager les écrans avec leurs enfants et adolescents…. quand j’aurai fini les corrections!!!! 🙂

 

 

 

 

Coder dès la primaire ?

J’ai été fort intéressée par les propos de l’informaticien, Leslie Lamport super-programmeur. Pourtant, il prône l’écriture comme pré-requis avant de programmer. L’écriture sur papier (mathématique j’entends) lui permet de mettre en ordre ses pensées et de les simplifier au maximum. Il compare cette activité comme une activité d’effort comme la course mais elle aussi indispensable à la pensée. D’après lui, si « les programmes d’informatiques ne fonctionnent pas aussi bien qu’ils le devraient. C’est principalement par ce que les programmeurs ne mettent pas toujours leur pensée par écrit avant de coder ». (référence:cliquer ici)

Ce qui pose question de la pertinence du projet d’apprendre à coder dès la primaire pour un soucis de « performance » car « la France n’a pas assez de gens formés ». Mais l’urgence se place-telle à ce niveau? Les enfants ne doivent ils pas acquérir les bases de ce qu’est un problème?

Ne doivent-il pas apprendre à déchiffrer l’énoncé, savoir quels sont les informations pertinentes et trouver la séquence pour trouver la solution? En fin de cm2 quel est le pourcentage d’enfant ayant acquis celles-ci?

Ne commence-t-on pas trop tôt l’abstraction? Dès le CP les enfants ne manipulent plus ou rarement en mathématique!

Combien d’enfant à partir du primaire (ou avant parfois) aime apprendre? Combien osent essayer et donc se tromper? Combien osent faire preuve d’originalité ? N’est-ce pas le goût d’apprendre, la créativité, l’enthousiasme, l’acceptation de prendre des risques, la confiance en soi qui sont des gages de « performance »? Ne sont-ce pas des valeurs indispensables pour entreprendre? (référence ici)

Ma conclusion à cette nouvelle « trop mortelle » en langage ado ou « populaire » en langage « pas de langue de bois du doc »: En France, nous mettons la charrue avant les boeufs.

et si ça vous intéresse:

Le bénéfice du renforcement positif

Les Tablettes au collège

 

Tablettes au collège: Fantasme ou coup de pub pour l’education nationale?

Affligeant! En 2014 le gouvernement promeut les tablettes au lieu de réfléchir à de vrais changements dans l’instruction des enfants, ados et surtout « futur citoyens du monde ». Non les nouvelles technologies ne résoudront pas les problèmes des enseignants à enseigner et des jeunes à apprendre! C’est un fantasme ou pire un coup de pub, de la poudre aux yeux pour les parents.

A l’heure actuelle, aucune étude démontre le bénéfice des écrans à l’école. D’après Ron Canuel « selon les chercheurs crédibles, isoler l’incidence de la technologie sur le facteur humain d’une classe constitue un défi de taille » (article ici). En gros : l’apprentissage en classe dépend de l’enthousiasme et des qualités humaines de l’enseignant et aussi du niveau socio-culturel des élèves comme de l’implication de leurs parents. En France, la corrélation entre le milieu socio-économique et la performance scolaire est marquée (rapport PISA)

Je rajouterai que l’apprentissage dépend aussi :

1 Des objectifs raisonnables définis (on va leur apprendre à coder en primaire?! cliquer ici),

2 Du nombre d’enfants en classe,

3 Du temps passé à apprendre (moins de journée scolaire à rallonge et moins de vacance seraient profitables)

4 De la formation et de l’accompagnement des enseignants.

Ce n’est donc pas l’écran qui, par magie, va régler les problèmes! Quelques questions me viennent en vrac : Ces problèmes, grâce aux tablettes, vont-il empirer? On va les utiliser dans des classes de combien d’élèves? Qu’en pensent les enseignants? etc…

Un fait à méditer: aux Etats-Unis, les travailleurs de l’industrie internet-tablettes et tutti quanti, parqués à Silicon Valley, inscrivent leurs rejetons dans des écoles privées « sans écran ». Tenez un article du Monde de 2012 (un bail non?) : cliquer ici . Pourquoi à votre avis?

