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Les devoirs : Organisation et Motivation

Comment faire faire les devoirs à ses enfants ou ses ado ? est une préoccupation importante de nombreux parents. Dans un article sur ce sujet ( le lire) je prônais que les parents devaient « s’en occuper sans s’en occuper » sans pour autant développer en laissant planer un suspens sur ce sujet (et en en parlant dans mon article sur les routines de vie).  Je mettais aussi en garde au danger que ce problème prenne une place dans la vie de famille à en annuler les moments de plaisirs communs, d’échanges, de célébrations… et aussi à en oublier le frère et/ou la soeur qui se débrouille « tout seul » et devient presque transparent (du moins c’est son ressenti fréquent). Enfin je disais (mais cela dès le début) que je n’étais pas pour les devoirs, et je rajouterai maintenant pour l’école. Mais bon c’est une autre histoire. J’écrirai sur ce sujet un autre jour… Donc cette introduction pour vous dire que mon point de vue n’a pas changé. Par contre je vous dois des explications sur « s’en occuper sans s’en occuper ».

L’idée principale s’est d’apprendre au jeune à s’autonomiser et se responsabiliser. Maintenant il est clair que chaque jeune est différent. Ce que je préconise peut très bien marcher comme ne pas aboutir. Dans le cas où ça n’aboutit pas, il faut quand même ne pas croire que ça ne marche pas, mais surtout chercher pourquoi ?

Bon, je passe à la phase d’explication. Les devoirs demandent : Du Temps donc aussi de l’Organisation, et de la Motivation.

Concernant le temps, il est important déjà de voir si la demande de l’enseignant n’est pas extravagante. Le fait est que certains enseignants ont une ambition démesurée qui n’est pas compatible avec le jeune (troubles des apprentissages, fatigue) et la vie de famille. Je vous conseille alors de ne pas obéir aux demandes et de proposer (voire d’imposer) de diminuer le travail exigé. Bien sûr vous en parlerez avec l’enseignant.

Concernant l’organisation : elle demande une planification à savoir anticiper le temps imparti à telle ou telle tache, soit une routine (j’en parle ici) (et de façon plus large ici). La tache des devoirs, de la douche/bain n’est pas celle préférée de nombreux jeunes. Ils plébiscitent nettement jouer et ils ont raison. Il faut donc voir avec eux, à quels jeux ils aiment jouer et mettre en avant sur le planning de la journée et de la semaine les temps de jeux qu’ils souhaitent avoir puis , seulement après, voir le temps nécessaires aux devoirs. Je fais ici un aparté important à mes yeux. Si jouer est primordial pour l’enfant, l’ado et aussi pour nous (on l’oublie trop souvent), il faut faire le point sur ce à quoi il joue.  Jouer revêt plusieurs possibilités qu’il faut passer en revue avec le jeune (car peut être ne joue-t-il plus à tel jeu car il a été rangé ou les crayons sont cassées etc…) : la lecture pour un tout petit nombre (mais ils peuvent être des stackhanovistes de la lecture !), jeux de sociétés (mais beaucoup plus rares car même si bon nombre de jeunes aiment ces jeux, ils trouvent peu de partenaires au sein de la famille), constructions/poupées/miniatures, bricolages et enfin les jeux vidéo, youtube/vimeo (vidéos) voire les réseaux sociaux. Jeux vidéo, youtube et réseaux sociaux remportent la palme chez les jeunes et cela commence bien trop tôt ! Pour le coup, il faut aussi planifier le temps imparti aux écrans (dont le téléphone portable) et internet et privilégier d’autres formes de jeux. J’en parle dans mon livre et je propose des temps imparti. je vous encourage à le lire (bien sûr je fais de la pub mais je l’ai écris surtout pour le devenir des jeunes et de notre société. Il faut absolument y réfléchir maintenant et agir. le lien pour le trouver: ici)

Revenons sur l’organisation, c’est vraiment elle qui va permettre au jeune de s’autonomiser. Il va se référer à son planning, celui qu’il a concocté avec vous pour pouvoir jouer tout en avançant sur ses devoirs. C’est ça s’en occuper sans s’en occuper. Maintenant l’autonomisation dépend de son âge, de sa personnalité, de ses difficultés.

Concernant la motivation, elle est de plusieurs ordres. Un livre entier ne suffirait pas ! Voici les grandes idées : Si on peut transformer le pensum-devoir  en quelque chose de ludique ou en suscitant l’intérêt, la curiosité, le jeune aura plus envie de s’y mettre. Pour cela vous pouvez vous aider pour le jeu : de jeux de société, d’activité (cuisine ou jeu de la marchande et mathématique par ex.), de livres, de jeux éducatif sur tablette (quelques propositions).  Pour suscité l’intérêt ou/et la curiosité , il est indispensable d’expliquer à quoi sert le devoir : pour s’améliorer dans tel domaine, pour réfléchir sur un sujet de société/ de valeurs, pour pouvoir acheter des bonbons, pour découvrir une autre façon de vivre et donc une autre vision de la vie,  etc… On peut s’aider de sorties (visites, promenades…) , aussi de livres illustrés, de documentaires (sur youtube tiens donc, mais aussi sur des sites dédiés à l’enseignement, les DVD « C’est pas sorcier », etc…). L’envie vient aussi si on se sent « bon » dans un domaine, ou si on sent qu’on maîtrise, qu’on a le « flow » ce qui donne aussi du plaisir. Ce qui pose un problème  si le devoir confronte le jeune à ses difficultés (s’il a un trouble des apprentissages notamment), voire à un discrédit vécu au quotidien, ou s’il  ne lui apporte qu’ennui.

En effet, si cela lui demande de gros efforts et qu’il n’est pas récompensé, qu’il a de mauvaises notes alors qu’il travaille, des critiques non constructives par un adulte du type « travaille ! » « C’est nul ! » « tu ne feras rien de ta vie », etc… Je ne vois pas pourquoi il aurait envie de fournir un effort. Dans ce cas, le plus important c’est d’encourager ses efforts et non pas les résultats. Il faut diminuer l’effort (si trop de devoir) et au besoin, annuler l’effort si celui-ci empêche son apprentissage. Par exemple : l’enfant dysgraphique n’a pas besoin d’écrire, il peut faire à l’oral ses devoirs; adolescent il pourra taper au clavier de l’ordinateur, s’il en est capable. La récompense est dans la valorisation, l’encouragement. Elle se fait par les mots, les regards, un geste (sur l’épaule par ex) mais aussi elle peut se faire par un objet type « bon point » « image » (voir mon article sur ce sujet: ici). Il faudra être en lien avec l’enseignant bien entendu !

S’il ne voit pas l’intérêt, si ça l’ennuie. Il y a plusieurs raisons la première est probablement liée à son quotidien et demande de revoir celui-ci. Fournit-il des efforts ? Arrive-t-il à se frustrer , en laissant un jeu (quelconque) pour mettre la table par exemple ? passe-t-il beaucoup de temps sur un écran ?  Le fait est que l’écran entre en concurrence avec tout autre activité et gagne (avant c’était la télévision maintenant c’est le jeu vidéo) et pourquoi? Car il ne demande aucun effort. Le jeu vidéo en plus gratifie dès les premières minutes, voire secondes où on s’y met !

