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Comment rendre heureux son enfant ? Ou c’est quoi le bonheur?



Notre objectif de parent, comme d’individu, est que notre enfant soit heureux. Que nous nous en défendions ou pas, c’est pourtant bien le cas. Nombreux veulent que leur enfant réussisse dans leurs études pour qu’il ait une belle situation professionnelle, gage de bonheur.Pour d’autre c’est en leur offrant pendant leur enfance tout ce qu’il désire, en ne leur refusant rien « car la vie est si injuste a l’âge adulte ».
D’autre au contraire prennent le parti pris opposé et préfèrent les élever a la dure « car la vie est dure après. »
Et certainement si vous vous interrogez, vous aurez une autre réponse à donner.
En tant que psy, je décline à longueur de journée pendant les consultations ce sujet fondamental pour petits et grands, et qui explique le succès des méthodes, des livres, des blogs focalisés sur le développement personnel et le bien être qui déferlent sur le marché. Les agences publicitaires l’ont compris depuis belle lurette et nous promettent avec une marque de dentifrice, un jeu vidéo, un soutien gorge supersonique:
le bonheur !
Et c’est bien normal, après tout, dans notre vie de mortel de rechercher le bonheur.
Or soyons clair, ce n’est ni l’argent ( sauf si on est dans une situation précaire, il va s’en dire), ni la situation sociale ( être une star ou pdg ne fait pas le bonheur du tout), ni les biens matériels ( les smartphones ne rendent heureux que cinq à trente min quand notre ado le reçoit) qui nous rendent heureux. Ils ne contribuent que pour dix petit pour cent de notre capital bonheur!
La question du bonheur est traitée depuis la nuit des temps par les hommes. Les recherches en neurosciences cognitives depuis une dizaine d’années apportent des réponses qui s’apparenntent bien aux valeurs ancestrales pronées… D’apres les neurosciences: A l’heure actuelle notre capacité à être heureux serait dûe à 40% « à nous même », 50% serait la conséquence de notre héritage génétique. Les 10% restants sont dûs aux biens matériels et à la situation sociale.( Ce qui n’est pas dutout ce qui est véhiculé dans les médias et notamment les réseaux sociaux).
Savoir que nous avons 40% revient à dire que nous avons entre nos mains les outils pour être heureux. D’autant qu’actuellement dans le champ de la recherche en génétique on sait que des événements externes modifient l’expression de nos gènes. En d’autres termes: faire nous même notre bonheur entraîne une expression génétique positive sur nous et probablement diminue l’expression négative. Une aubaine, non?

