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Les problèmes relationnels chez les enfants ayant un syndrome d’Asperger


Avant tout merci à une maman qui se reconnaître je pense. C’est grâce à elle que je me relance dans la vidéo. Ce n’est pas un exercice facile, et pour moi c’est même presque douloureux « mais je me soigne  » donc en en refaisant.

Je parle d’un sujet qui est primoridal et au centre du fonctionnement Asperger et qui amène beaucoup de problèmes et de conséquences néfastes. Je pourrai en écrire un livre ! Et c’est peut être ce que je vais faire. Mais bon, je reviens au sujet. On pense que les enfants ayant un syndrome d’Asperger ou Autisme de haut niveau (intellectuel) s’isolent mais ce n’est pas toujours le cas. Du reste s’ils le font c’est qu’ils en ont besoin (au niveau sensoriel) mais aussi pour ne pas avoir à interagir avec l’autre car ils ne savent pas comment faire et ça leur coûte.

Dans ma petite vidéo je parle des autres mode de communications possibles chez un enfant asperger:
ou il imite
ou il est dominé
ou il domine.
Tout ça permet de ne pas se poser de questions. Il reste que cela entraîne bien des problèmes.

L’adulte qui a « toujours fait comme les autres » ne sait pas au fond qui il est, l’enfant qui tyrannise (ou qui est tyrannisé) peut se faire éjecter/devenir à son tour esclave (tyran)/ intégrer que les relations sont toujours Dominant-Dominé.D’autant que la notion « ami » n’est pas clair pour un enfant au fonctionnement Asperger. En effet, si l’enfant le tyrannise/le harcèle/le maltraite Mais dit qu’il est son ami alors l’enfant Asperger « souffre douleur » pensera quand même « oui il est mon ami »… Le problème qui se rajoute est l’attentisme des institutions, qui du coup sont maltraitantes.

Halte aux mots « peau de banane »

Non à la critique négative

Bien que l’on parle de plus en plus de la communication positive/pédagogie positive/éducation positive, en France la critique reste une activité prisée chez les adultes entre eux et envers les jeunes, surtout où je vis à Paris.

En ce qui concerne les parents et les enseignants qui la pratiquent encore en 2015, la raison est d’après eux : mettre la pression au jeune, le « booster » . Certains adultes affirmeront même  « qui aime, bien châtie bien ». Je leur répondrai une chose : commençons par nous respecter. Car est-ce du respect quand on assène sans rougir:

« Tu poses des questions idiotes » « Tu es vraiment débile » « Tu es nul » « Même un enfant de trois ans saurait le faire »

« Tu peux pas faire attention?! » « T’es pas dégourdi! »

« Tu ne veux jamais m’aider à ranger » « Tu ne penses qu’à toi » « tu es égoïste » « Tu ne fous rien »

« Ma parole, t’as un poil dans la main! »

« Qu’est ce que j’ai fait pour méritez ça? » (celle-là c’est le titre d’un film d’Almodovar)

« Vous n’aurez jamais votre Bac » (très souvent entendues en filière scientifique) « Vous êtes une classe de branquignoles » (bon là, pas sûre que les gamins comprennent et le prennent négativement :p)

« Tu n’as aucune culture » (et les jeux vidéos? c’en est pas de la culture, révisez votre définition » « tu ne t’intéresses à rien » (et la programmation c’est rien? La sécurité des sites web aussi?)

Bon Stop, je m’arrête là mais je pourrai continuer une journée entière sans panne d’inspiration ! En bref, la critique non constructive est très appréciée en France, Or doit-on la maintenir sous prétexte « d’exception française »? à quoi sert-elle ? Sûrement pas à trouver des solutions. Car ce qu’on dit à l’autre c’est :  « tu ne vaux pas grands chose, donc tu ne peux pas faire grand chose ». Pour le décourager y a pas mieux. (la motivation un article ici)

En plus d’être injuste (et de provoquer donc), elle entame la confiance en soi de celle ou celui qui les reçoit. D’autant que la parole de l’adulte est  « d’or » . Les paroles, les phrases maladroites sont ainsi de véritables peaux de bananes qui font chuter jusqu’à casser notre « confiance en soi ». Et les jeunes de reprendre à leur compte la critique. Ils s’auto-flagellent et flagellent leurs pairs, les plus petits plus vulnérables… Mauvaise façon de s’affirmer à savoir « dominant/dominé ».