S’il s’ennuie cela peut aussi venir de compétences intellectuelles souvent au dessus de la moyenne.  Le jeune trouve ennuyant les devoirs car il ne peut pas aller plus loin sur le sujet. Il faut voir avec l’enseignant pour lui permettre de « déborder » alors sur un sujet qui lui plaît, de faire un exposé etc… Mais attention, cela n’enlève pas l’influence des jeux vidéos, ni des écrans en général. Nombreux sont les jeunes performants qui , à cause des devoirs et de l’enseignement scolaire à mon avis, et grâce aux écrans en plus, ne font plus rien. Ils se nourrissent d’écrans, de séries, de jeux… Au niveau intellectuel ils ne sont plus stimulés, ils ne créent plus non plus. Un désert qui aura de fâcheuses conséquences… mais bon, cela vaut aussi pour des jeunes tout à fait dans la norme.

Pour parler des devoirs et de comment on va s’organiser, il faut donc s’asseoir tranquillement avec le jeune et discuter de ce qu’il aime faire et puis du problème que cela pose sur les devoirs. Comment peut-on trouver un équilibre entre « plaisir » et devoirs? Comment peut on rendre les devoirs fun et intéressants, voir ludiques ? cela amène à parler aussi des problèmes liés aux écrans, aux valeurs véhiculées (ne pas fournir d’efforts, obtenir facilement, les autres deviennent aussi des objets…)

Une dernière question qui taraudent de nombreux parents: Doit-on punir s’il ne fait pas ses devoirs? Je ne suis pas dutout pour punir. Il le sera par l’enseignant… Par contre il est bon de s’installer pour réfléchir pourquoi il ne l’a pas fait… Et donc de reprendre point par point ce que j’ai abordé dans cet article. (si vous voulez plus de détail sur le sujet de la punition: ici)

 

 

 

Prise en charge du TDAH non médicamenteuse

Le TDAH ne se diagnostique pas avant six ans même si le profil clinique de certains enfants, dès deux ans, peut faire évoquer ce diagnostic (surtout quand ils sont très « moteurs »). Cependant, la suspicion de TDAH (avant six ans) comme le diagnostic après six ans, sont indispensables pour permettre aux parents de mieux comprendre et par la même d’appréhender au mieux les comportements de leurs enfants.
Le TDAH n’est pas une maladie. Cela donne souvent des gens sensibles, imaginatifs, curieux, enthousiastes, pleins d’énergie, créatifs. Mais cela pose aussi une foule de problèmes notamment sur le plan éducatif qui peuvent avoir des conséquences désastreuses sur la confiance en soi de l’enfant, sur son développement et ses acquisitions, sur sa relation aux autres et à ses proches. Ces problèmes se répercutent en plus sur la sphère familiale (fratrie), sur les parents, parfois même sur leur entente mutuelle. Le regard de la famille élargie et de différents groupes sociaux est fréquemment discréditant sur les qualités de parents, poussant souvent ses derniers à s’isoler. En effet, les comportements que présente l’enfant TDAH sont très souvent interprétés comme l’incapacité des parents à élever leur enfant.
Nombreux sont les parents qui évitent ainsi le square après l’école car ils ne supportent plus d’entendre des propos tenus comme « Le fils Untel, encore lui! », « Vous ne savez pas tenir votre enfant! » , etc…
La famille élargie peut tenir des propos similaires et refuser le diagnostic de TDAH.
Les parents qui ont eu affaire à un de leurs enfant colérique, se roulant par terre dans la rue ou un magasin, connaissent ce petit regard réprobateur à leur encontre, jeté par les passants qui « eux » « ont tout compris ».
A ce sujet, le témoignage d’un couple de parents d’une famille de six enfants est instructif. Les aînés ont tous fréquentés la même école maternelle et primaire, à l’exception de la benjamine, Mathilde, qui a fait une autre maternelle avant d’intégrer la même primaire. Depuis toute petite, Mathilde remue, parle fort, n’écoute pas les consignes. Tout au long des années de maternelle, les parents ont été convoqués à maintes reprises et ont subi les remontrances du corps enseignant qui les jugeait trop laxistes avec la petite dernière. A l’entrée au CP, Mathilde s’est retrouvée dans la classe d’une maîtresse qui connaissait bien la fratrie et ne s’est pas arrêtée à cette conclusion de « petite dernière gâtée », qui était repris en d’autres termes par les psy consultés par les parents. Le fait est, que oui Mathilde est une très mignonne petite dernière qui avait su faire craquer un temps les parents , mais surtout avec elle, aucun des moyens employés pour les aînés, ne marchaient. Et le fait est que Mathilde a un TDAH très intense et déjà des blessures narcissiques de la maternelle…
L’éducation d’un enfant présentant un TADH n’est pas de tout repos! En effet, le parents sont confrontés , selon les enfants, à des scenarii multiples :
  • Une énergie débordante, ils semblent « sur pile » comme un lapin d’une ancienne publicité, du matin au soir rendant les parents épuisés…
  • Des « monsieur plus » et des « madame plus » qui veulent toujours plus et ne sont jamais satisfaits…
  • Des enfants d’une intolérance foudroyante les transformant en Hulk…
  • D’autres vont refuser des aliments qui ne leur plaisent pas, ne manger que du sucré…
  • D’autres sont lents, voire très lents car ils vagabondent sur un astre inconnu de nous… et oublient les routines…
  • D’autres zappent tout le temps…
  • D’autres réagissent fortement aux émotions qui les submergent tels un raz de marée …
Il est rare que les parents soient préparés à être parent mais quand ils ont des enfants TDAH, être parent devient un défi de chaque instant. En effet, il faut rester calme et bienveillant en toute circonstance. Or, si votre enfant se jette par terre pour la sixième fois de la journée pour une frustration ou un mal être que vous ne saisissez même pas, il faut une dose de zenitude inépuisable!
Le fait de savoir que notre enfant est submergé et « ne le fait pas exprès » aide le parent à rester bienveillant. Le fait de comprendre comment il fonctionne permet aussi d’éviter certains pièges, de préparer l’enfant à des situations déstabilisantes, l’aider à dépasser ses travers qui l’épuisent et le dévalorisent à ses propres yeux.
Après avoir éliminé une cause organique (comme une activité épileptique qui peut néanmoins s’associer aussi au TDAH), et avoir recherche des troubles associés, il est donc important, avant six ans quand le diagnostic est suspecté, comme après six ans, que les parents soient informés, voire coachés, sur les difficultés que peuvent rencontrer les enfants TDAH pour qu’ils puissent pallier, aider et être vigilants. Ainsi, selon les enfants et l’intensité des troubles, les parents mettront en place:
  • La prévention des transitions.
  • L’organisation temporo-spatiale: routines de vie, planning de la semaine.
  • Travailler sur les limites, la frustration par des mesures éducatives+++ avec des formulations et renforcement positif, limiter les punitions (en sachant: à quoi sert la punition et comment punir)
  • Travailler la valorisation rationnelle cohérente!
  • Lui apprendre à gérer son impulsivité, sa colère, sa déception à distinguer (comme vous) le besoin du désir….
  • Lui éviter l’hyperstimulation et l’aider à gérer les écrans (téléphones portables, TV, etc….)
  • A l’école, être vigilent et communiquer voire, au besoin, mettre en place un PAI, ou PPS.
En plus des mesures éducatives et de la gestion affective, d’une adaptation de leur scolarité en fonction des troubles, les enfants peuvent bénéficier:
  • La psychomotricité peut aider l’enfant à canaliser son impulsivité.
  • L’orthophonie: comme la psychomotricité si un trouble est associé (dyslexie…) et chez certains enfants, l’impulsivité cognitive est telle qu’ils ont un vocabulaire restreint. Ce qui les empêche de développer des capacité d’analyse propre , indispensables notamment pour gérer ses émotions, et aussi se remettre en question…
  • La psychothérapie individuelle avec un travail sur l’anxiété (de performance, sociale etc…), sur la gestion des émotions, développant des capacité d’analyse individuelle.
  • La psychothérapie de couple ou/et familiale.
Il reste que dans certaines situations, il faudra adjoindre le traitement médicamenteux, lequel ne peut se substituer à toute la prise en charge énoncée , mais qui est une formidable aide pour certains enfants et adolescents.