Je ne suis aucunement contre les apports des nouvelles technologies. J’écris à l’heure actuel un livre sur ce sujet car les parents doivent absolument se faire leur propre opinion. J’admire le travail d’une amie maîtresse en petite section de maternelle qui utilise une tablette dans sa classe. Mais cet écran s’inscrit dans sa démarche créative d’instruire et elle ne se limite aucunement à cet outil: les livres, les graines, les assiettes, les cailloux, les ficelles et plus encore font partie du quotidien de ses élèves !

Je répète: l’apprentissage en classe dépend de l’enthousiasme et des qualités humaines de l’enseignant en tenant compte de sa formation, de son accompagnement, du temps imparti, des objectifs, du nombre d’enfants en classe.  Mais aussi du niveau socio-culturel des élèves comme de l’implication de leurs parents. Silicon Valley en témoigne…

J’en profite, si vous souhaitez être averti de la sortie de mon e-book merci de laisser vos coordonnées:cliquer ici

Voici l’Interview canal + qui nous apprend la nouvelle : cliquer ici

CONSEILS POUR SUPERVISER L’UTILISATION DES ECRANS (TV, NET, GSM…)



C’est un vrai casse-tête ! Dès cinq – six ans nous sommes confrontés à ce lobby machinchouette-higt-tech et avec les années cela se complexifie… Le problème principale est que nous ne savons pas nous même nous en servir! Si nous étions « pro », nous pourrions plus facilement mettre en place un modus utilitaire mais nous sommes nous même assaillis pour ne pas dire ensevelis dans ce marasme commerciale et technologique!

Dans cette jungle, rappelez vous déjà votre rôle de parent.  Et cela, quand bien même vous faites l’objet d’un harcèlement sociale-publicitaire avec le rejeton en prime! N’oubliez pas non plus que l’ennui ne tue pas et que votre jeune peut même trouver des solutions à cet ennui!

Puis, voici quelques conseils d’un pédopsy confronté aux écrans, dans son quotidien de professionnel et de parent :

La télévision:

Je vous conseille de regarder toujours avec lui la première fois et plutôt un DVD que la télévision. Vous pouvez ainsi contrôler ce qu’il voit et partager avec lui cette expérience en parlant avec lui de l’histoire, de ce que ressent le protagoniste (il apprend ainsi à nommer des émotions), de ce qu’il comprend, de ce que lui -même aurait ressenti ou fait à la place de… (de développer son esprit critique!).
Et surtout ne jamais lui mettre une télé dans sa chambre!!! Pourquoi pas un frigo et un micro-onde? Ne vous étonnez pas alors qu’il ne sorte plus de sa chambre…

A partir de trois ans: une émission adaptée comme les « Teletubbies ». Puis des histoires d’enfants ou d’animaux (« Franklin »,…) en dessin animée… Mais sachez qu’on les trouve en livres …

Pour les primaires: Les fin d’après-midi où il n’y a pas d’école le lendemain par exemple. Un feuilleton. En effet, préférez des séries qui sont courtes et racontent une histoire avec des valeurs : « Les Mystérieuses cités d’Or », Il était une fois le corps humain. « La petite maison dans la prairie » est gorgée de bons sentiment et mélo mais les enfants (les garçons peuvent aussi se passionner à partir de sept/huit ans) apprennent dans les quatre premières saisons la vie difficile, la pauvreté, l’amitié, la maladie, la morale… Le livre existe aussi et peut être addictif pour les huit neuf ans, et pas que pour les filles !

C’est aussi un moyen de leur faire découvrir ( et de faire partager avec eux) nos séries ou nos films préférés (même en noir et blanc!) : « La guerre des boutons », « Bébère et l’omnibus », « Le ballon rouge », « Le distrait », « Le jouet », etc… (voir page)
Pour les collégiens et les lycéens: profiter de films ou de séries à leur faire découvrir, dans un but de partager des plaisirs ensemble et aussi de leur faire développer un esprit critique (« Va, Vis, deviens » par ex…, )


Les jeux vidéos :

Mon conseil princeps : le plus tard sera le mieux!

Second conseil : Munissez-vous d’une grosse horloge et restez vigilant le temps imparti!

Troisième conseil: Regardez vraiment le jeu pour vous en faire une idée: est-ce violent, Est colporteur de valeurs antisociales ???? 