Alors, comment rendre heureux nos enfants ( comme nous) ?
Les aimer, bien sûr ! Car pour apprendre à un enfant il faut aussi avoir de l’affection pour lui. ( meme si on est pas leur parent. Ce qui est Compliqué dans une classe comme en psychothérapie ou en rééducation ou même dans l’aba mais cela ne peut être différent. Les neurones frétillent avec l’amour, ils croissent avec le plaisir et l’amour. Mais c’est un autre débat.) On ne parle pas assez de l’amour et pourtant c’est inestimable. Mais attention pas n’importe quel amour, pas celui interessé où l’enfant nous valorise. Aimer son enfant tel qui l’est c’est aussi lui apprendre a s’aimer. Combien d’enfants et adultes ne s’aiment pas car ils n’ont pas eu la chance d’être aimés pour ce qu’il sont , d’être aimés sans concession?!
S’accepter tels qu’ils sont avec leurs défauts et leurs qualités, leur talent! Ce qui entraîne de la tolérance envers soi et les autre. Se connaitre apporte aussi un savoir inestimable qui est que l’on sait ce qui est bon pour nous et non pas parce qu’on le lui dit. Révolutionnaire, non?
Il est important de leur apprendre aussi profiter de ce qu’ils ont et de ce qui est vraiment important: partager des moments avec les autres ( à son niveau bien sûr, ne pas forcer!), se sentir faire partie d’une communauté. Les neurosciences montrent que l’amitié, les rencontres sont bénéfiques. Elles contribuent à notre bonheur, à notre équilibre émotionnel, et aussi peut etre meme à la longévité ( rėgime d’Okinawa ne s´arrête pas à l´alimentaire)
Il faut donc aussi leur donner la capacité de positiver, « de voir le verre à moitié plein et non à moitié vide ». Ce qui aide aussi à être flexible et de s’adapter aux changements
Il faut aussi leur donner ( mais ils l’ont , c’est plutot ne pas leur enlever, les inhiber) le goût d’être curieux, d’aimer découvrir, d’accepter qu’on apprennent toute sa vie, et donc aussi de se remettre en question.
Faire ce qu’on aime est aussi un gage de bonheur, quand on ressent le Flow. Ce qui veut dire que l´on maîtrise une connaissance/capacité et du coup on profite, on fait littéralement « corps avec elle » quand on l´a fait ( on pense pas à autre chose) et du coup on peut « se mettre un peu en danger » pour apprendre… et encore plus profiter. Mais par contre dans ce cas il est indispensable de faire attention quand le flow n’est donné à l´enfant que par un jeu vidéo…
Les activités physiques sont aussi importantes pour ce bonheur et pourtant ce n’est pas ce qui est enseigné. L’activité physique n’est pas vue comme un plaisir dans nos contrées mais comme une obligation de rendement. Tiens ça me donne une idée de la prochaine vidéo.
La Méditation est aussi un gage de bonheur. Maintenant faire et être totalement dans une activitê, ça s’apparente à mon sens à la méditation.
Je passe sur l’alimentation… Mais bon la junk food n’aide pas au bonheur. L’excès de sucre pourrait même « déprimé » ( je ne parle pas de depression mais d’une humeur maussade)
Et j’en oublie!
Maintenant soyons clair cela nous amène à nous interroger sur notre propre vie, nos propres objectifs de vie. Les enfants nous regardent et prennent exemple sur nous sur notre façon de gérer la vie ( copying). Envoyez des signaux tout a fait différent est non seulement confusionnant mais n’aura aucun bienfait.. Les signaux qui sont les plus forts sont les implicites, c’est donc comment vous vous comprter. Faire ce qu’on dit, ce qui demande un vrai changement en profondeur.
Tiens ça mêriterait un bouquin. Eheheh!

Les problèmes relationnels chez les enfants ayant un syndrome d’Asperger


Avant tout merci à une maman qui se reconnaître je pense. C’est grâce à elle que je me relance dans la vidéo. Ce n’est pas un exercice facile, et pour moi c’est même presque douloureux « mais je me soigne  » donc en en refaisant.

Je parle d’un sujet qui est primoridal et au centre du fonctionnement Asperger et qui amène beaucoup de problèmes et de conséquences néfastes. Je pourrai en écrire un livre ! Et c’est peut être ce que je vais faire. Mais bon, je reviens au sujet. On pense que les enfants ayant un syndrome d’Asperger ou Autisme de haut niveau (intellectuel) s’isolent mais ce n’est pas toujours le cas. Du reste s’ils le font c’est qu’ils en ont besoin (au niveau sensoriel) mais aussi pour ne pas avoir à interagir avec l’autre car ils ne savent pas comment faire et ça leur coûte.

Dans ma petite vidéo je parle des autres mode de communications possibles chez un enfant asperger:
ou il imite
ou il est dominé
ou il domine.
Tout ça permet de ne pas se poser de questions. Il reste que cela entraîne bien des problèmes.

L’adulte qui a « toujours fait comme les autres » ne sait pas au fond qui il est, l’enfant qui tyrannise (ou qui est tyrannisé) peut se faire éjecter/devenir à son tour esclave (tyran)/ intégrer que les relations sont toujours Dominant-Dominé.D’autant que la notion « ami » n’est pas clair pour un enfant au fonctionnement Asperger. En effet, si l’enfant le tyrannise/le harcèle/le maltraite Mais dit qu’il est son ami alors l’enfant Asperger « souffre douleur » pensera quand même « oui il est mon ami »… Le problème qui se rajoute est l’attentisme des institutions, qui du coup sont maltraitantes.