EDUCATION: LA PUNITION, QUAND ET COMMENT ?


Les punitions, comme les règles que nous posons, sont censées être déterminées par l’âgede l’enfant, son degré d’autonomie et de responsabilité. Elles se doivent d’être justeset d’être clairementdéfinies. Or, ce n’est pas toujours le cas. En effet, il faut avoir conscience qu’elles sont aussi influencées par notre histoirepersonnelle (notre vécu concernant l’autorité exercée par nos parents), nos valeursainsi que nos peurset le degré de tolérance/fatigue/découragement/  « coups durs » que nous vivons.
Voyons quelques cas analysés succintement de sanctions/réactions « non efficientes » :
Un parent s’amuse avec ses deux enfants, respectivement âgés de trois et quatre ans , lesquels sautent sur le canapé pendant une demi heure. Soudain, le parent s’énerve et leur crie « d’arrêter ! » mais les enfants rient et poursuivent leurs jeux. Le parent, agacé et fatigué, se précipite sur eux et les tire avec une certaine brusquerie puis les prive du bisou et de l’histoire du soir.Les deux petites filles éclatent en sanglots.

Dans ce cas, Les règles sont floues (qu’ont ils droit de faire? Dix minutes de canapé? Pas de canapé?…). Elles varient en fonction de la tolérance du parent (ou de « son bon vouloir ») lequel s’est fatigué au bout d’une demi heure mais qu’en est il un autre jour? Sa tolérance sera plus ou moins endurante. Comment les enfants peuvent le savoir? Le parent ne prend pas en considération l’excitation générée par le jeu, et le fait qu’il faut une durée psychiologique pour que l’excitation retombe. On ne peut pas juste s’arrêter de rire ou de s’enervé par « un claquement de doigt ». La définition d’un comportement « acceptabl » (« bon ») et d’un « mauvais/inacceptable comportement » est ici ardue pour l’enfant de trois quatre ans! En effet, le parent s’amuse du (bon?) comportement de sauter sur le canapé. Et soudain le bon comportement devient mauvais sans que les enfants n’aient le temps de comprendre, sans avoir eu d’information en ce sens (au contraire le parent s’amusait!). Ils se retrouvent tirés physiquement et privés d’un moment important de la fin de journée (le rituel du soir)… Aucun message n’est clairement donné. Le parent perd patience brusquement car lui-même a dépassé son seuil de tolérance. Sa demande est alors faite dans l’impulsion. Il ne prend pas le temps de parler clairement à l’enfant. Ce qui ne permet pas d’obéir ni d’apprendre le bon comportement à avoir. Ce comportement erratique alimente le sentiment de l’enfant d’un climat d’insécurité. Dans ce cas précis il faudrait établir ce que les enfants ont droit de faire: s’ils ont droit de sauter dix minutes et bien informons- les et mettons un timersur dix minutes. Si cela vous paraît coercitif alors vous confondez limites et autoritarisme. Cela étant, sauter sur le canapé c’est rigolo mais pour le parent assis et le susdit canapé peut-être pas… Alors quelle est la limite à mettre en place, « la règle »? Doit on vraiment laisser le canapé comme terrain de jeux?
Dans le même registre la fessée que je nommerai « sanction réactive » est un acte impulsif qui traduit un « trop plein » du parent. Sa tolérance est dépassée et il réagit sous le coup de la colère en sanctionnant physiquement, plus ou moins brutalement. Le parent montre à l’enfant qu’il résout un problème par la colère, le passage à l’acte sous le coup de la colère. Or l’enfant apprend en premier de ses parents. Si vous le frappez (même légèrement), pourquoi ne peut il pas le faire en cours de récré? Et pourquoi lui dites vous le contraire?
A-t-on le droit de frapper un individu qui nous agace? A-t-on le droit car c’est un ou/et notre enfant? C’est un acte humiliant et l’humiliation n’est pas éducative. Nous demandons à notre enfant de nous respecter et de respecter les autres, nous devons donc être un exemple pour eux et nous devons les respecter tout en les éduquant.
Des parents inquiétés par leur histoire personnelle ou encore l’enseignant (à Paris cela arrive parfois dès la maternelle…) se plaignent que leur enfant Robin ne soit pas motivé pour faire ses devoirs de CE1. Il rechigne « car il pense trop à jouer ».
Pour le motiver, Ils décident de lui supprimer le court dessin animé qu’il aime regarder au retour de l’école. Un des parents s’exclame que Robin n’est pas courageux.

Dans ce cas présent, la sanction est injuste car elle n’est pas raisonnable. Nous ne pouvons pas tenir rigueur à un enfant de vouloir s’amuser! Bien sûr, il doit faire ses devoirs (ça se discute après autant d’heures passées en classe…). Du moins « il le faut », comment l’aider à se motiver? Par la sanction? Et par le dénigrement de ce qu’il serait (couard) ? Ceux sont deux outils fort prisés en milieu familial et scolaire mais qui ont leur limites…Ainsi que des conséquences pernicieuses telles que la démotivation et le manque de confiance en soi ! Mieux vaut motiver par l’économie des jetons ou les bons points! Et puis aussi réfléchir: n’a-t-il pas trop de devoirs? N’a-t-il pas des problèmes à se concentrer, à écrire, à calculer…? Les enfants sont très volontaires mais ils se démotivent…
Une petite fille (moi) bavarde ou dessine sur son cahier de leçon. La maîtresse la sanctionne en lui demandant de copier cent fois « En classe, je ne dois pas bavarder ni dessiner ». A d’autres moment, mais en guise d’apprentissage et non de sanction (mais c’était vécu comme une sanction vue qu’on me donnait des lignes à faire en punition!) : je devais écrire et réécrire des mots que j’avais mal orthographiés un grand nombre de fois… Damned…

Dans ce cas précis, j’ai arrêté transitoirement les « mauvais » comportements mais du coup, je n’écoutai plus le cours (les gribouillages m’aidaient en fait)! Concernant les fautes d’orthographes, elles ne m’ont malheureusement jamais abandonnées !!!! Mon problème de concentration n’allait pas se régler par des lignes et des lignes copiées ! Il vaut mieux se demander comment aider en classe l’enfant ADHD? (suite au prochain numéro). Enfin, copier des lignes n’est pas efficace mais rébarbatif, c’est le but recherché (et pas d’inciter). Mais on oublie que certains enfants (dyslexie, dyspraxie, ADHD…) n’aiment pas écrire car ils éprouvent de la difficulté. Les lignes contribuent alors à le dégoûter. D’après moi (mais certains dirons que je suis juge et partie !), les lignes de copie méritent donc d’être oubliées pour toujours! En classe comme à la maison.
Roseanna reçoit deux heures de « colle » pour avoir répondu sèchement à son professeur. Pour montrer leur solidarité avec le collège, les parents la punissent : elle n’ira pas au ciné comme prévu le week end suivant.