Et quand on croit ne pas valoir grand chose que se passe-t-il? Tristesse, anxiété, voire dépression, opposition avec ou sans provocation, crises de colères etc…

J’ai ainsi rencontré, il y a peu, un garçon de huit ans qui voulait passer sous un train. Il le disait très sérieusement. Cela semblait pour lui la seule solution à son problème. Et quel était son problème? Il était nul à l’école et son enseignant le lui répétait souvent. Au cas où il oublierait.

Les  « peaux de bananes » font mal ! Combien d’enfants en France se sentent à l’aise à l’école ? Combien n’ont pas peur de poser une question « car ils n’ont pas compris »? Combien interviennent en classe quand ils sont sûrs de la réponse ? Combien ont mal au ventre le dimanche soir ?

Pour apprendre, il faut créer un climat favorable de motivation mais aussi de sécurité. Car apprendre demande de se dépasser, d’aller plus loin, d’aller en terrain inconnu. Il est indispensable de se sentir aussi protégé et le « respect » y contribue fortement.

J’irai même plus loin. Combien oserons jeunes adultes se lancer dans une carrière « à risque »? Comme par exemple « entreprendre »? Combien choisiront leur métiers, leurs activité professionnelle par « amour »? Combien sauront « aimé » ce qu’il font? Combien seront heureux?

Les peaux de bananes sont un véritable fléau pour le bien être de chacun mais aussi d’une société et de l’avenir de celle-ci. La peau de banane fait mal non seulement à celui qui la reçoit mais aussi à celui qui la balance. Car dire du mal nous barbouille aussi l’âme en nous confinant aussi dans un quotidien morose « tout le monde est nul » (cf article Stop aux croix intempestives).

Il faut donc apprendre à communiquer : l’écoute, le respect de l’autre et de soi sont au premier plan. Accepter l’autre tel qu’il est avec ses défauts et ses talents, comme nous-même. L’affirmation de soi respectueuse devrait s’apprendre à l’école mais pour cela, il faut aussi l’enseigner aux adultes et notamment aux (futurs) enseignants.

Pour aller plus loin:

Un autre témoignage : cliquer ici

La punition doit-on punir? cliquer ici Quand et comment punir ? cliquer ici

Je vous propose et surtout aux enseignants des petits mots d’encouragement pour les enseignants que deux soeurs enseignantes et joliment illustrés vous offrent : cliquer ici

Comment motiver en classe ? : cliquer ici

Coder dès la primaire ?

J’ai été fort intéressée par les propos de l’informaticien, Leslie Lamport super-programmeur. Pourtant, il prône l’écriture comme pré-requis avant de programmer. L’écriture sur papier (mathématique j’entends) lui permet de mettre en ordre ses pensées et de les simplifier au maximum. Il compare cette activité comme une activité d’effort comme la course mais elle aussi indispensable à la pensée. D’après lui, si « les programmes d’informatiques ne fonctionnent pas aussi bien qu’ils le devraient. C’est principalement par ce que les programmeurs ne mettent pas toujours leur pensée par écrit avant de coder ». (référence:cliquer ici)

Ce qui pose question de la pertinence du projet d’apprendre à coder dès la primaire pour un soucis de « performance » car « la France n’a pas assez de gens formés ». Mais l’urgence se place-telle à ce niveau? Les enfants ne doivent ils pas acquérir les bases de ce qu’est un problème?

Ne doivent-il pas apprendre à déchiffrer l’énoncé, savoir quels sont les informations pertinentes et trouver la séquence pour trouver la solution? En fin de cm2 quel est le pourcentage d’enfant ayant acquis celles-ci?

Ne commence-t-on pas trop tôt l’abstraction? Dès le CP les enfants ne manipulent plus ou rarement en mathématique!