Les devoirs : Organisation et Motivation

Comment faire faire les devoirs à ses enfants ou ses ado ? est une préoccupation importante de nombreux parents. Dans un article sur ce sujet ( le lire) je prônais que les parents devaient « s’en occuper sans s’en occuper » sans pour autant développer en laissant planer un suspens sur ce sujet (et en en parlant dans mon article sur les routines de vie).  Je mettais aussi en garde au danger que ce problème prenne une place dans la vie de famille à en annuler les moments de plaisirs communs, d’échanges, de célébrations… et aussi à en oublier le frère et/ou la soeur qui se débrouille « tout seul » et devient presque transparent (du moins c’est son ressenti fréquent). Enfin je disais (mais cela dès le début) que je n’étais pas pour les devoirs, et je rajouterai maintenant pour l’école. Mais bon c’est une autre histoire. J’écrirai sur ce sujet un autre jour… Donc cette introduction pour vous dire que mon point de vue n’a pas changé. Par contre je vous dois des explications sur « s’en occuper sans s’en occuper ».

L’idée principale s’est d’apprendre au jeune à s’autonomiser et se responsabiliser. Maintenant il est clair que chaque jeune est différent. Ce que je préconise peut très bien marcher comme ne pas aboutir. Dans le cas où ça n’aboutit pas, il faut quand même ne pas croire que ça ne marche pas, mais surtout chercher pourquoi ?

Bon, je passe à la phase d’explication. Les devoirs demandent : Du Temps donc aussi de l’Organisation, et de la Motivation.

Concernant le temps, il est important déjà de voir si la demande de l’enseignant n’est pas extravagante. Le fait est que certains enseignants ont une ambition démesurée qui n’est pas compatible avec le jeune (troubles des apprentissages, fatigue) et la vie de famille. Je vous conseille alors de ne pas obéir aux demandes et de proposer (voire d’imposer) de diminuer le travail exigé. Bien sûr vous en parlerez avec l’enseignant.

Concernant l’organisation : elle demande une planification à savoir anticiper le temps imparti à telle ou telle tache, soit une routine (j’en parle ici) (et de façon plus large ici). La tache des devoirs, de la douche/bain n’est pas celle préférée de nombreux jeunes. Ils plébiscitent nettement jouer et ils ont raison. Il faut donc voir avec eux, à quels jeux ils aiment jouer et mettre en avant sur le planning de la journée et de la semaine les temps de jeux qu’ils souhaitent avoir puis , seulement après, voir le temps nécessaires aux devoirs. Je fais ici un aparté important à mes yeux. Si jouer est primordial pour l’enfant, l’ado et aussi pour nous (on l’oublie trop souvent), il faut faire le point sur ce à quoi il joue.  Jouer revêt plusieurs possibilités qu’il faut passer en revue avec le jeune (car peut être ne joue-t-il plus à tel jeu car il a été rangé ou les crayons sont cassées etc…) : la lecture pour un tout petit nombre (mais ils peuvent être des stackhanovistes de la lecture !), jeux de sociétés (mais beaucoup plus rares car même si bon nombre de jeunes aiment ces jeux, ils trouvent peu de partenaires au sein de la famille), constructions/poupées/miniatures, bricolages et enfin les jeux vidéo, youtube/vimeo (vidéos) voire les réseaux sociaux. Jeux vidéo, youtube et réseaux sociaux remportent la palme chez les jeunes et cela commence bien trop tôt ! Pour le coup, il faut aussi planifier le temps imparti aux écrans (dont le téléphone portable) et internet et privilégier d’autres formes de jeux. J’en parle dans mon livre et je propose des temps imparti. je vous encourage à le lire (bien sûr je fais de la pub mais je l’ai écris surtout pour le devenir des jeunes et de notre société. Il faut absolument y réfléchir maintenant et agir. le lien pour le trouver: ici)

Revenons sur l’organisation, c’est vraiment elle qui va permettre au jeune de s’autonomiser. Il va se référer à son planning, celui qu’il a concocté avec vous pour pouvoir jouer tout en avançant sur ses devoirs. C’est ça s’en occuper sans s’en occuper. Maintenant l’autonomisation dépend de son âge, de sa personnalité, de ses difficultés.