La double sanction est INJUSTE. Roseanna ne peut pas se sentir respectée par ses parents. Elle a été punie par l’école pourquoi devrait-elle l’être doublement? Ce qui peut la pousser à poursuivre par provocation…ou à se replier sur elle-même ou à fuir la maison (en passant du temps dehors..).
Si un enfant ou un adolescent est puni à l’école, je vous suggère de chercher à comprendre ce qu’il s’est passé plutôt qu’à le punir une seconde fois. Du reste, vous apprendrez peut être des choses fort instructives sur son fonctionnement (« je ne peux pas m’en empêcher » « c’est plus fort que moi » etc …) ou sur celui de l’enseignant ou de l’établissement où il passe huit heures par jour. Attention, je ne suis pas en train de dire qu’il y a systématiquement un problème psychologique à une insolence!
Alors quand punir et comment ?
Il est indispensable de penser à punir avec parcimonie ! Il vaut mieux inciter, valoriser et motiver le bon comportement. La punition doit responsabiliser et donner à réparer.
En général, il est plus juste d’informer de la punition qu’encourt l’enfant ou l’adolescent avant de punir. Une punition doit être raisonnable et pour cela être limitée dans le temps (un jour, une semaine, deux…), réalisable (pourrez-vous « tenir » si vous privez de week-end festif alors que les billets sont reservés ?) et « proportionnelle » à la faute.
Voici quelques situations fréquentes où il y a « conflit » et sanction :
La console de jeu :
Maxime, onze ans, joue trente minutes tous les samedis et dimanches à la console. Il refuse ou tarde à arrêter son jeu vidéo. Parfois il se bat avec son frère.

Dans ce cas, Il vaut mieux en amont cadrer la règle des trente minutes par la mise en place d’un chronomètre ou timer. Lorsque celui-ci sonne, le jeune sait qu’il doit arrêter de jouer sans se disputer. Cette opération doit se faire rapidement. Si elle dure ou/et il se dispute, il sait que le prochain jour de console, il n’aura pas le droit d’y jouer car il doit apprendre à être responsable du temps qui lui est imparti: pour cela il doit pouvoir gérer son temps avec le timer(et non les parents). La fois d’après, il réessaiera. Si cette fois, il éteint et ne se dispute pas alors les séances reprendront comme d’habitude.
La sortie avec retour tardif :
Systématiquement Marianne rentre avec une heure ou deux de retard.
Elle appelle ou envoie un texto selon …

Un retard ça se comprend mais quand il est systématique (toujours avec des bonnes raisons), on conclut à une grande capacité d’imagination mais aussi à un besoin d’apprendre à gérer son temps. La règle appliquée à la console peut être utilisée dans ce cas avec l’idée, encore une fois, de la responsabiliser.
La dégradation:
Garance, quatorze ans, claque la porte de sa chambre à chaque fois qu’ il est frustré, déçu ou encore contrarié. « Il est vénere ». Le problème est
que la dernière fois il a cassé la porte…
Une dégradation dans un lieu public est grave. On ne peut pas excuser et banaliser en mettant sur le compte d’un problème transitoire. D’une part, Il est indiqué de consulter un spécialiste afin de comprendre l’impulsivité et l’intolérance à la frustration excessives que Guarance présente (problème strictement éducatif ou associé à ADHD, autres?…). Cet avis permettra de trouver les meilleurs outils pour l’aider à développer une gestion adéquate de la frustration. D’autre part, Guarance doit réparer même s’il n’a pas fait exprès. Dans ce cas, les travaux que je nomme « d’intérêts familiaux » sont pertinents. Ils vont permettre de dédommager financièrement la réparation de la porte dont il faut estimer le coût financier (et cela même s’il la bricole: la partie dégradée aura un coût moindre). Puis il faut évaluer « le coût » d’un travail d’intérêt familial et donc du nombre que Garance va effectuer pour se dédouaner.
Le vol:
Alaïs est fou d’un jeu en ligne. Il y joue beaucoup et gagne pas mal de vies et d’objets en tout genre. Ce qui le rend fier. Malheureusement, ses parents refusent qu’il s’achète des objets (virtuels) avec son argent (véritable « en vrai »). Mais voilà, il a craqué, et à deux reprises, il a utilisé la carte bancaire de son père…
Comme pour Garance, Alaïs doit dédommager par des travaux d’intérêts familiaux. Il est important que cela se fasse par une ou plusieures tâches et non par « un virement  bancaire» comme je l’ai déjà vu ou juste une privation d’argent de poche… Les tâches permettent au jeune d’appréhender un peu plus les conséquences de son geste.
Quand on décide d’une punition il est nécessaire d’expliquer notre motivation pour responsabiliser et donner à réparer.

MESURES COMPORTEMENTALES EDUCATIVES : LES ROUTINES pour les enfants « rêveurs »

 
 
Au cours d’une journée (au lever, au coucher…), nombreux sont les parents (d’enfants ADHD) qui se plaignent de répéter des dizaines de fois une consigne et de se dire, de guerre lasse, que l’enfant « le fait exprès! ».  A l’école, certains enseignants sont confrontés aux mêmes problèmes : « A chaque nouvelle activité, je dois lui redire, de prendre le cahier, de l’ouvrir etc… Il se moque de moi ! « .
Cette situation déroutante entraîne des interactions négatives par les reproches inévitables que l’adulte fait à l’enfant. Or, même s’il ne le montre pas ou ne l’exprime pas (il peut même rester souriant), celui-ci les entend et se rend compte qu’il a un problème. Ce qui nourrît une mauvaise image de lui. Alors que doit-on faire ? Poursuivre les reproches ? Punir même si cela ne sert à rien à la longue ? Accepter la différence et arriver systématiquement avec trente minutes de retard à l’école? En classe : laisser l’enfant vaquer à ses rêves en continu?
Pour combattre ces difficultés, il est indispensable de créer des routines. Les routines ne sont pas des conditionnements « bêtes et méchants » « aliénants » comme certains le croient. Les routines vont devenir des habitudes sur lesquelles l’enfant va pouvoir bâtir et progresser, autant dans son quotidien que dans sa pensée : exit les crises, la procrastination et d’autres maux qui se greffent au trouble attentionnel avec ou sans hyperactivité, lequel n’est pas une maladie mais est pourvoyeur de bien des soucis !
 