A partir de 8 ans (compatible aussi à douze/treize ans !): 2 séances de 15 min ou une séance de 30 min le samedi et le dimanche. 


Le mercredi en plus? à partir de onze ans.


A partir de quatorze ans, on peut négocier une à deux séances de trente min samedi-dimanche si la vie « est très ennuyeuse »….

Attention le temps passé à la Doxx-truc ne se dissocie pas de celui passé à la Game-bidule !

Le téléphone portable :

Dur-dur ! Beaucoup le reçoivent à l’entrée en 6ème; Il semble que cela devienne une sorte de passage, de rite, comme l’appareil dentaire…. Pour ma part, ce n’est pas claire concernant l’âge de début… Cela dépend aussi de la situation familiale. Les enfants de parents divorcés profitent de l’usage du portable quand cela reste parcimonieux et contrôlé.  

Il faut en tout cas être intransigeant sur certaines règles et cela jusqu’à 18 ans et plus! Mais normalement ils l’auront intégré si vous vous conformez aussi !!!  (cela concerne donc aussi les parents) :
  • Le téléphone n’existe pas pendant les cours et le temps des devoirs. « Il n’a pas été inventé! »
  • Au cours des repas, on ne répond pas au téléphone (portable ou fixe)
  • Le soir, le téléphone « se couche aussi » et reste à sa place, assigné, éloigné de la chambre de son possesseur qui peut lire ainsi puis dormir sans être perturbé…
  • Pas de photos érotiques ou plus!!!!!! à son chérie ou ses copines et encore moins à ses ennemis: donc à personne/

INTERNET
Internet, comme la télévision, est le réservoir d’images d’une violence inouïe dans tous les domaines, voire plus! Alors comment leur laisser la commande de ce paquebot?

Le filtre parental est une chose indispensable: 
oui pour le « filtre » sur l’ordinateur mais aussi soyez le filtre physique jusqu’à treize ans- quatorze ans. Il vaut mieux rester à côté (jusqu’à douze ans) puis dans les parages….

L’usage d’internet doit rester codifié : 

  • D’aide scolaire : pour profiter des supports d’apprentissage interactif dans certaines matières, par exemple d’exercices de grammaires interactifs qui peuvent permettre à l’enfant de faire son travail de manière ludique mais il faut alors rester près de lui.
  • De recherche culturelle ludiques/fantaisistes: d’images ( le japon, les fêtes scandinaves…), des musiques que l’enfant écoute…En regardant avec lui et en partageant avec lui notre goût et le sien, en le faisant réfléchir, en lui donnant notre sentiment… 
  • Concernant les jeux. Les conseils sont les mêmes que pour les jeux vidéos. Toutefois, je vous mets en garde contre les jeux en lignes MORPG. Ceux-ci sont potentiellement plus addictifs et peuvent entraîner des troubles du comportements (vols de carte bleues, isolement…). 
  • Concernant les adresses mails/ chats: l’adresse mail ne devrait pas être créer avant douze ans. Avec celle-ci, ils peuvent envoyer des messages à leurs amis et chater. Il vaut mieux leur donner de très très courtes plages horaires: quinze à trente minutes les jours où il n’y a pas école. Ils ne s’habitueront pas à passer des heures et des heures pour se dire au final pas grand chose.
  • Pour facebook:  A quatorze -quinze ans, facebook est incontournable pour l’instant (mais bientôt ce sera google plus ou Tartampion) et n’est qu’une projection de leur profil mail « après tout » … Alors pourquoi pas? Mais à certaines conditions…Il faut leur apprendre à se préserver en les aidant à bloquer leur profil, leur expliquer pourquoi ils doivent prendre pour ami QUE de VRAIS amis, qu’ils connaissent dans la VRAIE VIE et qui sont bien des amis (les messages sur le mur sont indélébiles et le harcèlement sur Facebook existe). Le temps passé se superpose au temps passé avec le mail : on choisit mail ou facebook mais pas les deux!
  • Les sites d’adolescents ou autres fans: dangers+++ Beaucoup de prédateurs (comme dans les jeux en lignes avec rencontres virtuelles des participants). Quinze ans semble donc un âge correcte en restant très vigilant et en le mettant en garde (pourquoi pas avec un article de magasine, un documentaire, film…) sur les dangers des chats avec inconnus, les rencontres… Je vous engage à lui demander de vous tenir au courant s’il veut rencontrer « un ami » fait sur un site (donc tenez vous au courant en parlant ensemble…) et de décider ensemble si c’est possible ou non et comment…    