Concernant la motivation, elle est de plusieurs ordres. Un livre entier ne suffirait pas ! Voici les grandes idées : Si on peut transformer le pensum-devoir  en quelque chose de ludique ou en suscitant l’intérêt, la curiosité, le jeune aura plus envie de s’y mettre. Pour cela vous pouvez vous aider pour le jeu : de jeux de société, d’activité (cuisine ou jeu de la marchande et mathématique par ex.), de livres, de jeux éducatif sur tablette (quelques propositions).  Pour suscité l’intérêt ou/et la curiosité , il est indispensable d’expliquer à quoi sert le devoir : pour s’améliorer dans tel domaine, pour réfléchir sur un sujet de société/ de valeurs, pour pouvoir acheter des bonbons, pour découvrir une autre façon de vivre et donc une autre vision de la vie,  etc… On peut s’aider de sorties (visites, promenades…) , aussi de livres illustrés, de documentaires (sur youtube tiens donc, mais aussi sur des sites dédiés à l’enseignement, les DVD « C’est pas sorcier », etc…). L’envie vient aussi si on se sent « bon » dans un domaine, ou si on sent qu’on maîtrise, qu’on a le « flow » ce qui donne aussi du plaisir. Ce qui pose un problème  si le devoir confronte le jeune à ses difficultés (s’il a un trouble des apprentissages notamment), voire à un discrédit vécu au quotidien, ou s’il  ne lui apporte qu’ennui.

En effet, si cela lui demande de gros efforts et qu’il n’est pas récompensé, qu’il a de mauvaises notes alors qu’il travaille, des critiques non constructives par un adulte du type « travaille ! » « C’est nul ! » « tu ne feras rien de ta vie », etc… Je ne vois pas pourquoi il aurait envie de fournir un effort. Dans ce cas, le plus important c’est d’encourager ses efforts et non pas les résultats. Il faut diminuer l’effort (si trop de devoir) et au besoin, annuler l’effort si celui-ci empêche son apprentissage. Par exemple : l’enfant dysgraphique n’a pas besoin d’écrire, il peut faire à l’oral ses devoirs; adolescent il pourra taper au clavier de l’ordinateur, s’il en est capable. La récompense est dans la valorisation, l’encouragement. Elle se fait par les mots, les regards, un geste (sur l’épaule par ex) mais aussi elle peut se faire par un objet type « bon point » « image » (voir mon article sur ce sujet: ici). Il faudra être en lien avec l’enseignant bien entendu !

S’il ne voit pas l’intérêt, si ça l’ennuie. Il y a plusieurs raisons la première est probablement liée à son quotidien et demande de revoir celui-ci. Fournit-il des efforts ? Arrive-t-il à se frustrer , en laissant un jeu (quelconque) pour mettre la table par exemple ? passe-t-il beaucoup de temps sur un écran ?  Le fait est que l’écran entre en concurrence avec tout autre activité et gagne (avant c’était la télévision maintenant c’est le jeu vidéo) et pourquoi? Car il ne demande aucun effort. Le jeu vidéo en plus gratifie dès les premières minutes, voire secondes où on s’y met !