Combien d’enfant à partir du primaire (ou avant parfois) aime apprendre? Combien osent essayer et donc se tromper? Combien osent faire preuve d’originalité ? N’est-ce pas le goût d’apprendre, la créativité, l’enthousiasme, l’acceptation de prendre des risques, la confiance en soi qui sont des gages de « performance »? Ne sont-ce pas des valeurs indispensables pour entreprendre? (référence ici)

Ma conclusion à cette nouvelle « trop mortelle » en langage ado ou « populaire » en langage « pas de langue de bois du doc »: En France, nous mettons la charrue avant les boeufs.

et si ça vous intéresse:

Le bénéfice du renforcement positif

Les Tablettes au collège

 

Sanction: Non aux croix intempestives!

croix

Témoignage d’une enfant en CM2 sur sa maîtresse « stressante ».

Si l’on oublie son cahier: une croix, un livre: une croix, si on parle: une croix. Et au bout de cinq croix? Une heure de colle…Qui servira à quoi?

Si on ne présente pas rigoureusement comme madame le demande: elle déchire et « en rajoute une couche » par ces commentaires. Plusieurs pleurent ! ».

Mais madame sait aussi gratifier: « si tu n’as aucune croix pendant deux trimestres, un petit cadeau peut être tu auras ».

Voici mon diagnostic et mes propositions à madame la maîtresse :

1- C’est bien normal que les enfants aient des boules dans le ventre avant de rentrer dans votre classe. Je ne parle pas de ceux qui ont des problèmes d’apprentissage! Car ceux-là peuvent s’en rendre malade! Un petit patient l’année dernière est allée par deux fois aux urgences pour suspiçion d’appendicite… Mais c’était dans une autre école.

2- Madame votre objectif principal n’est pas celui-là. Votre mission principale est surtout de donner envie d’apprendre et à faire des efforts. Sinon comment voulez-vous leur enseigner durablement des connaissances ? Oui c’est plus dur de nos jours. Non l’Education Nationale ne vous l’apprend pas.

3- Vous ne devez pas être heureuse en rentrant de votre travail. Vous ne voyez que ce qui ne vas pas dans vos élèves. Si vous pouviez voir leurs efforts! Vous gagneriez de la zenitude dans votre quotidien ! Sans parler de vos élèves qui reprendraient confiance en soi…

4- Prenez donc des conseils de vos collègues, ceux créatifs et enthousiastes. Tenez comme cette maîtresse qui tamponne dorénavant  les exercices de tous ses élèves d’un smiley recopiant l’Auxiliaire de Vie Scolaire qui le fait avec l’enfant qu’elle accompagne. Cette maîtresse a « osé », et , par ce petit geste, renforce positivement l’effort des enfants. Ce renforcement est plus efficace car il est immédiat et a lieu pour une tache réaliste (pas dans six mois pour une épreuve impossible).

Et en plus, quand on reçoit un smiley, ça donne confiance en soi!

Pour aller plus loin:

Un autre témoignage: « Halte aux mots « peaux de banane » cliquer ici

La punition doit-on punir? cliquer ici Quand et comment punir ? cliquer ici

Je vous propose et surtout aux enseignants des petits mots d’encouragement pour les enseignants que deux soeurs enseignantes et joliment illustrés vous offrent : cliquer ici

 

 

Tablettes au collège: Fantasme ou coup de pub pour l’education nationale?

Affligeant! En 2014 le gouvernement promeut les tablettes au lieu de réfléchir à de vrais changements dans l’instruction des enfants, ados et surtout « futur citoyens du monde ». Non les nouvelles technologies ne résoudront pas les problèmes des enseignants à enseigner et des jeunes à apprendre! C’est un fantasme ou pire un coup de pub, de la poudre aux yeux pour les parents.