Comment créer ces routines? 
Il faut réfléchir aux moments de la journée qui posent un problème organisationnel.  Puis il va falloir avec l’enfant (ou sans, selon son âge) déterminer chronologiquement toutes les étapes qui vont constituer cette routine. Chaque étape est représentée par un pictogramme auquel on associe un horaire. Pour ma part, je dessine chaque étape avec l’enfant (ou je les lui fais dessiner). Vous pouvez bien sûr trouver des pictogrammes ou faire des photos.
Puis il faut chercher l’ endroit « stratégique » de la maison où sera exposée la routine : chambre, salle de bain, cuisine… Certains parents s’inquiètent de voir leur maison devenir le lieu de telles expositions ! Quand la routine est acquise et devient une habitude, il n’y a qu’à enlever ces oeuvres éphémères ! Et si ce n’est pas possible, ne vaut-il mieux pas quelques feuilles/picto/photos qui colorent les murs plutôt que des sempiternelles répétitions négatives ?
L’enfant ADHD a (plus ou moins) un  souci de planification et d’organisation temporo-spatiale (les jours et les mois peuvent être acquis plus tardivement d’où: picto!).  Ils ont aussi parfois du mal avec les transitions : changement de lieux (certains parents disent: « on va sortir, on va rentrer et hop,  Une colère! »)
Les routines permettent ainsi de commencer à conceptualiser ce que c’est de planifier. La routine permet à l’enfant de mieux maîtriser son temps et l’aide aussi dans sa confiance en lui. Parfois certains enfants sont récalcitrants et résistent pour des raisons diverses mais souvent car ils sont tristes, pensent ne pas pouvoir, ne comprennent pas les conséquences… Il faut alors associer à la routine le système d’économie des jetons/bons-points.
À la maison, les moments de la journée qui posent souvent des problèmes sont:
  • Le matin entre le lever et le départ à l’école.
  • Le retour de l’école entre les devoirs et le dîner.
  • Le coucher entre le dîner et le coucher.
Bien sûr, en plus des routines, il faut s’assurer que les difficultés ne relèvent pas d’autres soucis (ou n’interagissent pas), comme :
  • Un trouble du sommeil: un enfant ADHD sur deux a des problèmes à s’endormir, et peut s’endormir très tard sans que le parent le sache. Le sommeil est agité, des réveils nocturnes sont fréquents. Le somnambulisme, le syndrome des jambes sans repos, l’apnée du sommeil sont plus souvent associés.
  • Un parent qui travaille beaucoup et que l’enfant peut voir le soir tard : ce dernier retardera l’heure du coucher…
  • L’existence d’idées automatiques négatives qui surgissent au moment des devoirs ou des contraintes : « j’y arriverai pas » « ça prend toute ma journée » « je ne fais que ça » « ça m’empêche de jouer ». Un exemple: Carmela joue avec ses copines au jardin toutes les après-midi après l’école alors que sa soeur Viviane fait ses devoirs avec ses amies au parc. Quand Carmela rentre et doit se mettre au travail elle peste de voir Viviane jouer avec ses poupées…. « Elle s’amuse elle ! »
Les « oublis » gagnent à être intégrés dans des courtes routines :
La carte du patronage, les affaires de classe, de sport, les clés… seront toujours rangées au même endroit dès que l’on rentre /dès que l’on a fini …
Et à l’école ? Si l’enseignant rencontre les mêmes problèmes : il faut faire… Des routines ! Elles pourront être écrites sur le mur ou dans un coin du tableau et bénéficieront ainsi à d’autres élèves. Pour des soucis concernant plus précisément l’enfant, l’enchaînement chronologique sera noté/dessiné sur des étiquettes plastifiées collées (ou non) sur sa table. Des pictogrammes peuvent aussi être utilisés comme: Ecouter, Se taire, Commencer à lire.
Et si votre enfant n’est pas ADHD ? Pourquoi pas une/des routines s’il en a besoin?!
Enfin, tout comme le système des bons points, il faut s’inscrire dans la durée et persévérer.


(Illustration: Victoire 2011)

MESURES COMPORTEMENTALES EDUCATIVES: L’ÉCONOMIE DES JETONS OU DES BONS POINTS

L’enfant souffrant de TDAH est plus impulsif, intolérant à la frustration et attaché au plaisir que la moyenne. Ce qui entraîne des conflits plus fréquents entre les parents qui tentent d’imposer des limites et les enfants/adolescents qui les supportent encore moins ou qui demandent encore plus que la moyenne. Or les limites sont indispensables pour l’équilibre psychoaffectif de l’enfant et pour son insertion sociale. (attention, je ne parle pas de limites rigides…)

Pour aider l’enfant TDAH à respecter les limites et donc à faire des efforts, il est judicieux d’utiliser « son moteur » (sa motivation) qui est l’attachement au plaisir. Pour cela, les jetons, les bons points ou les images sont des formidables alliés. Dans le cas des adolescents, cela peut être de l’argent familial (monnaie inventée) ou encore « des crédits ». Pour connaître « l’esprit » de cette méthode, je vous engage à lire l’article Plaisir d’apprendre: Inné?…


Revenons donc à nos jetons… Comment les utilise-t-on?
  1. Il faut déjà définir « la limite », à savoir ce qu’on demande à l’enfant. En effet, la demande claire est indispensable pour que l’enfant puisse la suivre. Elle doit être concise et limitée, à savoir « absolument pas ambitieuse ». Et lui demander ce que l’on souhaite
  2. Quand celle-ci est définie (une à trois demandes maximum), on met en place le nombre de fois dans la journée où on va noter le bon respect de la règle établie, en d’autre terme l’effort accompli. En effet, à chaque fois que l’on note le respect de cette règle, l’enfant reçoit un bon point/image (etc…).
  3. on détermine ce que les bons points font gagner (et le nombre) : jouer à un jeu de société, quinze minutes de jeux vidéo, un repas préféré, dix minutes de plus pour le coucher etc…
  4. Enfin, on applique les vérifications (2.) et on donne les bons points/jetons en temps et en heure. Ce qui demande au parent de la persévérance. Mais elle est « payante » alors !…

Voici un exemple:

Camille peste à chaque fois qu’elle se met à ses devoirs. Sa mère lui a montré pourtant que pester fait perdre cinq bonnes minutes (avec une montre). Camille continue pourtant à grogner , à crier que sa mère « est méchante ». Et quand elle commence ses devoirs, elle continue à se plaindre. Après son temps de repos (elle travaille deux fois vingt minutes avec une pause de quinze minutes: temps de pause établi avec elle), elle a à nouveau du mal à s’y remettre et à nouveau, sa mère subit son comportement. Camille perd ainsi beaucoup de temps alors qu’elle pourrait s’amuser et elle entretient un ressenti négatif des contraintes… qui alimente une cognition « du verre à moitié vide ». L’économie de jetons a alors été établi ainsi :

1 Commencer à l’heure (définie à chaque fois en fonction de l’heure de retour à la maison)
2 Etre respectueux
3 Faire des efforts
4 Reprendre à l’heure après la pause de quinze minutes
5 Etre respectueux
6 Faire des efforts

Les demandes ont été faites en divisant les tâches. 1.2.3 sont identiques à 4.5.6 mais ce tableau permet à Camille de suivre le déroulé de ce qui lui est demandé. Elle gagne ainsi à chaque fois six bons points.
Elle peut choisir ainsi diverses activités:
Un bon point : Elle peut écouter trois musiques sur le mp3 de ses parents, jouer au jeu de cartes « la bataille » avec son père ou sa mère.
Deux bons points: quinze minutes de jeux video le samedi ou le dimanche (en sachant que maximum trente minutes autorisées ces jours-là) ou un feuilleton le mardi soir/le mercredi matin ou le samedi (en ce moment elle regarde Familly Adams, 20′)
Trois bons points : elle peut choisir un repas préféré à condition de le prévoir trois jours à l’avance pour pouvoir faire les courses! (ce qui aide l’enfant à planifier)
Autant vous dire que Camille a de suite mis en application, son réveil sur le bureau, et a gagné à chaque fois les six bons points…
Et si elle n’avait pas respecté? Et bien l’étape non respectée ne donne pas droit au bon point dévolu à cette étape (sans cris…). Mais il ne faut pas se décourager!!!!
En effet, la persistance des parents est un gage de réussite ainsi que recevoir rapidement une gratification pour l’enfant qui fournit un effort.