S’il s’ennuie cela peut aussi venir de compétences intellectuelles souvent au dessus de la moyenne.  Le jeune trouve ennuyant les devoirs car il ne peut pas aller plus loin sur le sujet. Il faut voir avec l’enseignant pour lui permettre de « déborder » alors sur un sujet qui lui plaît, de faire un exposé etc… Mais attention, cela n’enlève pas l’influence des jeux vidéos, ni des écrans en général. Nombreux sont les jeunes performants qui , à cause des devoirs et de l’enseignement scolaire à mon avis, et grâce aux écrans en plus, ne font plus rien. Ils se nourrissent d’écrans, de séries, de jeux… Au niveau intellectuel ils ne sont plus stimulés, ils ne créent plus non plus. Un désert qui aura de fâcheuses conséquences… mais bon, cela vaut aussi pour des jeunes tout à fait dans la norme.

Pour parler des devoirs et de comment on va s’organiser, il faut donc s’asseoir tranquillement avec le jeune et discuter de ce qu’il aime faire et puis du problème que cela pose sur les devoirs. Comment peut-on trouver un équilibre entre « plaisir » et devoirs? Comment peut on rendre les devoirs fun et intéressants, voir ludiques ? cela amène à parler aussi des problèmes liés aux écrans, aux valeurs véhiculées (ne pas fournir d’efforts, obtenir facilement, les autres deviennent aussi des objets…)

Une dernière question qui taraudent de nombreux parents: Doit-on punir s’il ne fait pas ses devoirs? Je ne suis pas dutout pour punir. Il le sera par l’enseignant… Par contre il est bon de s’installer pour réfléchir pourquoi il ne l’a pas fait… Et donc de reprendre point par point ce que j’ai abordé dans cet article. (si vous voulez plus de détail sur le sujet de la punition: ici)

 

 

 

Halte aux mots « peau de banane »

Non à la critique négative

Bien que l’on parle de plus en plus de la communication positive/pédagogie positive/éducation positive, en France la critique reste une activité prisée chez les adultes entre eux et envers les jeunes, surtout où je vis à Paris.

En ce qui concerne les parents et les enseignants qui la pratiquent encore en 2015, la raison est d’après eux : mettre la pression au jeune, le « booster » . Certains adultes affirmeront même  « qui aime, bien châtie bien ». Je leur répondrai une chose : commençons par nous respecter. Car est-ce du respect quand on assène sans rougir:

« Tu poses des questions idiotes » « Tu es vraiment débile » « Tu es nul » « Même un enfant de trois ans saurait le faire »

« Tu peux pas faire attention?! » « T’es pas dégourdi! »

« Tu ne veux jamais m’aider à ranger » « Tu ne penses qu’à toi » « tu es égoïste » « Tu ne fous rien »

« Ma parole, t’as un poil dans la main! »

« Qu’est ce que j’ai fait pour méritez ça? » (celle-là c’est le titre d’un film d’Almodovar)

« Vous n’aurez jamais votre Bac » (très souvent entendues en filière scientifique) « Vous êtes une classe de branquignoles » (bon là, pas sûre que les gamins comprennent et le prennent négativement :p)

« Tu n’as aucune culture » (et les jeux vidéos? c’en est pas de la culture, révisez votre définition » « tu ne t’intéresses à rien » (et la programmation c’est rien? La sécurité des sites web aussi?)

Bon Stop, je m’arrête là mais je pourrai continuer une journée entière sans panne d’inspiration ! En bref, la critique non constructive est très appréciée en France, Or doit-on la maintenir sous prétexte « d’exception française »? à quoi sert-elle ? Sûrement pas à trouver des solutions. Car ce qu’on dit à l’autre c’est :  « tu ne vaux pas grands chose, donc tu ne peux pas faire grand chose ». Pour le décourager y a pas mieux. (la motivation un article ici)

En plus d’être injuste (et de provoquer donc), elle entame la confiance en soi de celle ou celui qui les reçoit. D’autant que la parole de l’adulte est  « d’or » . Les paroles, les phrases maladroites sont ainsi de véritables peaux de bananes qui font chuter jusqu’à casser notre « confiance en soi ». Et les jeunes de reprendre à leur compte la critique. Ils s’auto-flagellent et flagellent leurs pairs, les plus petits plus vulnérables… Mauvaise façon de s’affirmer à savoir « dominant/dominé ».