A l’heure actuelle, aucune étude démontre le bénéfice des écrans à l’école. D’après Ron Canuel « selon les chercheurs crédibles, isoler l’incidence de la technologie sur le facteur humain d’une classe constitue un défi de taille » (article ici). En gros : l’apprentissage en classe dépend de l’enthousiasme et des qualités humaines de l’enseignant et aussi du niveau socio-culturel des élèves comme de l’implication de leurs parents. En France, la corrélation entre le milieu socio-économique et la performance scolaire est marquée (rapport PISA)

Je rajouterai que l’apprentissage dépend aussi :

1 Des objectifs raisonnables définis (on va leur apprendre à coder en primaire?! cliquer ici),

2 Du nombre d’enfants en classe,

3 Du temps passé à apprendre (moins de journée scolaire à rallonge et moins de vacance seraient profitables)

4 De la formation et de l’accompagnement des enseignants.

Ce n’est donc pas l’écran qui, par magie, va régler les problèmes! Quelques questions me viennent en vrac : Ces problèmes, grâce aux tablettes, vont-il empirer? On va les utiliser dans des classes de combien d’élèves? Qu’en pensent les enseignants? etc…

Un fait à méditer: aux Etats-Unis, les travailleurs de l’industrie internet-tablettes et tutti quanti, parqués à Silicon Valley, inscrivent leurs rejetons dans des écoles privées « sans écran ». Tenez un article du Monde de 2012 (un bail non?) : cliquer ici . Pourquoi à votre avis?

Je ne suis aucunement contre les apports des nouvelles technologies. J’écris à l’heure actuel un livre sur ce sujet car les parents doivent absolument se faire leur propre opinion. J’admire le travail d’une amie maîtresse en petite section de maternelle qui utilise une tablette dans sa classe. Mais cet écran s’inscrit dans sa démarche créative d’instruire et elle ne se limite aucunement à cet outil: les livres, les graines, les assiettes, les cailloux, les ficelles et plus encore font partie du quotidien de ses élèves !

Je répète: l’apprentissage en classe dépend de l’enthousiasme et des qualités humaines de l’enseignant en tenant compte de sa formation, de son accompagnement, du temps imparti, des objectifs, du nombre d’enfants en classe.  Mais aussi du niveau socio-culturel des élèves comme de l’implication de leurs parents. Silicon Valley en témoigne…

J’en profite, si vous souhaitez être averti de la sortie de mon e-book merci de laisser vos coordonnées:cliquer ici

Voici l’Interview canal + qui nous apprend la nouvelle : cliquer ici

Le Trouble du Spectre Autistique et l’humanisme

En psychiatrie et notamment dans la psychiatrie de l’enfant, on comprend différemment la pathologie à l’heure actuelle. Et il serait bon que les psychiatres comme les psychologues et autres intervenants s’y mettent!

Il existerait une infinité de combinaisons entre le « Normal » et le pathologique, dans le nombre des caractéristiques exprimées comme dans leur intensité. Nous parlons dorénavant en SPECTRE.

Dans le cas de l’autisme, la terminologie en a été changée. Nous parlons donc du Trouble du Spectre Autistique ou TSA.

Cette vision nouvelle est dynamique. Elle permet de mieux comprendre le fonctionnement de certains enfants, qui n’ont pas un autisme aussi caricatural que celui connu et médiatisé mais qui posent de réels soucis à leurs parents et aux enseignants. D’autant plus qu’ils sont plus tardivement diagnostiqués voire jamais diagnostiqués…

Le TSA caractérise un fonctionnement particulier de l’enfant/adolescent/adulte qui s’articule sur trois sphères:

  • Trouble de la communication: ce qui peut être « subtile » car l’enfant peut savoir très bien parler mais la fonction de « communiquer » est perturbée.
  • La permanence de l’objet : besoin plus ou moins d’un quotidien ritualisé.
  • Trouble de l’interaction à l’autre: relation à l’autre inadaptée (peu ou pas d’intérêt, trop de familiarité, compréhension sociale décalée)

Au fond, les critères du TSA extraient la « substantifique moelle » de ce que Kanner avait remarqué en son temps. Il avait eu le génie de synthétiser, d’extraires de comportements qui paraissaient différents des traits similaires. A l’époque la psychiatrie de l’enfant n’existait pas vraiment. Il en est un peu le père en rédigeant un premier traité de psychiatrie de l’enfant.
Après plusieurs années de « tatonnements », on revient au fond aux origines… A l’exception que notre observation est exercée et plus fine pour des troubles plus légers. Bientôt et par ce que l’on continue de chercher et de comprendre, une autre vision naîtra. Car nous allons de l’avant. 