L’ordinateur portable:

Sept ans n’est pas un âge raisonnable mais douze ans non plus. Et pourtant force est de constater qu’ils poussent bien tôt dans les chambres des enfants « pour les aider à faire leur recherche scolaire ». Ne doivent-ils pas apprendre déjà dans une bibliothèque avec des livres? L’information sur internet est à recouper avec d’autres infos! Mais comment faire si un prof leur demande un travail détaillé, une bio pour le lendemain? Faut-il le faire avec eux sur l’ordi ou s’indigner devant le prof qui ne tiendra du reste pas compte de votre indignation…

Internet est une jungle avec des bêtes féroces, pourquoi les y envoyer si jeunes? Et puis doivent-ils regarder tous les feuilletons, clips sexuels-vulgaires-violents? Connaître les dernières horreurs en images?

S’il faut donner un âge « raisonnable », peut être que quinze ans est un âge correct… Mais surtout il faut mettre en place les mêmes conseils que ceux donnés pour l’utilisation du téléphone portable à la maison… Comme ceux des jeux et des films et bien sûr pour le Net, ci-dessus.


DERNIER CONSEIL GLOBAL: N’oubliez pas que le PLAISIR SE GAGNE. Et… 
Que les nouvelles technologies servent aussi l’APPRENTISSAGE!

SAVOIR DISTINGUER BESOIN DE DÉSIR … Et savoir répondre aux demandes de son enfant/adolescent.


En tant que parent, nous devons subvenir aux besoins de notre enfant, que l’on pourrait résumer par l’amour, le respect, l’écoute et la guidance éducative ( développer son esprit critique en fait partie).

L’enfant ou l’adolescent, a-t-il besoin (pour « souffler » après l’école) du dessin animé du midi en semaine ? De la console de jeux ? De chamallows crocos chocopouettes et autres friandises ?… La liste est longue de ces désirs déguisés en besoin.
Car la myriade de sollicitations et d’offres dans notre monde de surabondance entraîne une confusion entre la notion de besoins et de désirs. Le besoin est indispensable au développement de l’enfant alors que le désir ne l’est pas. Le désir n’est donc pas un dû mais le plaisir que l’on en tire adoucit notre vie. Les paroles de la petite chanson de Mozart en témoigne : « Je préfère les bonbons à la raison ».
L’enfant ou l’adolescent a le droit de désirer et de chercher à satisfaire son désir à condition que celui-ci soit adaptéEn cherchant à se satisfaire, il apprend seul et acquiert des nouvelles compétences. Il s’autonomise.
Quand ses désirs sont inadaptés, notre rôle de parent est encore moins une partie de plaisir pour lui ou pour nous mais est indispensable. Nous devons l’aider à y réfléchir voire nous devons nous y opposer. Un bon parent ne satisfait pas tout.

Et c’est la question qui taraude bon nombre de parents: dois-je refuser la dernière console? Le sac-le-plus-cher-du-collège? Car SERAIS-JE UN BON PARENT?
Reprenons le début : les parents se doivent d’apporter amour, respect, écoute. Pour savoir si vous êtes un bon parent, « un parent qui fait au mieux », posez-vous les bonnes questions :
Votre enfant a-t-il une chambre? Mange-t-il à sa faim ? Est-il en bonne santé? Va-t-il à l’école? a-t-il des amis? A-t-il des jeux? A-t-il droit de jouer? Exprimez-vous verbalement et par des gestes tendres votre amour pour lui? Respectez-vous son intégrité physique et psychique? Jouez-vous avec lui de temps en temps? Prenez-vous du temps pour parler avec lui? L’écoutez-vous quand il se plaint et vous demande de l’aide? Lui offrez-vous des cadeaux dans les occasions importantes?…

Comment alors répondre à la demande de l’enfant/ado? Déjà en prenant notre temps ! Il faut s’interroger et l’interroger dans un second temps sur l’activité ou l’objet qu’il désire :

est-ce bon pour lui ? À savoir : Est-ce de son âge?