SEPARATION : PEUR ET RESPONSABILISATION DES ENFANTS (Quelques conseils …)


L’enfant subit la séparation du « couple amoureux-qui ne s’aime plus » et l’éclatement du cocon familial. Ce qui lui déclenche ou ravive des peurs.
La peur centrale ravivée ou exacerbée est l’anxiété de séparation. Cette peur se tarit dans un second temps, en fonction de la gestion de l’enfant et de ses parents.
L’enfant exprime sa peur au mieux par la parole ou par divers comportements, qui diffèrent en intensité et en modalité en fonction du tempérament et des difficultés antérieures de l’enfant, du contexte familial, des interactions avec les parents, des « dogmes familiaux ». comme celui qui régit dans certaines familles : « il faut dire que ça va » « on n’a pas le droit d’aller mal ». Ce qui ne permet pas de communiquer ses soucis…
Parfois l’enfant se retient de peur de blesser, attrister le ou les parents. Car l’enfant se sent alors responsable du parent.
Concernant la peur de la séparation :
L’enfant peut craindre que les parents se séparant, ils l’abandonnent du même coup. Ce qui entraîne l’évitement de la peur (refus de se séparer) et des tentatives de réassurance.
Fréquemment dans des moments de séparation:
Au coucher: l’enfant veut dormir avec le parent, retarde l’heure de l’endormissement en se levant pour faire pipi plusieurs fois… L’enfant refuse de dormir par peur de faire des cauchemars…
Dans les lieux publics où l’enfant ne quitte plus d’une semelle le parent, a besoin de le voir tout le temps pour le surveiller… Aline, une petite fille de six ans, refusait de rester dans la voiture de son père pendant que celui-ci remplissait son reservoir d’essence car il n’était plus à portée de vue.
L’enfant peut aussi avoir plus de mal à se rendre à l’école et demande à rester avec le parent à la maison…
Les comportements sont très variés! Ainsi, je me souviens d’un petit garçon de cinq ans venu consulté avec ses parents qui se plaignaient de vols fréquents de billets dans leurs portefeuilles respectifs, vols apparus après leur séparation. Léon avait en fait un but : mettre de côté de l’argent car un copain à la récré lui avait dit qu’il deviendrait bientôt SDF.
Comment le rassurer?
Il est important de l’informer qu’être amoureux-amoureuse, ce n’est pas pareil qu’être parent. En tant que parent, vous l’aimerez toujours et vous vous devez de veiller sur lui jusqu’à ce qu’il soit grand pour vivre sans vous.
Le planning est indispensable. Clairement établi, il permet de témoigner que la garde de l’enfant est une priorité. Fixé au mur dans un endroit passant de la maison (la cuisine par exemple), l’enfant peut le consulter. Même s’ il ne sait pas lire, les couleurs attribuées à chaque parent le rassureront sur l’alternance et le lieu où il se trouvera à telle date.
Laisser des traces de son passage chez vous (dès le début de votre installation même si celle-ci est transitoire) permet à l’enfant de savoir qu’il a sa place chez vous : coller un dessin à lui sur le mur, ranger ses affaires dans une boîte à son nom , de sa couleur préférée.
Pour cela, il est important qu’il puisse amener des affaires dans votre/l’autre maison.
Concernant la responsabilité :
L’enfant se sent responsable. En effet, il peut se sentir coupable de cette séparation, notamment si de nombreuses disputes le concernaient. Il peut aussi tenter de refaire le couple.
Il est important de lui dire que les raisons de la séparation ne viennent en aucun cas de lui, que ce sont « des histoires de grands » qui ne concernent que les parents. Ainsi, si les parents se disputaient à son sujet, ils se disputaient aussi pour d’autres sujets. Les disputent en réalité étaient dûes au fait qu’ils étaient malheureux ensemble. Avant de décider de se séparer, les parents ont essayé pleins d’autres solutions mais aucune n’a été satisfaisante. Ils n’y peuvent rien et l’enfant non plus.
L’enfant peut aussi se sentir responsable « de ses parents » et craindre de les faire souffrir en exprimant sa propre tristesse ou sa colère. Marinette, une adolescente de quinze ans, venue consulter pour anorexie, me racontait que sept ans auparavant, à l’époque du divorce de ses parents, elle les trouvait si tristes qu’elle n’osait pas pleurer. Elle se forçait à sourire chez chacun d’eux. Pour « soulager » son père, elle s’occupait de sa soeur cadette comme une seconde maman. Ce qu’elle continuait de faire. En entretien familial, les parents étaient très étonnés d’apprendre la souffrance de leur aînée au décours du divorce. L’un des deux se montrait même incrédule et arguait que «  Marinette voulait se faire plaindre ». Pour ma part, je soupçonne que les dogmes « il faut serrer les dents, on est bien » et aussi « j’ai toujours raison tu ne dois pas contester mes décisions » sévissait dans la famille de ce parent. Celui-ci ne pouvait pas supporter l’idée d’être responsable de la souffrance de sa fille… Et Marinette s’était tûe car elle le pressentait…
L’enfant n’est donc pas responsable de la séparation. « Ce n’est pas sa faute »

LA SEPARATION : DANGER CONFLIT DE LOYAUTE


Ce qui est grave lors de la séparation des parents, c’est la colère de ces derniers quand elle n’épargne pas l’enfant, qui se retrouve parfois otage des batailles.
Quand le couple se sépare, l’enfant n’a pas de rôle à jouer. Il n’est pas le ciment du couple, il n’a pas non plus à prendre partie ou à devenir l’intermédiaire ou le messager entre les deux adversaires qui restent ses deux parents. Car si le « couple amoureux » n’existe plus, le « couple parent » perdure ! L’enfant se retrouve dans un conflit de loyauté insoluble.
Car l’enfant n’a pas à juger qui est le bon parent.
Il n’a pas non plus à être pris à témoin ou être confident des souffrances endurées ainsi que des incapacités et des méchancetés exercées par l’autre parent. Le parent n’a pas à cacher sa tristesse. Ce qui importe est sa manière de gérer en cherchant à « aller de l’avant », en se faisant du bien…
Il n’a pas non plus à être garant du bien-être de sa mère ou de son père et à se culpabiliser de passer des bons moments chez l’un alors que l’autre n’est pas là.
L’enfant subit déjà la séparation du « couple amoureux » et l’éclatement de l’îlot familial. Aussi les parents doivent être vigilents à ne pas lui faire porter des problèmes que seul le parent doit les régler sans l’aide de l’enfant : refus de la séparation, voire dans certains cas déni de celle-ci, blessure narcissique, dépendance affective etc… 

LA SEPARATION : C’EST GRAVE DOCTEUR ?