Comment alors expliquer l’ébullition dans les milieux de la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent en france? Ils refusent tout simplement le changement. Ils ont atteint un équilibre et, comme tout système, ils refusent de changer. Ils justifient aussi leur raison d’être, leur poste sous couvert d’humanisme envers les patients.
Mais comment peut-on encore se targuer d’humanité ? Quand on met en priorité l’arthérapie avant l’éducation pour un enfant ayant une déficience mentale (non évaluée du reste, ni explorée)? Comment peut-on répondre avec aplomb au parent « Ce n’est pas de moi mais de votre enfant dont on parle. » Quand ce parent tente de comprendre pourquoi l’arthérapie et non l’école, et qu’il vous demande avec beaucoup de claire voyance « Si c’était votre enfant, après sept ans de suivi, vous ne voudriez pas savoir ce qu’il a ?« 

Le soin ne doit pas outrepassr sa place. Nous ne sommes pas des magiciens. Tout enfant a le droit de recevoir une éducation adaptée. La lui refuser sous prétexte de soins revient à rajouter à son handicap. 

La rentrée en maternelle: Vigilance.

Quand on a un enfant qui rentre à l’école, il est important de lier un contact avec l’enseignant assez rapidement pour être informé s’il rencontre des difficultés en classe, au sein de la collectivité. En effet, nombreux sont les parents qui me disent découvrir en fin d’année scolaire que leur enfant avait des problèmes en classe… Or l’entrée en collectivité permet de diagnostiquer des troubles qui seraient passés entre les mailles du filet (PMI, pédiatre, généralise, Halte garderie, crêche etc…Grands parents, lectures…)

Mais quelles sont les difficultés à rechercher?

Déjà si l’enfant ne s’exprime pas bien, il ne faut pas attendre la fin d’année scolaire pour se dire qu’il faut explorer. Non: si cela ne se décante pas dans les deux-trois mois, je vous suggère de voir le pédiatre et de demander un bilan ORL avec audiogramme avant de faire un bilan orthophonique. En effet, trop d’enfants commencent encore l’orthophonie au décours de la grande section. Ce qui est un une perte de temps inestimable!
Par ailleurs, il est important de savoir que, si l’orthophoniste vous dit « Revenez quand il parlera, vous pouvez être certain « que ce professionnel ne sait pas faire avec les petits »… De même si l’enfant n’est pas l’aise, si l’orthophoniste vous fait des réflexions sur son comportement qui gêne la rééducation, c’est que, malheureusement, il ne sait pas prendre en charge un petit. Et c’est plus fréquent qu’on le croit…
A noter si l’enfant ne s’exprime pas au cours de sa seconde année: il faut s’ en inquiéter avant sa rentrée de petite section!

Au sein de l’école, il est important de savoir si:
Votre enfant participe au groupe?
S’isole-t-il?

Ecoute-t-il les consignes? 
Se braque-t-il quand on lui demande de « faire »?
Va-t-il jusqu’au bout des taches qui lui sont données? 
Est-il habile de ses mains (=motricité fine)? dans sa motricité globale?

Est-il gêné par des bruits? Se bouche-t-il les oreilles en classe ou dans la cour?