La télévision avant trois ans n’est pas indiquée. Les films violents provoquent des peurs, des angoisses en fonction de l’âge et du type d’enfant (très imaginatif, l’enfant aura plus de peurs, de troubles du sommeil).
Des temps de jeux vidéo trop longs favorisent la survenue de crises d’épilepsie. Après un temps de jeu vidéo chez l’enfant hyperactif, les parents remarquent en consultation l’exacerbation d’une agressivité.
Le contenu de ces jeux peut être violent, voir extrêmement violent, et malgré les interdictions en fonction de l’âge, les magasins de jeux n’hésitent pas à vendre à des enfants de dix ans des jeux interdits au moins de dix huit ans !!!!

Est-ce compatible avec sa santé?

Savez-vous que la luminosité des écrans diminue la sécrétion de mélatonine, un neuromédiateur qui informe le cerveau qu’il est l’heure de dormir. Une sorte de marchand de sable intégré! Le problème est que chez certains enfants le pic en mélatonine de base est déficient. Ce qui entraîne plus de difficultés à s’endormir…
Le temps passé devant un écran est corrélé au poids et au manque d’exercice physique: la sédentarité est favorisée par la pratique de jeux vidéo, internet… On peut donc se demander si cette pratique est adaptée aux enfants diabétiques, en sur poids ?….

Est-ce compatible avec la vie de famille, la vie amicale, la vie sociale (voire les apprentissages)?


Certaines activités isolent grandement de la vie familiale et sociale : l’enfant refuse les sorties pour passer du temps sur sa console le week-end…Ne pas avoir certaines affaires, signes de reconnaissance du groupe, peut être mal vécu dans des établissements scolaires très sélectifs….Cette pratique habituelle au collège est malheureusement entrain d’envahir la cours de récréation des primaires!





Est-ce compatible avec la vie d’écolier/collégiens/lycéens ? Avec le temps consacré aux devoirs, à la lectures, à la rêverie, à la musique, au sommeil…? 





Est-ce compatible avec le budget économique familial? Pouvez-vous vous permettre un tel achat? Ne doit-il pas participer à celui-ci? Est-ce tout simplement irréalisable pour vous?





Est-ce respectueux de lui? De vous? Des autres?

Si la réponse est favorable, l’enfant ou l’ado doit se plier à des règles dépendantes de son âge et qui l’aident à apprendre à réguler l’activité comme le temps passé sur un jeu d’écran, sur msn, sur le téléphone portable… Savez-vous que le soir (et oui les textos illimités!) les ados peuvent recevoir 500 sms voire plus ? Savez-vous que bon nombre regardent la TV dans leur lit grâce à leurs bidules performants miniaturisés que vous lui avez offert pour téléphoner ?

Enfin, il doit fournir des efforts pour obtenir ce qu’il veut ! L’obtention d’un objet/activité est bien plus gratifiant quand on l’achète avec l’argent gagné ! Ces efforts peuvent être :

De devoir contribuer financièrement en faisant « des travaux d’intérêts familiaux », en faisant un petit job (baby sitting, …).





De fournir un nombre spécifique de bons points ou tickets ou jetons. Ces bons points sont gagnés en fournissant des efforts pour lui et pour la famille : devoirs, des tâches ménagères ou familiales; comme aller chercher son petit frère les soirs où vous avez besoin qu’il le fasse, ranger ses vêtements, sa chambre, mettre une machine, le couvert, faire le repas, sortir le chien, faire la litière du chat, nettoyer la baignoire, les WC, passer l’aspirateur, etc…

Et s’il vous dit que vous êtes ringard? Souriez tous les parents passent par là! 

La prochaine semaine, je donnerai quelques conseils en fonction de l’âge… sur la télévision, les jeux vidéos, le téléphone portable…

LE PERMIS POUR LA VOITURE ET POUR LE TELEPHONE, LES CONSOLES, L’ORDI, LES FEUILLETONS TV… ?


A une époque, nous pouvions conduire une voiture sans permis… C’était une autre époque!