Le divorce est un triste événement. Mais quand le couple ne supporte plus la vie à deux, ne pas se séparer n’épargnera pas les membres de la famille. Les films « La guerre des Roses » et « Le chat » en parlent chacun à leur manière… Rester ensemble « coûte que coûte » c’est une sorte d’épée de Damoclès que les parents font peser sur toute la famille, une « chronique d’une mort annoncée » qui ne vient pas… Un moribond que l’on maintient en coma artificiel.
De nombreux enfant et adolescents en souffrent silencieusement au point de développer des angoisses s’exprimant par des troubles divers (colères, troubles du sommeil, troubles du comportements alimentaires, co-sleeping…).
Au-delà de l’image discordante que les enfants ont du couple-amoureux, vivre avec deux-adultes-qui-ne-s’aiment-plus ne peut pas les laisser indifférents ! Et cela, quoiqu’ils en disent (consciemment) ! Et même si le couple pense s’en cacher…
Babette Cole aborde ce sujet dans son livre adressé aux enfants : « Le démariage ». Le frère et la soeur ne supportent plus la gué-guerre qu’entretiennent leurs parents (à coup de saucisses pétards et de petites culottes rétrécies !). Ils leurs proposent de se démarier en faisant une fête ! La séparation n’est pas tragique. Elle permet à chaque individu de vivre comme bon lui semble, en accord avec soi.
Face à tout événement difficile et douloureux de notre vie, c’est notre manière de le vivre qui sera déterminante pour nous et nos enfants. En psychologie cela s’appelle le « coping » ou résolution de problème. Je pense toujours à la phrase de Nietzsche « ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort », elle résume, pour moi, la réussite de la gestion d’un problème.
Alors, si le parent justifie la non-séparation par son obligation de « Rester pour les enfants », il se trompe et fait endosser à l’enfant une responsabilité/culpabilité qui n’a pas lieu d’être !
Refuser la séparation signe l’existence de difficultés psycho-affectives telles que la dépendance, l’anxiété de séparation extrême, l’incapacité à s’autonomiser… Le refus équivaut à un deuil qui ne se fait pas, un « deuil pathologique ». Je me rappelle d’une adolescente de 15 ans qui souffrait de boulimies gravissimes associées à des conduites auto-mutilatoires. Sa mère s’opposait activement au départ du père qui avait pourtant eu lieu trois ans auparavant. Elle s’y opposait par les moyens juridiques et le harcelait via mails et coups de fil. Rien ne faisait entendre raison à madame . Ce qui mettait en danger le pronostic vital de sa fille…
Lors de la séparation, ce qui peut être grave, c’est la gestion de celle-ci par les parents. Laquelle, si elle est inadaptée, accentuera la souffrance et les peurs de l’enfant réactivées lors de cette séparation … 
suite les deux prochaines semaines : Les peurs de l’enfant, La gestion des parents…

COMMENT JOUER AVEC UN ENFANT ? ET AVEC L’ADOLESCENT?


Le jeu permet de se distraire, d’apprendre, de développer des nouvelles compétences. Il est aussi un formidable médiateur de communication, entre les participants, notamment parent et enfant. Le jeu est un temps de rencontre, de partage, de plaisir commun qui oeuvre pour une meilleure relation entre le parent et l’enfant. Il participe au sentiment de l’enfant de compter pour son parent.
La fin du film de Mary Poppins en témoigne : les parents très pris par leur quotidien abandonnent leur tâches respectives pour passer un temps avec leurs deux enfants en les aidant à faire voler le cerf volant avec lequel ils fuyaient les nounous en début du film. Maintenant qu’ils comptent pour leur parent, nous nous doutons qu’ils ne feront plus la « peau » à la nanny… Alors jouer avec vos enfants, et surtout s’ils s’opposent ! Par ses bêtises, ses crises, ses refus intempestifs, l’enfant demande plus d’intérêt de votre part. Intérêt qu’il obtient par un comportement inadapté et qui risque donc de perdurer…
Mais comment jouer avec son enfant? Ce n’est pas toujours si simple! Je vous propose quelques règles éprouver en thérapie ( règles qui sont aussi des limites claires) :

Il faut plannifier des temps de jeux hebdomadaires dont la fréquence dépend de l’âge de l’enfant, de votre emploi du temps…En effet, il est important de ne pas être dérangé pendant ce temps qui est dévolu à l’enfant. Exit téléphone portable/fixe, petite soeur espionne, rosbif au four, etc…

La durée du jeu est limitée dès le début. Quinze à vingts minutes. Pour cela, on peut utiliser une horloge. 

Les autres enfants de la maison devront respecter ce temps (dont ils bénéficieront à un autre moment). La durée permet ainsi d’être réaliste avec les nécessités de la vie quotidienne et les autres membres de la famille. Le parent peut plus facilement se concentrer sur l’instant. L’enfant saura que son temps à une fin et donc l’acceptera plus facilement (pas toujours au début s’il est très intolérant à la frustration) puisque ce temps de jeu sera répété un autre jour.

L’horloge permet de matérialiser le temps pour l’enfant et qu’il ne reste pas sur une impression de « on vient juste de s’y mettre ».
L’activité de jeu est choisie par l’enfant : voitures, playmobiles, jeux de société, dessin, coloriage, pâte à modeler etc…. Si l’enfant ne choisit pas, certains thérapeutes proposent de choisir une activité ennuyeuse pour que la fois d’après il choisisse. Pour ma part, je serait d’avis de lui demander de choisir dans une liste. Ce qui est une bonne option si vous n’aimez pas certains jeux: il vaut mieux que vous lui proposiez dans une liste de jeux que vous appréciez. En effet, l’enfant saura si vous éprouver du plaisir ou pas à jouer et l’associera « à jouer avec lui ».
Dans le cas d’un jeux d’imagination, il est intéressant de suivre l’enfant, de l’imiter, de lui demander conseil. Dans certains cas vous les regarderez jouer ou dessiner. Vous pouvez alors commenter ce qu’ils font, valoriser, remarquer les progrès, l’intérêt pour un sujet, leur poser des questions… Vous pouvez aussi faire des dessins communs.
Les jeux de société à deux sont plus rares (il y a les cartes!). Petit aparté: En famille, il convient, en plus des jeux classiques, de faire des jeux coopératifs qui favorisent l’entraide. Il y a aussi des nouveaux jeux qui développent la communication inter-générationnelle comme un brin de jasette.
Et pour l’adolescent?

Il joue aussi ! L’adolescent a besoin de partager du temps avec vous. L’intérêt que vous lui porter est aussi important que pour l’enfant. S’intéresser à ses engouements du moment. Il peut vous initier à un jeux vidéo, vous faire découvrir des musiques, des clips, des séries, des films…Ce qui peut amener à une discussion sur les contenus, développer son esprit critique. L’horloge est alors remplacée par la montre….

CONSEILS POUR SUPERVISER L’UTILISATION DES ECRANS (TV, NET, GSM…)



C’est un vrai casse-tête ! Dès cinq – six ans nous sommes confrontés à ce lobby machinchouette-higt-tech et avec les années cela se complexifie… Le problème principale est que nous ne savons pas nous même nous en servir! Si nous étions « pro », nous pourrions plus facilement mettre en place un modus utilitaire mais nous sommes nous même assaillis pour ne pas dire ensevelis dans ce marasme commerciale et technologique!

Dans cette jungle, rappelez vous déjà votre rôle de parent.  Et cela, quand bien même vous faites l’objet d’un harcèlement sociale-publicitaire avec le rejeton en prime! N’oubliez pas non plus que l’ennui ne tue pas et que votre jeune peut même trouver des solutions à cet ennui!