Et quand on croit ne pas valoir grand chose que se passe-t-il? Tristesse, anxiété, voire dépression, opposition avec ou sans provocation, crises de colères etc…

J’ai ainsi rencontré, il y a peu, un garçon de huit ans qui voulait passer sous un train. Il le disait très sérieusement. Cela semblait pour lui la seule solution à son problème. Et quel était son problème? Il était nul à l’école et son enseignant le lui répétait souvent. Au cas où il oublierait.

Les  « peaux de bananes » font mal ! Combien d’enfants en France se sentent à l’aise à l’école ? Combien n’ont pas peur de poser une question « car ils n’ont pas compris »? Combien interviennent en classe quand ils sont sûrs de la réponse ? Combien ont mal au ventre le dimanche soir ?

Pour apprendre, il faut créer un climat favorable de motivation mais aussi de sécurité. Car apprendre demande de se dépasser, d’aller plus loin, d’aller en terrain inconnu. Il est indispensable de se sentir aussi protégé et le « respect » y contribue fortement.

J’irai même plus loin. Combien oserons jeunes adultes se lancer dans une carrière « à risque »? Comme par exemple « entreprendre »? Combien choisiront leur métiers, leurs activité professionnelle par « amour »? Combien sauront « aimé » ce qu’il font? Combien seront heureux?

Les peaux de bananes sont un véritable fléau pour le bien être de chacun mais aussi d’une société et de l’avenir de celle-ci. La peau de banane fait mal non seulement à celui qui la reçoit mais aussi à celui qui la balance. Car dire du mal nous barbouille aussi l’âme en nous confinant aussi dans un quotidien morose « tout le monde est nul » (cf article Stop aux croix intempestives).

Il faut donc apprendre à communiquer : l’écoute, le respect de l’autre et de soi sont au premier plan. Accepter l’autre tel qu’il est avec ses défauts et ses talents, comme nous-même. L’affirmation de soi respectueuse devrait s’apprendre à l’école mais pour cela, il faut aussi l’enseigner aux adultes et notamment aux (futurs) enseignants.

Pour aller plus loin:

Un autre témoignage : cliquer ici

La punition doit-on punir? cliquer ici Quand et comment punir ? cliquer ici

Je vous propose et surtout aux enseignants des petits mots d’encouragement pour les enseignants que deux soeurs enseignantes et joliment illustrés vous offrent : cliquer ici

Comment motiver en classe ? : cliquer ici

Sanction: Non aux croix intempestives!

croix

Témoignage d’une enfant en CM2 sur sa maîtresse « stressante ».

Si l’on oublie son cahier: une croix, un livre: une croix, si on parle: une croix. Et au bout de cinq croix? Une heure de colle…Qui servira à quoi?

Si on ne présente pas rigoureusement comme madame le demande: elle déchire et « en rajoute une couche » par ces commentaires. Plusieurs pleurent ! ».

Mais madame sait aussi gratifier: « si tu n’as aucune croix pendant deux trimestres, un petit cadeau peut être tu auras ».

Voici mon diagnostic et mes propositions à madame la maîtresse :

1- C’est bien normal que les enfants aient des boules dans le ventre avant de rentrer dans votre classe. Je ne parle pas de ceux qui ont des problèmes d’apprentissage! Car ceux-là peuvent s’en rendre malade! Un petit patient l’année dernière est allée par deux fois aux urgences pour suspiçion d’appendicite… Mais c’était dans une autre école.

2- Madame votre objectif principal n’est pas celui-là. Votre mission principale est surtout de donner envie d’apprendre et à faire des efforts. Sinon comment voulez-vous leur enseigner durablement des connaissances ? Oui c’est plus dur de nos jours. Non l’Education Nationale ne vous l’apprend pas.