Mais après bien des accidents (et oui même avec une vitesse digne de celle d’un escargot ça arrive !), une idée a jailli : il faut apprendre à conduire. A savoir: Apprendre à s’en servir. Alors quand les enfants, les adolescents me disent qu’il « faut vivre avec son temps », je leur réponds « Oui bien sûr mais il faut avant « apprendre à vivre avec son temps ».

Adultes, apprenons déjà à nous servir de ces engins puis enseignons le à nos descendants…
Mais attention la voiture s’apprend à partir de 16 ans (accompagnée), et sinon à 18 ans. Il faut donc bien un âge pour le téléphone portable, le portable ordi, les consoles à disposition, les jeux pour consoles ou ordi interdits au moins de 18 ans achetés à huit ans, et d’autres bidules ….

CE MONDE D’ECRANS : EST CE BIEN RAISONNABLE ? et petit bémol…


Les écrans nous captivent. En entretien, bon nombre de parents (souvent les pères) jouent avec leur clavier, voire envoient des textos. Au spectacle (je vous assure !), un petit gars de cinq/ six ans a sorti sa console sous les regards de ses grands parents qui n’ont pas moufté !

Sous prétexte de vivre avec notre temps, nous offrons des jeux didactiques sur ordinateurs, des jeux pour consoles (nomades ou pas), des jeux pour le téléphone portable qui est parfois un petit ordinateur à lui seul… L’écran nomade mini ordinateur vient aussi proposer son lot de jeux téléchargeables. Et n’oublions pas les dessins animés pour rendre intelligents sans parler des chaînes dédiées jour et nuit à ce noble objectif d’instruire….

Et comme les adolescents sont « frustrés », on nous invente le téléphone-ordinateur qui fait tout même internet sauf téléphone ! Ce génial engin est adressé aux plus de treize ans. Il est interdit avant. Merci monsieur le constructeur de l’avoir noté mais si on vous l’achète pour un plus petit, vous nous en empêchez ?
Mon fils de neuf ans m’en a demandé un. Il faut dire qu’un de ses camarades en possède un (oui ?!) et que les enfants sont très bien informés. Les informations publicitaires de RADIO-ECOLE se propagent du collège à la primaire voire la grande section de maternelle avec une rapidité surprenante !

Du reste, grâce à RADIO ECOLE, j’apprends une foule de choses !! Ex : les feuilletons où exercent médecins légistes et criminels en série sont vus par des huit neuf ans… Au cours d’un quizz organisé en classe verte, ma fille s’est plainte de ne pas connaître les musiques proposées. Elle a compris que c’était  » à cause de sa mère »! En effet, les génériques passés étaient en partie inspirés de ces feuilletons. pour en citer un : N.C.I.S. Ma fille avait dix ans. Elle a râlé en rappelant cette humiliation mais en même temps j’ai senti qu’elle savait bien que c’était « pour son bien » si maman « qui est pédopsy vous comprenez » ne veut pas… Et quel est un de nos rôles si ce n’est de les protéger? Raisonnablement mais quand même de les protéger. Et les écrans font des ravages!
Et si vous pensez « mais on n’y peut rien », vous vous trompez. Vous êtes l’adulte.

Connaître l’univers parallèle où vit notre enfant nous aide à rester vigilant….

Je vous invite à NE PAS VIVRE AVEC VOTRE TEMPS… un peu mais pas trop. Et pour les enfants?

Cependant je tiens à temporiser mes propos car ces mini ordinateurs peuvent aussi être des collaborateurs pour l’éducation , l’apprentissage et ce serait bête de s’en priver!!!!

Ecran nomade A QUATRE ANS ?

Dans une rue piétonne effervescente et joyeuse où des jeunes dansent un street dance endiablé devant des badauds et des clients des cafés, voici une petite fille assise dans sa poussette qui regarde un dessin animé. Elle tient dans sa main un écran nomade. Il rayonne sur son visage. La bouche entre ouverte elle reste concentrée.
Cette petite fille si calme est privée des autres et d’une multitudes d’apprentissages que son écran nomade ne peut lui fournir (n’en déplaisent aux chaînes spécialisées-pour-rendre-intelligent-les-enfants, soit disant…).