Comment se comporte-t-il dans la cour? 
Est-il isolé? 
Ou est-il exclusif? 
Ou est-il dirigiste?
A-t-il des gestes bizarres, répétitifs?
Rentre-t-il en contact « normalement » ou non? Se montre-t-il agressif envers les autres?
S’intéresse-t-il à des jeux particuliers (il regarde le sable couler, les roue tourner, il aime faire rouler et jeter les objets pour faire du bruit etc…)

Toutes ces questions permettront de rechercher des troubles de la sensorialité (audition, vision…), comme des signes évoquant une dyspraxie, un trouble du spectre autistique de haut niveau trop souvent non diagnostiqué encore (même par les services qui doivent les dépister : l’expertise n’est pas toujours présente chez les soignants habitués souvent à des troubles caricaturaux quand les signes sont légers) , une hyperactivité suspectée…

Et si tout va bien? Tant mieux! mais alors je vous engage à voir si la relation aux amis est de bonne qualité. En effet, il existe bien trop souvent des relations dominant-dominé au sein de la cour qui méritent d’être prises en compte avec beaucoup de sérieux car ce type de relation influence les interactions futures.
Bien entendu, si votre enfant s’exprime facilement, il est important de l’écouter et de se mettre à sa place sans préjugé aucun, afin de comprendre ses tracas et de l’aider à les résoudre au mieux.
D’autres signes sont à prendre en compte comme les douleurs abdominales, les nausées, sans parler des pleurs et des refus d’aller à l’école qui sont des signaux alertant un mal être à rechercher…

S’OCCUPER DES DEVOIRS SANS S’EN OCCUPER: AUTONOMISER.


Au delà du fait que je ne suis pas favorable aux devoirs après l’école, si elle finit à 16H30, en tant que pédopsychiatre, mère et « vieille » enfant TDAH, il faut bien trouver des solutions pour améliorer la gestion des devoirs. Car dans un nombre important de cas, les devoirs sont la bête noire des enfants ayant un trouble de l’apprentissage comme des parents… Ma réponse est la suivante et attention c’est un petit casse-tête: il faut s’occuper des devoirs sans s’en occuper…. Bon j’essaye de vous décortiquer l’idée…
Il vaut mieux éviter, autant que faire se peut, de vous occuper des devoirs. Si des conflits surviennent autour de ce pensum, rien ne sert de s’obstiner. Vous risquez, sans vous en rendre compte, de mettre en place une communication pernicieuse avec votre enfant/adolescent. D’une part, vous vous occupez surtout de lui quand son comportement  n’est pas adapté, ce qui peut favoriser la poursuite de celui-ci. D’autre part, vos relations affectueuses s’entachent de ce « passif » au quotidien entraînant déjà une anticipation négative de vous deux sur le déroulé des devoirs qui deviennent synonyme de « cauchemar », puis sur les autres interactions non scolaires, lesquelles peuvent fondre comme neige au soleil. Votre relation peut ne plus tourner qu’autour des devoirs et la sphère familiale peut aussi s’en trouver polluée: le frère ne peut plus rentrer dans le salon car sa petite soeur doit faire son travail (il ne se sent plus chez lui), les week-ends sont pris en otage par « faire faire les devoirs » empêchant tout programme de loisir familial, de moments de partage. Le couple parental peut aussi s’en trouver affecté…
Les devoirs sont la responsabilité de l’enfantet non la votre. Mais en même temps, il est normal de veiller à ce que son enfant se mette aux devoirs et de l’aider s’il en a besoin (oublis de cours, apprendre à s’organiser, incompréhensions, le faire répéter, lui apprendre à apprendre etc…).
Le parent qui « envoie » le jeune faire ses devoirs sans se préoccuper un minimum qu’ils soient faits et correctement, si l’enfant a des soucis pour apprendre sa poésie ou autre, pour comprendre la leçon ou l’exercice, ce parent n’accompagne pas son enfant dans son autonomisation.
Je vois ainsi arriver des parents me disant qu’ils ne s’en occupent plus comme « lepsy »leur a dit. Mais dans certains cas, le « gamin » n’est pas encore autonome. « Lepsy »débarrasse les parents du problème qui persiste.
Si en plus, « lepsy »vous dit que deux séances de psychothérapie par semaine aideront l’enfant, je suis en total désaccord avec celui-ci qui évacue aussi ce problème trop « terre à terre » ou le « dénie » pour employer le jargon. Il oublie ainsi les règles fondamentales d’apprentissage, d’imitation, de compagnonnage, d’éducation quoi!
Or l’éducation est mise à mal en cas de troubles, notamment d’apprentissages. Il reste que le problème ne se résout pas quand on le range dans un placard. Et peut être ne le sera-t-il jamais, comme j’entends certains psy me rétorquer, mais ne doit-on pas essayer? C’est que ça peut marcher voyez-vouspartiellement ou totalement. Car autonomiser ce n’est pas « tiens, vas-y ». On ne met pas une fourchette dans la main d’un nourrisson et on ne lui dit pas « tiens, mange maintenant ». Il faut qu’il ait acquis des dents, une coordination visio-praxique adaptée ou doit-on lui proposer une psychanalyse ?
L’autonomie scolaire est du même acabit : elle dépend de l’autonomie de l’enfant qui ne consiste pas non plus à « faire pour lui ». De même, il faut également faire attention à ne pas oublier l’enfant « trop autonome » (comme le frère ou la soeur qui n’a pas de difficulté), car il en souffre aussi et peut avoir le sentiment de ne pas avoir le droit d’avoir de l’aide, car il n’a pas le droit à l’erreur, ni de se plaindre, les parents ayant déjà assez de soucis avec l’autre enfant …
Donc, si je résume, il faut aider son enfant à apprendre à se responsabiliser et à s’autonomiser, à s’organiser. Quand c’est possible, il faut se faire aider:
– Par des pédagogues qui sont des spécialistes et non des vampires commerciaux, des « vrais gens » qui aiment enseigner et se remettent en question.
-Par les intervenants « psy » et paramédicaux qui prodiguent des conseils judicieux : ergothérapeute, psychomotricien, orthophonistes, par les psychiatres et psychologues qui se penchent sur cette question;
-Par un thérapeute familiale, au besoin, qui peuvent désamorcer une situation « bouchée » et accompagner les parents dans la gestion des devoirs et du quotidien.
-Par des parents, des amis, qui peuvent aussi soulager, s’ils connaissent et s’intéressent à la pédagogie.