3- Vous ne devez pas être heureuse en rentrant de votre travail. Vous ne voyez que ce qui ne vas pas dans vos élèves. Si vous pouviez voir leurs efforts! Vous gagneriez de la zenitude dans votre quotidien ! Sans parler de vos élèves qui reprendraient confiance en soi…

4- Prenez donc des conseils de vos collègues, ceux créatifs et enthousiastes. Tenez comme cette maîtresse qui tamponne dorénavant  les exercices de tous ses élèves d’un smiley recopiant l’Auxiliaire de Vie Scolaire qui le fait avec l’enfant qu’elle accompagne. Cette maîtresse a « osé », et , par ce petit geste, renforce positivement l’effort des enfants. Ce renforcement est plus efficace car il est immédiat et a lieu pour une tache réaliste (pas dans six mois pour une épreuve impossible).

Et en plus, quand on reçoit un smiley, ça donne confiance en soi!

Pour aller plus loin:

Un autre témoignage: « Halte aux mots « peaux de banane » cliquer ici

La punition doit-on punir? cliquer ici Quand et comment punir ? cliquer ici

Je vous propose et surtout aux enseignants des petits mots d’encouragement pour les enseignants que deux soeurs enseignantes et joliment illustrés vous offrent : cliquer ici

 

 

Affiche pour la confiance en soi…

Avant la rentrée et les bonnes résolutions « pratiques » pour soi et nos enfants comme l’optimisation de l’organisation-tout-azimut à la maison, voici une petite affiche pour « soi »que je me suis amusée à  réaliser. Elle reprend les grands principes qui contribuent à nous affirmer et qui se résume au fond à « être soi-même » et « aller de l’avant positivement »!
Vous pouvez l’imprimer et la scotcher en évidence. Elle servira à tous les membres de la famille…. Possibles discussions en perspective!

MESURES COMPORTEMENTALES EDUCATIVES : LES ROUTINES pour les enfants « rêveurs »

 
 
Au cours d’une journée (au lever, au coucher…), nombreux sont les parents (d’enfants ADHD) qui se plaignent de répéter des dizaines de fois une consigne et de se dire, de guerre lasse, que l’enfant « le fait exprès! ».  A l’école, certains enseignants sont confrontés aux mêmes problèmes : « A chaque nouvelle activité, je dois lui redire, de prendre le cahier, de l’ouvrir etc… Il se moque de moi ! « .
Cette situation déroutante entraîne des interactions négatives par les reproches inévitables que l’adulte fait à l’enfant. Or, même s’il ne le montre pas ou ne l’exprime pas (il peut même rester souriant), celui-ci les entend et se rend compte qu’il a un problème. Ce qui nourrît une mauvaise image de lui. Alors que doit-on faire ? Poursuivre les reproches ? Punir même si cela ne sert à rien à la longue ? Accepter la différence et arriver systématiquement avec trente minutes de retard à l’école? En classe : laisser l’enfant vaquer à ses rêves en continu?
Pour combattre ces difficultés, il est indispensable de créer des routines. Les routines ne sont pas des conditionnements « bêtes et méchants » « aliénants » comme certains le croient. Les routines vont devenir des habitudes sur lesquelles l’enfant va pouvoir bâtir et progresser, autant dans son quotidien que dans sa pensée : exit les crises, la procrastination et d’autres maux qui se greffent au trouble attentionnel avec ou sans hyperactivité, lequel n’est pas une maladie mais est pourvoyeur de bien des soucis !
 