Puis, voici quelques conseils d’un pédopsy confronté aux écrans, dans son quotidien de professionnel et de parent :

La télévision:

Je vous conseille de regarder toujours avec lui la première fois et plutôt un DVD que la télévision. Vous pouvez ainsi contrôler ce qu’il voit et partager avec lui cette expérience en parlant avec lui de l’histoire, de ce que ressent le protagoniste (il apprend ainsi à nommer des émotions), de ce qu’il comprend, de ce que lui -même aurait ressenti ou fait à la place de… (de développer son esprit critique!).
Et surtout ne jamais lui mettre une télé dans sa chambre!!! Pourquoi pas un frigo et un micro-onde? Ne vous étonnez pas alors qu’il ne sorte plus de sa chambre…

A partir de trois ans: une émission adaptée comme les « Teletubbies ». Puis des histoires d’enfants ou d’animaux (« Franklin »,…) en dessin animée… Mais sachez qu’on les trouve en livres …

Pour les primaires: Les fin d’après-midi où il n’y a pas d’école le lendemain par exemple. Un feuilleton. En effet, préférez des séries qui sont courtes et racontent une histoire avec des valeurs : « Les Mystérieuses cités d’Or », Il était une fois le corps humain. « La petite maison dans la prairie » est gorgée de bons sentiment et mélo mais les enfants (les garçons peuvent aussi se passionner à partir de sept/huit ans) apprennent dans les quatre premières saisons la vie difficile, la pauvreté, l’amitié, la maladie, la morale… Le livre existe aussi et peut être addictif pour les huit neuf ans, et pas que pour les filles !

C’est aussi un moyen de leur faire découvrir ( et de faire partager avec eux) nos séries ou nos films préférés (même en noir et blanc!) : « La guerre des boutons », « Bébère et l’omnibus », « Le ballon rouge », « Le distrait », « Le jouet », etc… (voir page)
Pour les collégiens et les lycéens: profiter de films ou de séries à leur faire découvrir, dans un but de partager des plaisirs ensemble et aussi de leur faire développer un esprit critique (« Va, Vis, deviens » par ex…, )


Les jeux vidéos :

Mon conseil princeps : le plus tard sera le mieux!

Second conseil : Munissez-vous d’une grosse horloge et restez vigilant le temps imparti!

Troisième conseil: Regardez vraiment le jeu pour vous en faire une idée: est-ce violent, Est colporteur de valeurs antisociales ???? 

A partir de 8 ans (compatible aussi à douze/treize ans !): 2 séances de 15 min ou une séance de 30 min le samedi et le dimanche. 


Le mercredi en plus? à partir de onze ans.


A partir de quatorze ans, on peut négocier une à deux séances de trente min samedi-dimanche si la vie « est très ennuyeuse »….

Attention le temps passé à la Doxx-truc ne se dissocie pas de celui passé à la Game-bidule !

Le téléphone portable :

Dur-dur ! Beaucoup le reçoivent à l’entrée en 6ème; Il semble que cela devienne une sorte de passage, de rite, comme l’appareil dentaire…. Pour ma part, ce n’est pas claire concernant l’âge de début… Cela dépend aussi de la situation familiale. Les enfants de parents divorcés profitent de l’usage du portable quand cela reste parcimonieux et contrôlé.  

Il faut en tout cas être intransigeant sur certaines règles et cela jusqu’à 18 ans et plus! Mais normalement ils l’auront intégré si vous vous conformez aussi !!!  (cela concerne donc aussi les parents) :
  • Le téléphone n’existe pas pendant les cours et le temps des devoirs. « Il n’a pas été inventé! »
  • Au cours des repas, on ne répond pas au téléphone (portable ou fixe)
  • Le soir, le téléphone « se couche aussi » et reste à sa place, assigné, éloigné de la chambre de son possesseur qui peut lire ainsi puis dormir sans être perturbé…
  • Pas de photos érotiques ou plus!!!!!! à son chérie ou ses copines et encore moins à ses ennemis: donc à personne/

INTERNET
Internet, comme la télévision, est le réservoir d’images d’une violence inouïe dans tous les domaines, voire plus! Alors comment leur laisser la commande de ce paquebot?

Le filtre parental est une chose indispensable: 
oui pour le « filtre » sur l’ordinateur mais aussi soyez le filtre physique jusqu’à treize ans- quatorze ans. Il vaut mieux rester à côté (jusqu’à douze ans) puis dans les parages….

L’usage d’internet doit rester codifié : 

  • D’aide scolaire : pour profiter des supports d’apprentissage interactif dans certaines matières, par exemple d’exercices de grammaires interactifs qui peuvent permettre à l’enfant de faire son travail de manière ludique mais il faut alors rester près de lui.
  • De recherche culturelle ludiques/fantaisistes: d’images ( le japon, les fêtes scandinaves…), des musiques que l’enfant écoute…En regardant avec lui et en partageant avec lui notre goût et le sien, en le faisant réfléchir, en lui donnant notre sentiment… 
  • Concernant les jeux. Les conseils sont les mêmes que pour les jeux vidéos. Toutefois, je vous mets en garde contre les jeux en lignes MORPG. Ceux-ci sont potentiellement plus addictifs et peuvent entraîner des troubles du comportements (vols de carte bleues, isolement…). 
  • Concernant les adresses mails/ chats: l’adresse mail ne devrait pas être créer avant douze ans. Avec celle-ci, ils peuvent envoyer des messages à leurs amis et chater. Il vaut mieux leur donner de très très courtes plages horaires: quinze à trente minutes les jours où il n’y a pas école. Ils ne s’habitueront pas à passer des heures et des heures pour se dire au final pas grand chose.
  • Pour facebook:  A quatorze -quinze ans, facebook est incontournable pour l’instant (mais bientôt ce sera google plus ou Tartampion) et n’est qu’une projection de leur profil mail « après tout » … Alors pourquoi pas? Mais à certaines conditions…Il faut leur apprendre à se préserver en les aidant à bloquer leur profil, leur expliquer pourquoi ils doivent prendre pour ami QUE de VRAIS amis, qu’ils connaissent dans la VRAIE VIE et qui sont bien des amis (les messages sur le mur sont indélébiles et le harcèlement sur Facebook existe). Le temps passé se superpose au temps passé avec le mail : on choisit mail ou facebook mais pas les deux!
  • Les sites d’adolescents ou autres fans: dangers+++ Beaucoup de prédateurs (comme dans les jeux en lignes avec rencontres virtuelles des participants). Quinze ans semble donc un âge correcte en restant très vigilant et en le mettant en garde (pourquoi pas avec un article de magasine, un documentaire, film…) sur les dangers des chats avec inconnus, les rencontres… Je vous engage à lui demander de vous tenir au courant s’il veut rencontrer « un ami » fait sur un site (donc tenez vous au courant en parlant ensemble…) et de décider ensemble si c’est possible ou non et comment…    

L’ordinateur portable:

Sept ans n’est pas un âge raisonnable mais douze ans non plus. Et pourtant force est de constater qu’ils poussent bien tôt dans les chambres des enfants « pour les aider à faire leur recherche scolaire ». Ne doivent-ils pas apprendre déjà dans une bibliothèque avec des livres? L’information sur internet est à recouper avec d’autres infos! Mais comment faire si un prof leur demande un travail détaillé, une bio pour le lendemain? Faut-il le faire avec eux sur l’ordi ou s’indigner devant le prof qui ne tiendra du reste pas compte de votre indignation…

Internet est une jungle avec des bêtes féroces, pourquoi les y envoyer si jeunes? Et puis doivent-ils regarder tous les feuilletons, clips sexuels-vulgaires-violents? Connaître les dernières horreurs en images?

S’il faut donner un âge « raisonnable », peut être que quinze ans est un âge correct… Mais surtout il faut mettre en place les mêmes conseils que ceux donnés pour l’utilisation du téléphone portable à la maison… Comme ceux des jeux et des films et bien sûr pour le Net, ci-dessus.


DERNIER CONSEIL GLOBAL: N’oubliez pas que le PLAISIR SE GAGNE. Et… 
Que les nouvelles technologies servent aussi l’APPRENTISSAGE!