Alors, comment fait-on devant avec un enfant qui refuse de faire ses devoirs? eh!eh! vous le saurez lundi….

MON ENFANT A DES PROBLEMES A L’ECOLE?

Cette semaine les enfants et les adolescents font leur rentrée. Entre excitation et peur, une nouvelle année scolaire débute. Mais une chose est importante : Faire confiance à ses enfants… et jouer avec eux!
Savoir les écouter quand ils nous raconte et faire préciser au besoin s’ils nous font part de leur difficultés: en classe, à la récréation, pour les devoirs. Avant de conclure hâtivement sur des difficultés rencontrées ou de croire dans leur « paresse », ayez en tête que les enfants veulent bien faire et aiment l’école.  Quand ce n’est plus le cas c’est par ce que les difficultés rencontrées n’ont pas trouvées de solutions…Car elles n’ont pas été analysées correctement.
Les difficultés peuvent cumuler:
1) Difficultés d’apprentissage et troubles sensoriels (audition, vision…)
3) Difficulté de comprendre ce qu’on attend de lui (pour les petits) par difficulté d’adaptation sociale.
4) Relation enseignant/élève de mauvaises qualités voire pathogène avec exigence excessive, discrédits inadaptés etc… Mais aussi Méthodologie inadaptée à l’enfant (la méthode globale est encore utilisée seule par certains enseignants…)
4) Attente excessive de la part du ou des parents avec promesses ou punitions inadaptées pour obtention de résultats…
6) Anxiété par trouble d’adaptation, par anxiété anticipatoire, anxiété de séparation (du petit)…
7) Manque de confiance en soi dans ses production ou/et dans sa relation aux autres enfants…
8) Perfectionnisme de l’enfant excessif et paralysant!
9) Problème relationnel avec les autres enfants: manque de confiance en soi, centre d’intérêt différent, incompréhension sociale…
Si vous vous retrouvez dans les semaines suivantes face à de telles difficultés ou d’autres, un bilan avec l’enseignant est indispensable dans un premier temps. Mais seulement après avoir écouter et faits préciser les soucis de votre enfants. 
Si l’enseignant propose un bilan médical spécialisé ou paramédical orthophonique, psychologique etc… Je vous propose de voir avant tout bilan, votre médecin de famille et au besoin un pédopsychiatre.  Nombreux sont les enfants que je vois arriver après quelques années d’orthophonie, de psychothérapie…et en plus il n’y a pas eu de bilan en tant que tel de fait, parfois…Et aucun diagnostic n’a été porté.. Or entreprendre une psychothérapie pour un enfant, ou commencer une rééducation en orthophonie/en psychomotricité exige une analyse plus complète de ses problèmes pour lui donner toutes les chances aux quelles ils pourrait prétendre. L’évaluation diagnostic permet de savoir quels sont les objectifs attendus et les outils à mettre en place…De même le pédopsychiatre doit se prononcer à un certains moment de son évaluation (dont le nombre de consultation varie selon la pertinence du ou des troubles) et donner des ou un diagnostic .