Comment créer ces routines? 
Il faut réfléchir aux moments de la journée qui posent un problème organisationnel.  Puis il va falloir avec l’enfant (ou sans, selon son âge) déterminer chronologiquement toutes les étapes qui vont constituer cette routine. Chaque étape est représentée par un pictogramme auquel on associe un horaire. Pour ma part, je dessine chaque étape avec l’enfant (ou je les lui fais dessiner). Vous pouvez bien sûr trouver des pictogrammes ou faire des photos.
Puis il faut chercher l’ endroit « stratégique » de la maison où sera exposée la routine : chambre, salle de bain, cuisine… Certains parents s’inquiètent de voir leur maison devenir le lieu de telles expositions ! Quand la routine est acquise et devient une habitude, il n’y a qu’à enlever ces oeuvres éphémères ! Et si ce n’est pas possible, ne vaut-il mieux pas quelques feuilles/picto/photos qui colorent les murs plutôt que des sempiternelles répétitions négatives ?
L’enfant ADHD a (plus ou moins) un  souci de planification et d’organisation temporo-spatiale (les jours et les mois peuvent être acquis plus tardivement d’où: picto!).  Ils ont aussi parfois du mal avec les transitions : changement de lieux (certains parents disent: « on va sortir, on va rentrer et hop,  Une colère! »)
Les routines permettent ainsi de commencer à conceptualiser ce que c’est de planifier. La routine permet à l’enfant de mieux maîtriser son temps et l’aide aussi dans sa confiance en lui. Parfois certains enfants sont récalcitrants et résistent pour des raisons diverses mais souvent car ils sont tristes, pensent ne pas pouvoir, ne comprennent pas les conséquences… Il faut alors associer à la routine le système d’économie des jetons/bons-points.
À la maison, les moments de la journée qui posent souvent des problèmes sont:
  • Le matin entre le lever et le départ à l’école.
  • Le retour de l’école entre les devoirs et le dîner.
  • Le coucher entre le dîner et le coucher.
Bien sûr, en plus des routines, il faut s’assurer que les difficultés ne relèvent pas d’autres soucis (ou n’interagissent pas), comme :
  • Un trouble du sommeil: un enfant ADHD sur deux a des problèmes à s’endormir, et peut s’endormir très tard sans que le parent le sache. Le sommeil est agité, des réveils nocturnes sont fréquents. Le somnambulisme, le syndrome des jambes sans repos, l’apnée du sommeil sont plus souvent associés.
  • Un parent qui travaille beaucoup et que l’enfant peut voir le soir tard : ce dernier retardera l’heure du coucher…
  • L’existence d’idées automatiques négatives qui surgissent au moment des devoirs ou des contraintes : « j’y arriverai pas » « ça prend toute ma journée » « je ne fais que ça » « ça m’empêche de jouer ». Un exemple: Carmela joue avec ses copines au jardin toutes les après-midi après l’école alors que sa soeur Viviane fait ses devoirs avec ses amies au parc. Quand Carmela rentre et doit se mettre au travail elle peste de voir Viviane jouer avec ses poupées…. « Elle s’amuse elle ! »
Les « oublis » gagnent à être intégrés dans des courtes routines :
La carte du patronage, les affaires de classe, de sport, les clés… seront toujours rangées au même endroit dès que l’on rentre /dès que l’on a fini …
Et à l’école ? Si l’enseignant rencontre les mêmes problèmes : il faut faire… Des routines ! Elles pourront être écrites sur le mur ou dans un coin du tableau et bénéficieront ainsi à d’autres élèves. Pour des soucis concernant plus précisément l’enfant, l’enchaînement chronologique sera noté/dessiné sur des étiquettes plastifiées collées (ou non) sur sa table. Des pictogrammes peuvent aussi être utilisés comme: Ecouter, Se taire, Commencer à lire.
Et si votre enfant n’est pas ADHD ? Pourquoi pas une/des routines s’il en a besoin?!
Enfin, tout comme le système des bons points, il faut s’inscrire dans la durée et persévérer.


(Illustration: Victoire 2011)

Les fêtes …

Un temps de retrouvailles familiales pour que l’enfant sache d’où il vient, quelles sont ses racines: qui il est… Ce qui contribue à s’aimer, être fier de soi, de sa famille… Tiens cela me rappelle un film très chouette qui parle de ça: « Stuart Little », une petite souris adoptée, un chat qui voit d’un mauvais oeil cet intrus qui devient son maître et un petit garçon qui ne veut pas de ce frère si différent !!!
Joyeux Noël !