COMMENT ECOUTER UN ENFANT/UN ADOLESCENT ?

Il y a quelques temps, j’avais abordé la question de « comment parler à un enfant? ». Le pendant à cette question est « comment écouter un enfant » mais aussi un adolescent et au fond: l’Autre.
Très souvent, les parents apprennent une foule de choses au cabinet. Ils disent alors : « Tu ne m’avais pas dit !».
Ainsi Victor, 9 ans, avait dit à ses parents qu’un camarade l’embêtait. Mais ce que les parents ne savaient pas, c’est que « le camarade » en question serrait Victor au cou. 

Parfois les enfants ne le disent pas car ils ont peur d’être grondés, de décevoir, d’embêter les parents, de leur causer un problème, de les attrister, d’être agressé (ou que leur proches puissent l’être) s’ils ont été menacés…
Parfois ils répondent « Je te l’ai dit ! ». Mais les parents n’étaient pas vraiment là (préoccupés par leur quotidien…) ou ils n’ont pas compris car ils ont interprété..
Au cabinet, Il n’y a rien de miraculeux. Nous sommes réunis pour l’enfant.
Pour écouter un enfant, il est donc nécessaire de prendre le temps, se mettre au même niveau que lui physiquement et de façon empathique. L’écoute est simple: il parle on écoute. On n’émet pas de jugement, on ne donne pas de conseil s’il ne nous en demande pas. On ne réfute pas sa souffrance avec des expressions comme « T’exagères » « C’est de la comédie! » « Tu devrais avoir honte de te plaindre! » « il y a bien plus malheureux que toi! » etc…. 

Si l’enfant parle d’une situation qui lui pose problème, notamment à l’école, il est indispensable de faire préciser celle-ci dans un second temps (après qu’il ait vidé « son sac ») par des questions qui permettent d’obtenir un scénario le plus proche de sa réalité, et en plus lui montrent qu’on s’interesse à lui. 

Revenons à Victor quand se faisait-il attaquer? C’était pendant la récréation de la cantine, là où il n’y a pas d’adulte pour surveiller la cour. L’autre petit garçon se jetait sur lui quand Victor passait en faisant mine de jouer au football. Victor avait envie de jouer au football avec ce petit garçon mais n’osait pas le lui demander. 

Il est aussi important de ne pas banaliser ou dramatiser ce que l’enfant dit… Il faut donc prendre en compte notre fatigue, mettre de côté nos préocupations, mais aussi avoir conscience de nos  « préjugés » pour qu’ils ne contaminent pas notre écoute (peur excessive pour notre enfant «si  fragile », propre expérience scolaire désastreuse…).
Et puis après ? En plus de considérer et de soutenir l’enfant/l’adolescent, l’écoute active va lui permettre d’analyser la situation: exprimer ses émotions, définir le problème le plus « objectivement » possible dans le but de trouver des solutions par lui-même. Ceci, en fonction de son âge.
Et si l’enfant ne parle pas? Un changement brutal de comportement est un thermomètre qui signe une souffrance… Une écoute s’impose, comme une enquête…
Et s’il ment ? Que cherche-t-il? Que veut-il éviter?…
J’aborderai ces thèmes aux prochains numéros…